‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 190 sur 217 · C. De l'artère vaginale · texte numérisé non relu

C. De l'artère vaginale

L’artère vaginale, dont l’existence est loin d'étre constante, prend assez souvent nais- PI. 233,1!:; sance de la honteuse interne, de l’ombilicale, ou de l’hémorrhoïdale moyenne. Après avoir envoyé un rameau à la vessie , elle descend sur le côté du vagin qui en reçoit plusieurs branches , et se ramifie vers son orifice, et dans les parties extérieures de la génération.

Branches inférieures de l'artère hypogastrique.

Ces artères sont l’ischiatique et la honteuse interne.

A. De l'artère ischiatique.

L’artère ischiatique paraît être la continuation de l’artère hypogasti’ique. Elle descend P1.233, i t; au-devant du muscle pyramidal , et sort du bassin par la grande échancrure sciatique , au-dessous de ce muscle. Cette artère ne donne dans ce trajet que quelques rameaux peu constans. A sa sortie du bassin elle se divise en plusieurs branches. La première se dirige en bas et en dedans, longe l’attache du muscle grand fessier, auquel elle laisse des rameaux, et se perd vers le coccyx dans les muscles ischio - coccygien et releveur de l’anus. La seconde se perd dans le muscle grand fessier et dans les environs de la cubérosité sciatique. La troisième accompagne le nerf sciatique jusqu’au bas de la cuisse, en distribuant ses rameaux dans les muscles grand fessier, carré, jumeaux, biceps, demi-tendineux, demi-membraneux et troisième adducteur.

MANUEL

1 J. 2JJ, fig. I, Pl’aS;.

PI. a33,fig. 2,

PJ . 233, fig. 2.

p]. 233), fig. 2.

B. De tarière honteuse interne.

Née quelquefois de l'ischiatique , l’artère honteuse interne descend en serpentant audevant du plexus sciatique , et sort du bassin par la grande échancrure sciatique , entre le muscle pyramidal et le bord postérieur du muscle releveur de l’anus. Elle se porte alors en bas et en dedans, passe entre les deux ligamens sacro-sciatiques, et se plaçant sur la face Interne de l’ischion , entre les muscles releveur de l’anus et obturateur interne, elle s’avance en dedans jusqu’aux environs de l’insertion des muscles ischio-caverneux et transverse du périnée, où elle se divise en deux branches, l’une inférieure et l’autre supérieure. Dans le bassin , l’artère honteuse interne donne des rameaux à la vessie , à l’urètre , au rectum , aux vésicules séminales et à la prostate chez l’homme, ou au vagin chez la femme. Après sa sortie du bassin, elle fournit de nombreux rameaux, dont les uns, mtemes , traversent le tissu adipeux qui environne le rectum pour aller se perdre dans les muscles sphincter et releveur de l’anus. Les autres, externes , descendent vers la tubérosité de l’ischion , et se perdent dans l’origine des muscles fléchisseurs de la jambe.

La branche inférieure de l’artère honteuse interne se dirige en avant , au milieu du tissu adipeux placé entre les tegumens et le muscle transverse du périnée. D’abord plus près de l’ischion que du raphé , elle se porte vers ce dernier en avançant , passe sur le muscle bulbo-caverneux , et pénétrant dans la cloison du dartos , va, sous le nom à' artère de la cloison, se répandre dans le scrotum, dans le dartos, et dans les tégumens de la verge. Dans la première partie de son trajet, cette branche distribue un grand nombre de rameaux aux muscles sphincter de l’anus , transverse du périnée , iscliio et bulbocaverneux, et à la peau. Plusieurs d’entre eux se rendent au rectum, et constituent les artères hémorrho'idalcs inférieures , lesquelles communiquent avec les hérnorrhoïdales moyenne et supérieure.

La branche supérieure traverse le muscle transverse du périnée , et monte le long de la branche de l’ischion jusqu’à la symphise du pubis , où elle se bifurque pour donner naissance à X artère dorsale de la verge et à X artère du corps caverneux. Peu après sa naissance , cette branche fournit X artère Iransrcrse du périnée , laquelle se porte en dedans et en avant, au-dessus du muscle transversc du périnée, et gagne le bulbe de l’urètre, dans lequel elle se ramifie. Un peu plus loin , elle envoie des rameaux aux muscles obturateur interne, ischio-caverneux , transverse du périnée , et aux glandes de Cowper.

artère du corps caverneux pénètre dans le côté correspondant du corps caverneux, et SC divise eu rameaux , puis en ramifications qui se répandent dans toute son étendue.

artère dorsale de la verge traverse sous les pubis le ligament suspenseur de la verge , descend en serpentant sur la face dorsale de cet organe, en distribuant des rameaux à sa membrane fibreuse, aux tégumens, et se perd dans le gland.

