‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 172 sur 217 · PI. 179.%. I, PI · texte numérisé non relu

PI. 179.%. I, PI

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE. 333

profonde de la fosse temporale. Un ou deux auü’es postérieurs suivent la même marche, mais ne tardent pas à devenir plus superficiels. Ces nerfs se recourbent sur l’os temporal, remontent entre le muscle et la fosse du même nom , et se divisent en un grand nombre de filets qui se distribuent à ce muscle et s’anastomosent soit entre eux, soit avec des filets du nerf facial à travers de petites ouvertures de l’aponévrose temporale. Le rameau antérieur s’anastomose en outre avec le nerf lingual et un filet du rameau orbitaire du nerf maxillaii’c supérieur, qui passe à travers l’os de la pommette.

Rameau masselérin. Placé en arrière des précédens , il se dirige horizontalement en PI. l’-g.flg. t, arrière et en dehors entre le muscle ptérygoïdien externe et la paroi supérieure de la fosse zygomatique , traverse l’échancrure sigmoïde de l’os maxillaire inférieur, entre le condyle de la mâchoire et le muscle temporal, fournit quelques filets à l’arLiculation temporo-maxillaire , parvient à la face interne du muscle masseter , et se perd par plusieurs filets dans la partie moyenne de ce muscle.

Rameau buccal. Il naît quelquefois par un tronc commun avec le nerf temporal profond antérieur, se dirige aussitôt en bas et en avant, passe entre les deux muscles ptérygoïdiens, et fournit quelques filets à l’externe et au muscle temporal. Ensuite il glisse entre le muscle ptérygoïdien interne et la branche de la mâchoire, se porte entre l’apophyse coronoïde et le muscle buccinaieur , et là il se divise en six ou sept filets qui s’anastomosent fréquemment entre eux, et se jettent, les uns dans le muscle temporal, les autres dans les muscles buccinateur, canin, et dans la peau de la joue, près de la commissure correspondante des lèvres. Plusieurs d’entre eux s’anastomosent avec les nerfs facial et sous-orbitaire.

Rameaux plérygoïdiens. On en trouve ordinairement un ou deux. Très-déliés, et placés pj, entre les muscles ptérygoïdien et péristaphylin externes, ils se portent en bas, et se jettent dans le muscle ptérygoïdien interne.

Rameau lingual. Ce nerf est un peu moins gros que le dentaire inférieur avec lequel il communique, peu après son origine, par un filet assez volumineux; plus bas il reçoit la corde du tympan, qui vient s’unir à lui en formant un angle très-aigu, dont le sinus regarde en haut. D’abord placé entre les muscles ptérygoïdien et péristaphylin externes et le pharynx, ce nerf descend ensuite obliquement en avant, entre le muscle ptérygoïdien interne et la branche de l’os maxillaire inférieur; il glisse entre la glande sousmaxillaire et la membrane muqueuse de la paroi inférieure de la bouche , passe avec le canal de Warthon entre les muscles mylo-hyoïdien et hyo-glosse, et va gagner la partie latérale inférieure de la langue, en passant au-dessus de la glande sublinguale.

Dans ce trajet le nerf lingual fournit un filet au muscle ptérygoïdien interne, deux ou trois autres à l’amygdale et au muscle constricteur supérieur du pharynx; plus bas il en donne deux ou trois autres qui se distribuent dans la partie postérieure des gencives; au niveau de la glande sous-maxillaire, il est abandonné par la corde du tympan, laquelle va se jeter dans un ganglion particulier qui est entouré d’un petit plexus nerveux. Ce plexus résulte de la réunion de plusieurs filets qui viennent du nerf lingual et du ganglion luimême, et dont les ramifications pénètrent la glande de toutes parts.

Parvenu au-delà de la glande sous-maxillaire, le nerf lingual fournit quelques filets qui s’anastomosent avec ceux de l’hypoglosse; il en donne d’autres à la glande sublinguale,

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