‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 201 sur 217 · PI. 2S · texte numérisé non relu

PI. 2S

pénètre clans la poitrine par l’ouverture aorticjue du diaphragme, à gauche de cette artère, à droite de la veine azygos, et il monte dans le médiastin en se rétrécissant successivement. Parvenu à la troisième vertèbre dorsale, il se dilate sensiblement, se porte un peu à gpuche, et remonte derrière l’aorte , jusqu’au niveau de l’artère sous-clavière gauche, au côté interne de laquelle il est appuyé sur le muscle long du cou ; après quoi, se dirigeant en dedans et en bas , il passe derrière l’artère thyroïdienne inférieure et la veine jugulaire interne, et va s’ouvrir près de l’embouchure de cette dernière, à la partie postérieure de la veine sous-clavière gauche , par un orifice garni intérieurement de deux valvules.

Il est assez rare de trouver le canal thorachique droit dans toute son étendue : presque toujours il est très-flexueux ; souvent aussi il se divise en plusieurs branches cjui laissent entre elles des intervalles plus ou moins considérables, et se réunissent ensuite. On le voit assez fréquemment se bifurquer près de sa terminaison , et dans ce cas, une de ces branches va quelcjuefois s’ouvrir dans la veine sous-clavière droite.

Pendant son trajet dans la poitrine , le canal thorachique reçoit plusieurs vaisseaux (jui proviennent du foie , des glanglions lymphatiques ceeliaques , et qui passent par l’ouverture aortique du diaphragme; 2° les vaisseaux lymphatiques intercostaux : ceux-ci , nés des muscles extérieurs du thorax et intercostaux, après avoir traversé plusieurs ganglions logés entre les deux couches de ces derniers , gagnent les parties latérales de la colonne vertébrale; là ils s’unissent à d’autres lymphatiques qui sortent du canal rachidien et des muscles du dos , traversent les ganglions environnans pour former des plexus au devant du corps des vertèbres , et viennent s’ouvrir obliquement, de haut en bas, dans le canal thoracique ; 3° enfin le canal thoracique reçoit un grand nombre de vaisseaux lymphatiques qui viennent de la plèvre , du médiastin postérieur, du diaphragme, et qui se réunissent aux précédons.

3° Des vaisseaux lymphatiques qui aboutissent en partie au canal thorachique , et en partie aux troncs particuliers ouverts dans les veines sous-clavières et jugulaires internes.

A. Des vaisseaux lymphatiques des poumons.

Les vaisseaux lymphatiques superficiels forment, entre la plèvre et les poumons , des réseau.x de figures variées, desquels naissent des troncs qui se rendent aux ganglions placés autour des bronches h leur entrée dans ces organes.

Les vaisseaux lymphatiques profionds , nés dans les lobules pulmonaires , se portent vers les ganglions bronchiques , où ils se confondent avec les précédons. Ainsi réunis , les vaisseaux lymphatiques pulmonaires remontent sur la trachée-artère , où , après s’être divisés dans de nouveaux ganglions, ils donnent naissance à des troncs, dont les uns traversent de petits ganglions situés sur la partie supérieure de la trachée, pour se réunir ensuite et aller s’ouvrir dans la grande veine lymphatique droite. Les autres , plus nombreux , traversent également des ganglions trachéaux , au-delà desquels ils se réunissent en deux troncs, lesquels se réfléchissent obliquement à gauche pour se jeter dans le canal thoracique ou dans les veines jugulaire interne et sons-clavière du même côté.

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

^ B. Des vaisseaux lymphatiques sous-sternaux, diaphragmatiques, cardiaques, thymiques

et œsophagiens.

Les vaisseaux lymphatiques sous-sternaux de la moitié sus ombilicale de la l’i. 28G, il», i.

paroi antérieure de l’abdomen. Ils pénètrent dans la poitrine, entre le diaphragme et ^ l’appendice xiphoïde , remontent avec la veine mammaire interne en traversant plusieurs ganglions et en formant des plexus , et ils se réunissent en troncs déplus en plus volumineux. Un de ces troncs se porte à gauche, croise la direction de la veine sous-clavière , et après avoir traversé les ganglions jugulaires inférieurs , va s’ouvrir dans le canal thoracique. Les autres se rendent dans les veines sous-clavière et jugulaire interne droites. PI. 286 fig. 1.

Vaisseaux lymphatiques du diaphragme. Un assez grand nombre de ces vaisseaux sont confondus avec les vaisseaux lymphatiques intercostaux et hépatiques; les autres forment, par leur réunion, plusieurs troncs qui se portent en avant sur la face supérieure du diaphragme, traversent les ganglions inférieurs du médiastin, et se réunissent derrière le sternum avec les vaisseaux lymphatiques précédens.

Les vaisseaux lymphatiques du thymus et du péricarde se joignent aux vaisseaux lymphatiques sous-sternaux et pulmonaires.

