‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 199 sur 217 · VI. 271 , fig. I · texte numérisé non relu

VI. 271 , fig. I

ri.27i,üg. 2

Ap rès celle réunion générale des vaisseau.v Ivmphaliques du pied et de la jambe, les Irones qui en résullent moment le long de la partie antérieure et interne de la cuisse, en se rapprochant, en s’envoyant réciproquement de nombreux rameaux d’anastomoses, et ils se terminent aux ganglions inguinaux superficiels. Dans ce dernier trajet , ils reçoivent plusieurs vaisseaux lymphatiques qui naissent les uns , en plus grand nombre , de la face antérieure de la cuisse , et les autres de sa face postérieure, Quelques-uns de ces vaisseaux marchent ,à côté des troncs précédons , et vont se jeter séparément dans les ganglions inguinaux superficiels.

Des vaisseaux lymphatiques profonds des membres inférieurs , les uns suivent le trajet de la veine saphène externe, les autres accompagnent les artères tibiales antérieure et postérieure et l’artère péronière. Ceux qui suivent le trajet de la veine saphène externe, au nombre de deux ou trois , naissent sur la partie externe des faces dorsale et plantaire du pied. Ils s’enfoncent sous l’aponévrose jambière aux environs de la malléole externe , montent sur le bord externe du tendon d’Achille , puis se plaçant entre les muscles jumeaux , ils vont se diviser dans les ganglions poplités, après avoir reçu sur leur chemin des rameaux lymphatiques du tendon d’Achille et clés muscles jumeaux. Quelques-unes de leurs divisions traversent l’apoiiévrose pour s’anastomoser dans le creux du jarret avec les vaisseaux lymphatiques superficiels.

Les vaisseaux lyinphaliqiics tibiaux anterieurs sont ordinairement au nombre de deux. Vun, né de la plante du pied , autour de l’arcade plantaire , passe à la face dorsale de cet organe, et suivant le trajet de l’artère pédieuse, il monte d’abord dans le premier espace interosseux métatarsien, puis entre les muscles de la face antérieure de la jambe. Parvenu aux environs de l’extrémité supérieure du tibia, il se jette dans un petit ganglion qu’on rencontre ordinairement h cette hauteur, ou bien il passe par l’ouverture supérieure du ligament interosseux, et va s’anastomoser avec les vaisseaux profonds de la face postérieure de la jambe. L'autre prend naissance sur le bord externe du pied , et suit le trîtjet du précédent jusqu’au tiers moyen de la jambe, où il traverse' le ligament interosseux pour s’unir aux vaisseaux lymphatiques péroniers.

Les vaisseaux lymphatiques tibiaux postérieurs naissent de toutes les parties profondes de la plante du pied , et cimstituent plusieurs troncs cjui montent sur le trajet de l’artère tibiale postérieure qu’ils entourent de leurs anastomoses, jusqu’aux ganglions poplités dans lesquels ils pénètrent.

Les vaisseaux lymphatiques péroniers , nés de même à la plante du pied , montent sur l’ar- - 1ère péronière et se jettent dans les ganglions poplités.

Les vaisseaux lymphatiques profonds de la jambe et du pied , réunis ainsi aux ganglions poplités, forment, en établissant entre ces divers ganglions de nombreuses atiastoraoses , un plexus à mailles très-serrées, duquel sortent de deux à quatre troncs qui montent autour de l’artère poplitée et de l’artère crurale , pour aller se terminer dans les ganglions ingui- 7iaux profonds, après avoir reçu le long de la cuisse un assez grand nombre de rameaux c|ui viennent de ses parties profondes. 11 n’est pas rare de voir des vaisseaux lymphatiques cruraux traverser le canal crural, sans s’arrêter aux ganglions profonds qu’on y rencontre ; et dans ce cas ils vont se jeter dans les ganglions iliaques externes.

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

B. Des vaisseaux lymphatiques superficiels des fesses , du périnée , des lombes , des parties génitales externes , de l'abdomen , etc.

Les vaisseaux lymphatiques des s’anastomosent fréquemment entre eux au milieu de PI. 9,68, (îg. x, la graisse abondante dans laquelle ils sont plongés. Ils se contournent en dedans et en dehors sur la partie supérieure de la cuisse , et viennent s’unir aux vaisseaux cruraux superficiels et à ceux du périnée pour se terminer aux ganglions superficiels de l’aîne.

Les vaisseaux lymphatiques des lombes se portent en dehors , au-dessus de la crete de 1 os PL ■»8i. des îles, et descendant en devant , ils se jettent dans les ganglions inguinaux superficiels.

Ils communiquent , en haut, avec les vaisseaux lymphatiques dorsaux superficiels inferieurs , en dedans , avec les lymphatiques lombaires du côté opposé , et en bas avec ceux de la fesse et de la cuisse.

Vaisseaux lymphatiques de la moitié sous-ombilicale des parois de l'abdomen. Leurs racines PI. iG8, fig. a. communiquent en haut avec celles des vaisseaux lymphatiques de la partie sus-ombilicale , et, après avoir recouvert de leurs réseaux anastomotiques toute la région hypogastrique, elles se rassemblent en quelques troncs qui aboutissent aux ganglions superficiels de l’aîne.