Chez la femme, la branche inférieure de l’artère honteuse interne donne des rameaux aux muscles transverse du périnée, sphincter de l’anus et constricteur du vagin, et se perd dans la grande lèvre. La branche supérieure , après avoir envoyé un rameau au plexus rétiforme qui entoure le vagin, se divise en deux branches, qui se comportent dans le clitoris comme la même branche dans la verge chez l’homme.

De l'artère iliaque externe.

L’ar 1ère iliaque externe, ou la division externe de l’iliaque primitive, s’étend de la P*- 227. symphyse sacro-iliaque jusqu’à l’arcade crurale, où elle prend le nom d’arlère crurale ou fémorale. Elle descend en dehors sur le muscle psoas, cnti’e la veine iliaque externe, qui est en arrière , et le péritoine. Outre des ramuscules destinés au muscle psoas, au péritoine et aux ganglions lymphatiques voisins, l’artère iliaque externe donne, au moment de passer sous l’arcade crurale, les artères épigastrique et circonflexe externe.

A. De V artère épigastrique.

Née de l’artère iliaque externe au niveau de l’orifice supérieur du canal inguinal , l’ar- PP 227. tère épigastrique se porte aussitôt en dedans et en avant, derrière le cordon spermatique dont elle croise la direction, et qui en cache l’origine ; elle se place ensuite à son coté interne, et monte sous le péritoine, vers le bord externe du muscle droit. A deux pouces environ au-dessus du pubis, elle gagne la face postérieure du muscle précédent, et rampe sur elle jusqu’à l’ombilic, où ses rameaux terminaux s’anastomosent avec ceux de l’artère mammaire interne. Quand l’artère obturatrice naît de l’artère épigastrique, c’est au niveau de l’arcade crurale. Parmi les rameaux constans fournis par celte artère, et qui sc rendent pour la plupart au péritoine et au cordon spermatique, il en est un qui sort par l’anneau inguinal, et se distribue , chez l’homme , aux enveloppes des testicules, en s’anastomosant avec l’artère spermatique; chez la femme, ce rameau se porte au ligament rond de l’utérus, au mont de Vénus et à la vulve. Enfin, sur le muscle droit, l’artère épigastrique distribue à droite et à gauche un grand nombre de rameaux qui se répandent dans les muscles des parois abdominales, dans le péritoine, et qui communiquent avec les artères lombaires et les dernières intercostales.

B. De l'artère circonflexe iliaque.

Celle-ci naît ordinairement au niveau et quelquefois au-dessus de la précédente. Elle P1.2j3,ti« monte en dehors, sur le bord externe du muscle iliaque, passe au - dessus de l’épine antérieure et supérieure de l’os des îles, et, se dirigeant en arrière, elle se partao^e bientôt en deux branches. Avant sa bifurcation, cette artère donne des rameaux externes au muscle transverse de l’abdomen, et des rameaux internes à l’iliaque: ces derniers s’anastomosent avec l’artère iléo-lombaire. La branche externe de l’artère circonflexe iliaque rampe entre les muscles transverse et oblique interne, auxquels elle distribue ses rameaux; la branche interne cotoie quelque temps la crête iliaque, et se perd dans les mêmes muscles. Elle communique avec l’artère mammaire interne , les artères lombaires et les intercostales inférieures.

MANUEL

PI. s

De l artère crurale ou fémorale.

Vërilable cunlinualion de l’artère iliaque externe, l’artère crurale s’étend de l’arcade du même nom jusqu’à la gouttière aponévrotique du muscle grand adducteur. Placée à son origine à peu près au milieu de l’intervalle compris entre l’épine antérieure et supérieure de l’os des îles et l’épine du pubis, cette artère descend vers la partie interne de la cuisse, et se porte ensuite en arrière pour s'engager dans l’anneau aponévrotique du muscle grand adducteur. Elle est en rapport de haut en bas, en avant , et dans un espace de quatre pouces environ , avec l’aponévrose fémorale, les ganglions lymphatiques de l’aine et les tégumens : plus bas, elle est couverte par le muscle couturier qui croise sa direction. En arrière, elle repose sur le corps du pubis, sur le muscle pectiné, et sur une couche épaisse de graisse qui la sépare des muscles petit et moyen adducteurs. En dehors, elle est appliquée contre le nerf crural, le tendon des muscles psoas et iliaque, le muscle couturier et le muscle vaste interne. En dedans, elle cotoie la veine crurale, le muscle pectiné, et les muscles premier adducteur et couturier.

