‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 168 sur 217 · PI. 17 J · texte numérisé non relu

PI. 17 J

PI. 17b (if-. I.

PI. j37, fi;"- 'î.

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est interne, mince, et recouvre immédiatement la gouttière caverneuse; l’autre est externe, plus épaisse , et forme la paroi externe du même sinus.

La dure-mère forme sur le bord des petites ailes du sphénoïde un repli saillant qui pénètre dans la scissure de Sylvius. De là, elle descend pour boucher la fente sphénoïdale, et envoie par elle un prolongement qui se porte dans l’orbite et se continue avec le périoste de celte cavité. Ce prolongement est percé de plusieurs trous pour le passage de nerfs et de vaisseaux.

PI. iri, 173. La dure-mère se prolonge ensuite dans les fosses moyennes latérales de la hase du crâne, et près du corps, du sphénoïde , elle fournit des prolongemens fibreux à travers les trous des nerfs maxillaires supérieur et inférieur , et le trou sphéno-épineux. Dans ce même endroit , elle concourt à former le sinus caverneux et divers conduits. Ainsi elle fournit au nerf moteur-oculaire commun une gaine qui commence au-devant de l’apophyse clinoïde postérieure , et se termine au sinus caverneux; elle donne pour le nerf pathétique une autre gaine un peu supérieure à la précédente, et plus mince, qui cesse également au niveau du sinus caverneux.

PI. 171, iÿ3. Au niveau du bord supérieur du rocher, la dure-mère forme au nerf trifacial un con- '• duit composé de deux lames : l’une supérieure, et fixée à l’apophyse clinoïde postérieure, se continue avec la circonférence de la tente du cervelet; l’autre inférieure, située entre le nerf et le sinus caverneux , s’amincit de plus en plus , et se change en un feuillet fihrocelluleux qui se prolonge en dedans de la branche ophthalmique du même nerf.

Lorsque les nerfs moteur-oculaire commun , pathétique et ophthalmique sortent du sinus caverneux pour passer dans l’orbite, ils pénètrent chacun dans une ouverture fibreuse (jue leur présente le prolongement de la dure-mère qui s’introduit dans la fente sphénoïdale.

P!, l'-ji, 1-2. Au niveau de la face supérieure du rocher, la dure-mère recouvre le filet crânien du

Fl. J7.(,ïig. I, nerf vidien. Elle adhère intimement au bord supérieur du rocher et à la lame carrée du sphénoïde; puis elle descend dans la gouttière basilaire, et adhère très-fortement à toute la circonférence du grand trou occipital et au.x ligamens qui s’y fixent. Sur les côtés de la gouttière basilaire , elle offre un. trou qui transmet immédiatement dans le sinus caverneux le nerf moteur oculaire externe. Sur la face postérieure du rocher, elle pénètre dans le conduit auditif interne , se prolonge dans l’aqueduc de Fallope, et présente de petits trous ({ue traversent les divisions du nerf acoustique. Au niveau du trou déchiré postérieur, elle forme une enveloppe aux nerfs pneumo-gastrique, glosso-pharyngien et spinal.

( Cette enveloppe se continue à l’extérieur avec le périoste de la base du crâne. ) Elle donne en outre une lame mince qui entoure la veine jugulaire interne , et elle envoie dans le trou condylien antérieur un canal fibreu.x qui reçoit le nerf grand hypoglosse.

PI. i6(}.lig.i. La dure-mère s’engage par le grand trou occipital , et pénètre dans le canal vertébral

Pî. 17.3. pour former une gaine à la moelle épinière. Cette gaine est cylindroïde, plus étroite que le canal osseux , mais plus large que la moelle n’est volumineuse. Sa surface extérieure n’adhère point au.x vertèbres, dont elle est séparée par un tissu cellulaire filamenteux, lâche, chargé de graisse ou d’une sérosité rougeâtre. En avant, elle est unie plus intimement au ligament vertébral postérieur qu’aux autres parois du canal osseux.