• Vaisseaux lymphatiques du périnée , du scrotum et de la verge. Ceux du périnée s’unissent PI. 271,(13. 1, bientôt avec ceux de la face interne de la cuisse et avec les suivans. Ceux du scrotum sont pj’^es (ig. 2 très-nombreux ; après s’êtré envoyé des rameaux d’anastomoses sur la cloison du dartos , ils montent de chaque côté sur la face interne de la cuisse , où ils reçoivent les vaisseaux lymphatiques de la verge. Ceux-ci consistent en deux faisceaux qui montent sur les parties latérales de la verge, et en un tronc isolé qui suit quelque temps le dos de cet organe pour se diviser et se subdiviser bientôt après. Tous ces divers vaisseaux ainsi réunis se rendent aux ganglions inguinaux superficiels.

Chez la femme, les vaisseaux lymphatiques qui viennent des parties extérieures de la génération ont la même destination.

C. Vaisseaux lymphatiques profonds obturateurs , ischiatiques , génitaux , etc.

Les vaisseaux lymphatiques obturateurs appartiennent aux muscles adducteurs et aux par- pi. 27i,fig.2. lies environnantes. Ils suivent le trajet de l’artère obturatrice, traversent le trou ovale, et se terminent aux ganglions hypogastriques.

Les vaisseaux lymphatiques ischiatiques naissent des muscles jumeaux , pyramidal , carré PI. 271,(13. 1. et grand fessier, et , remontant le long de l’artère ischiatique , ils vont se jeter dans les ganglions hypogastriques, après avoir traversé, dans la plupart des cas , de petits ganglions placés sur le trajet de cette artère.

Vaisseaux lymphatiques fessiers profonds. Ils sortent des trois muscles du même nom, pi.27i,(]g. i traversent avec l’artère fessière la grande échancrure sciatique, et viennent s’ouvrir dans les ganglions hypogastriques, immédiatement après avoir reçu des vaisseaux lympha tiques nés des muscles du périnée et des environs de l’anus, et qui accompagnent les vaisseaux honteux internes.

Les vaisseaux lymphatiques profonds de la verge ou du clitoris montent le long de l’artère pi. dg. honteuse interne, et aboutissent aux ganglions hypogastriques.

MANUEL

Vaisseaux lymphatiques du testicule. Très-nombreux et assez volumineux chez l’homme adulte, ils naissent des tuniques et de la substance du testicule et de l’épididyme ; ils se rassemblent au nombre de six à douze branches, montent sur le cordon des vaisseaux spermatiques , et, après avoir traversé avec lui le canal inguinal, ils s’accolent à l’artère spermatique pour aller se terminer aux ganglions lombaires.

Les V aisseaux lymphatiques de la prostate et des vésicules séminales s’unissent à ceux de la vessie , ou se jettent dans les ganglions hypogastriques.

V aisseaux lymphatiques génitaux profonds de la femme. Les vaisseaux lymphatiques de l’utérus sont extrêmement nombreux. Très-petits pendant l’état de vacuité de l’organe , très-volumineux pendant ia gestation , ils sortent des parties superficielles et profondes. Les uns appartiennent au col , et s’unissent aux lymphatiques nombreux qui naissent des parties latérales du vagin, pour s’ouvrir dans les ganglions hypogastriques. Les autres viennent du corps, se prolongent sur les ligamens larges, et, se réunissant à ceux de l’ovaire et de la trompe de Fallope , forment avec eux une espèce de plexus , dont les troncs aboutissent aux ganglions lombaires, et s’anastomosent avec les vaisseaux lymphatiques rénaux.

D. Des vaisseaux lymphatiques des organes urinaires. '

PI. 272, fig. 2 Les Vaisseaux lymphatiques de la vessie , nés de toutes les parties de cet organe , accompagnent les vaisseaux sanguins, et vont s’ouvrir dans les ganglions hypogastriques.

PI 274 , 275. Vaisseaux lymphatiques des reins. On les distingue en superficiels et en profonds. Parmi les vaisseaux superficiels, les uns communiquent dans la scissure du rein avec les vaisseaux profonds; les autres , réunis en plusieurs branches , s’enfoncent dans la substance de l’organe , et vont également s’anastomoser avec les lymphatiques profonds. Ceux-ci ont leurs racines dans toutes les parties intérieures du rein. Ces racines forment des troncs qui longent assez ordinairement les vaisseaux sanguins , et sortent avec eux par la scissure de l’organe pour se rendre aux ganglions lombaires. Les uretères sont aussi embrassés par de nombreux vaisseaux lymphatiques qui communiquent en bas avec ceux de la vessie, en haut avec ceux des reins.

PI. 275. Les vaisseaux lymphatiques des capsules surrénales s’anastomosent fréquemment entre

^ eux , autour et dans l’intérieur de ces organes. Ils s’unissent en partie à ceux des reins. Quelques-uns se rendent , à droite , aux ganglions hépatiques , à gauche , aux ganglions spléniques.

E. Des'vaisseaux lymphatiques ilio-lombaires , sacrés, épigastriques , circonflexes iliaques et

lombaires profonds.

PI. 27j.

PI. 272, fig. 2.

PI. 27.'). Les vaisseaux lymphatiques ilio-lombaires ont leurs racines sur l’os iliaque et dans le

muscle du même nom. Ordinairement au nombre de deux , ils passent derrière le muscle psoas , et se partagent en plusieurs branches , dont les unes se rendent aux ganglions lombaires inférieurs, tandis que les autres vont concourir à former le plexus lymphatique iliaque externe. Ce plexus est un lacis de vaisseaux lymphatiques placés sur le trajet de

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