L’artère crurale donne des branches mternes , externes, antérieures et postérieures.

Branches internes île l'artère crurale.

Les artères honteuses externes sont les plus considérables de ces branches; elles sont au nombre de deux , l’une superficielle , et l’autre profonde.

La première naît près de l’arcade crurale, se porte transversalement en dedans, audessus de l’aponévrose fascia lata , et parvenue à quelque distance des organes génitaux , elle se divise en deux branches. L’une, supérieure , monte vers le pubis, et se distribue dans les tégumens de l’hypogastre; elle s’anastomose avec l’artèçe épigastrique. L’autre , inférieure , se perd dans le scrotum et la peau de la verge , ou dans la grande lèvre.

La seconde artère honteuse externe, née un peu au-dessous de la précédente, et quelquefois de la musculaire profonde , se dirige également en dedans , mais au-dessous de l’aponévrose, qu’elle traverse bientôt pour aller se perdre dans le scrotum ou dans la grande lèvre , en s’unissant avec la branche inférieure de la honteuse superficielle.

Plusieurs autres branches internes sont fournies par l’artère crurale. Variables pour le volume, le nombre et la disposition, elles se répandent dans les muscles droit interne, moyen adducteur, et dans la peau.

Branches externes de l'artère crurale.

'L'artère musculaire superficielle est la plus volumineuse des branches externes de l’artère crurale; elle naît au niveau de la musculaire profonde, quand elle n’en provient pas. Elle se porte en dehors, sous le muscle couturier, et se divise bientôt en rameaux nombreux, dont les uns, ascendans , se rendent dans les muscles iliaque, couturier, tenseur de l’aponévrose fascia lata et moyen fessier; et les autres , descendans , se distribuent aux muscles couturier et crural antérieur. Les autres branches externes de l’ar-

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1ère crurale sont petites et peu nombreuses, et se répandent dans les muscles cpii les environnent.

Branches antérieures de V artère crurale.

Ces branches sont fort grêles , et se répandent presque toutes dans le muscle couturier, dans le tissu cellulaire et la peau de l’aine. Une seule mérite une description particulière , c’est \ artère sous-cutanée abdominale.

Née de l’artère crurale immédiatement au-dessous de l’arcade du même nom, elle PI. 235. monte en dehors, et rampe sous les tégumens jusqu’à l’ombilie. Elle distribue ses rameaux aux ganglions lymphatiques et au tissu cellulaire de l’aine , aux muscles et à la peau de l’abdomen. Elle s’anastomose avec les artères épigastrique, mammaire interne, honteuse externe superficielle; et avec celle du côté opposé.

BRANCHE POSTÉRIEURE DE l’aRTÈRE CRURALE, on

Artère musculaire profonde.

Cette artère naît de la crurale à peu près vers le milieu de l’intervalle compris entre le PI. a3(5. petit trochanter et le pubis. Elle descend en arrière vers l’origine de la portion moyenne du muscle triceps , puis se portant en dedans , elle rampe entre le muscle vaste interne et les muscles petit et moyen adducteurs , jusqu’au milieu de la cuisse. Alors elle perce l’aponévrose du muscle moyen adducteur, et parvenue à la face postérieure de la cuisse , elle se termine par deux branches dans les muscles triceps et demi-membraneux.

Cinq artères prennent naissance de l’artère musculaire profonde , les artères circonflexes externe et interne, et les trois perforantes.

A. Artère circonfexe externe. Née du côté externe de l’artère musculaire profonde, elle PJ. a36, i\o. se porte en dehors derrière les muscles couturier et crural antérieur, et se partage en

deux branches. La branche transversale se réfléchit sur la partie externe et postérieure du fémur, et se divise en rameaux, dont les uns se rendent à l’articulation coxo - fémorale , et les autres se répandent dans les muscles vaste externe, moyen et petit fessiers, tenseur de l’aponévrose fémorale et crural antérieur. La branche descendante rampe sous le muscle crural antérieur, auquel elle se distribue ainsi qu’au muscle triceps.