P), ifit), tig. I. Sur les côtés, cette gaine fournit à chaque nerf un petit conduit qui l’accompagno

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jusqu’au trou de conjugaison correspondant. Ces conduits sont d’autant plus longs , plus larges et plus obliques en bas, qu’ils sont eux-mêmes plus inférieurs; ils sont aussi dilates au niveau du trou de conjugaison, parle ganglion que présente chaque paire de nerfs; ils se confondent avec le tissu cellulaire voisin, sans se continuer bien manifestement avec le périoste des vertèbres. L’extrémité inférieure de la gaine méningienne de la moelle vertébrale se termine par cinq longs filamens qui s’attachent au sacrum et au pi. ,^3. coceix.

La surface intérieure de la dure-mère est revêtue dans toute son étendue par l’arachnoïde, qui lui donne l’aspect lisse, brillant, séreux , qu’elle présente; et elle lui adhère tellement , qu’on ne parvient à isoler ces membranes qu’avec beaucoup de peine. Elle fournit plusieurs replis qui représentent des cloisons incomplètes dans la cavité du crâne, et qu’on nomme la faux du cerveau , la lente du cervelet^ et la faux du cervelet.

Faux du cerveau. On appelle ainsi une grande lame membraneuse , falciforme, située P). i6y, tig. 1 sur la ligne médiane, et se portant de l’extrémité antérieure à l’extrémité postérieure du PI- '70. crâne. Etroite en avant, s’élargissant de plus en plus en arrière, la faux du cerveau est placée dans la grande scissure des hémisphères cérébraux, qu’elle sépare l’un de l’autre.

Son bord supérieur est convexe, épais, et adhère successivement, d’avant en arrière, à la crête coronale , à la suture sagittale et à la gouttière moyenne de l’occipital. Il est occupé par le sinus longitudinal supérieur. Son bord inférieur est concave , mince; il avoisine le corps calleux, et renferme le sinus longitudinal inférieur. Son extrémité antérieure est fixée à l’apophyse crista-galli : \si postérieure se continue avec la tente du cervelet, et concourt à former le sinus droit.

2® Tente du. cervelet. On nomme ainsi une sorte de diaphragme fibreux, lequel sépare ri.iGy.tig. 1 les lobes postérieurs du cerveau delà face supérieure du cervelet, et présente à sa partie PI. 170. antérieure une large ouverture qui correspond à la protubérance cérébrale.

Sa grande circonférence est extérieure. En arrière, elle se fixe à la protubérance occi- pi. i7{,fig. i pitale interne, aux deux bords des gouttières latérales de l’occipital, et renferme les sinus latéraux. En avant, elle s’attache de chaque côté au bord supérieur du rocher, et se trouve creusée par le sinus pétreux supérieur.

Sa petite circonférence est intérieure. Elle circonscrit une ouverture ovale , plus large et plus élevée en arrière qu’en avant , et qui établit une libre communication entre la portion du crâne qui loge le cerveau , et celle qui reçoit le cervelet.

Les extrémités des deux circonférences de la tente du cervelet se croisent à angle aigu pi. i-,/, i\„. , eu forme d’X , et passent au-dessus l’une de l’autre , pour venir se fixer, celles de la grande circonférence, aux apophyses clinoïdes postérieures, et celles de la petite, aux apophyses antérieures du même nom.

Z° Faux du cervelet. On donne ce nom à une petite lame triangulaire, plus large eu PI. i;i. haut qu’en bas, qui, placée entre les deux lobes du cervelet, s’étend de la tente de cet organe et de la protubérance occipitale interne à la partie postérieure du grand trou occipital, au-devant de la crête du même nom. Sa base se continue avec la tente du cervelet; son sommet se bifurque, et les branches qui en résultent viennent se perdre sur les côtés du grand trou occipital. La faux du cervelet, ainsi que les autres replis qui s’é-

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PI. i6y, fig.

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