B. Artère circonflexe interne. Celle-ci provient de la partie interne et postérieure de Pl. 236, 287. l’artère musculaire profonde. Elle s’enfonce en arrière, entre le muscle pectiné et le

tendon des muscles psoas et iliaque, et se réfléchit sur la partie interne du col du fémur, derrière lequel elle se divise en deux branches, après avoir distribué des rameaux aux muscles obturateur externe, petit et grand adducteurs qui l’environnent, aux parties génitales et à l’articulation coxo-fémorale.

La branche ascendante de l’artèfe circonflexe interne monte sur le col du fémur, et dans la cavité trochantérienne se distribue aux muscles carré, jumeaux et obturateur interne.

La branche transversale se porte en dehors, entre le fémur et le muscle carré, et se perd

432 MANUEL

par (leux rameaux dans l’origine des muscles fléchisseurs de la jambe et du grand adducteur.

IM. C. Artères perforantes. Il y en a trois. Elles sortent de la partie postérieure de l’artcrc

musculaire profonde, à cjuelc|ue distance l’une de l’autre, et traversant les aponévroses des muscles second et moyen adducteurs, auxquels elles laissent des rameaux, elles vont à la partie postérieure de la cuisse distribuer leurs branches et leurs rameaux aux muscles grand fessier, triceps, biceps, demi-membraneux, demi-tendineux, et au nerf crural. Les artères perforantes s’anastomosent les unes avec les autres. La supérieure communique également avec les artères circonflexe interne et ischiatique.

De V artère poplitée.

Pt. a3C, •2.Z-.

PI. 2jG, “iZ", a38, (ig. 3.

1^1. 23f), fig. 1, 2, 7>.

PI. 'iZ-j , 238,

flg. I, 2.

PI . 23<),(lg. I, 2,3.

L’artère poplitée est la continuation de l’artère crurale , et s’étend dans le creux du jarret, depuis l’ouverture aponévrotique du muscle grand adducteur jusqu’au tiers supérieur de la jambe, où elle se bifurque pour donner naissance aux artères péronnière et tibiale postérieure. Cette artère est successivement en rapport de haut eu bas, en arrière, avec le muscle demi -membraneux, avec une couche très-épaisse de tissu adipeux, avec les muscles jumeaux , plantaire grêle, soléaire, et dans presque toute son étendue, avec le nerf sciatique et la veine poplitée. En avant , elle est appliquée sur l’articulation fémorotibiale , et sur les muscles poplité et jambier postérieur. En dehors , elle longe le muscle biceps, le condyle externe du fémur, et les muscles jumeau externe, plantaire grêle et soléaire. Eyi deelans , elle cotoie le muscle demi- membraneux , le nerf poplité et le muscle jumeau interne.

Outre des petites branches qui varient pour le nombre et la disposition, et se distribuent au nerf sciatique, aux muscles et à toutes les parties environnantes, l’artère poplitée donne élans le creux du jarret , les arterès articulaires supérieures interne, externe et moyenne.

A. De l'artère articulaire supérieure mteme.

Cette artère, qui est assez rarement unique, et dont le point d’origine varie beaucoup, descend en dedans , passe derrière le tendon du muscle troisième adducteur, et se réfléchissant en devant, au-dessus du condyle interne du fémur, elle se divise en deux branches. L’une descend en dehors derrière le muscle triceps, dans lequel elle se perd. L'autre accompagne le tendon du muscle troisième adducteur juseju’au condyle interne du fémur , et s’y termine par de nombreux rameaux qui se répandent dans le muscle triceps , ou qui pénètrent dans l’articulation fémoro-tibiale. Ces branches s’anastomosent avec celles des artères articulaire supérieure externe et articulaire inférieure interne.

B. De ï artère articulaire supérieure externe.

Née presque toujours immédiatement au-dessus du condyle externe du fémur, elle se porte en dehors sous le muscle biceps , glisse d’arrière en avant sur le fémur , et se partage également en deux branches , dont la supérieure se rend au muscle triceps, et l’inférieure descend sur le condyle externe jusqu’à la rotule, où elle communique avec l'artère précédente , et avec l’artère articulaire inférieure externe.

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