Vaisseaux lymphatiques du cœur. Nés sur toute l’étendue du cœur, mais surtout vers son pi 286,1;^.. 1. sommet , ils accompagnent les vaisseaux coronaires , et se réunissent en deux troncs. L’un marche le long de l’artère coronaire droite, se porte sur la partie antérieure de l’aorte, et, se réfléchissant à gauche, va s’ouvrir dans la partie supérieure du canal thoracique. L’autre, plus volumineux, passe obliquement entre l’aorte et l’artère pulmonaire, traverse plusieurs ganglions , et se rend également au canal thoracique ou aux veines sous-clavière et jugulaire interne. Ce dernier se divise Quelquefois en trois ou quatre branches au moment de se terminer.

Plusieurs vaisseaux lymphatiques du cœur s’unissent séparément à ceux des poumons. vaisseaux lymphatiques de l'œsophage entourent ce conduit en forme de plexus. Ils s’anastomosent avec ceux du cœur et des poumons, et se rendent aux ganglions couchés au devant delà colonne vertébrale.

C. Des vaisseaux lymphatiques superficiels des membres supérieurs.

Nés d’un grand nombre de racines qui entourent les doigts et paraissent plus nom- iM 28.3,11» i, breuses sur leur face dorsale , ces vaisseaux s’unissent en faisceaux sur les parties latérales ^ de chacun d’eux. Parvenus sur le métacarpe, ils forment, par leur réunion, plusieurs troncs qui montent sur la face postérieure de l’avant-bras , et augmentent successivement de volume en recevant des vaisseaux nés dans cette région. Près de l’articulation humérocubitale , ils se portent à la face interne, puis .à la face antérieure de l’avant-bras; ils se joignent à d’autres troncs qui viennent des faces palmaires de la main et de l’avant-bras le long des veines sous-cutanées , et, après avoir traversé un ou deux ganglions situés au pli du coude , ils montent sur la face antérieure interne du bras pour aller se jeter dans Texte. 59

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MANUEL

les ganglions axillaires et sous-claviers. Dans la dernière partie de leur trajet ces vaisseaux augmentent encore de volume, soit par leur réunion et leurs anastomoses, soit par

PI. 28}. l’addition de nouvelles branches qui proviennent des parties superficielles du bras. Quel- (jues-uns de ces vaisseaux accompagnent la veine céphalique, traversent quelques ganglions situés au-dessous de la clavicule, et, après avoir formé dans cet endroit une espèce de plexus , se jettent dans les ganglions cervicaux inférieurs.

D. Des vaisseaux lymphatiques profonds des membres supérieurs.

PK 285, tig. 1, vaisseaux remontent le long des vaisseaux sanguins profonds du bras , autour des-

quels ils sont rassemblés en faisceaux. Ils s’anastomosent souvent avec les précédents, reçoivent, à la partie supérieure du bras , les petits troncs qui viennent des muscles pectoraux , et vont, comme les vaisseaux lymphatiques superficiels, se rendre aux ganglions axillaires.

E. Des vaisseaux lymphatiques de la paroi antérieure du thorax.

PI. 234. Les uns naissent sous les tégumens de l’abdomen et de la poitrine, se réunissent en

troncs qui augmentent successivement de volume , et, se portant en dehors et en haut audevant du muscle grand pectoral , vont se terminer aux ganglions axillaires ; les autres

PI. 285, fig. 3. proviennent des muscles grand et petit pectoraux et grand dentelé, et aboutissent également aux ganglions axillaires.

F. Des vaisseaux lymphatiques superf ciels du dos et de la région cervicale postérieure.

Les vaisseaux lymphatiques du cou naissent des tégumens de l’occiput et des parties latérales du cou. Ils descendent en dehors sur le muscle trapèze, passent sur l’épine de l’omoplate et sur le muscle deltoïde , et se rendent aux ganglions axillaires.

PI. 282. Vaisseaux lymphatiques du dos. Les supérieurs viennent de la peau et du muscle trapèze,

et descendent en dehors sur le muscle sous-épiiieux , où ils traversent plusieurs ganglions, après quoi ils passent entre les muscles grand rond et grand dorsal , pour se jeter dans les ganglions de l’aisselle; les inférieurs proviennent du muscle grand dorsal, et, remontant sur son tendon , viennent se réunir aux supérieurs.

G. Des vaisseaux lymphatiques qui sortent des ganglions axillaires.

PI 286, fig. 1. Les ganglions de l’aisselle , les vaisseaux qui s’y terminent et ceux qui les unissent, forment un plexus lymphatique considérable , d’où sortent trois ou quatre troncs qui accompagnent la veine sous-clavière jusqu’à son entrée dans la poitrine. Dans cet endroit, ceux du côté gauche se réunissent ordinairement en deux troncs très-volumineux, dont

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

l’un s’ouvre presque toujours dans la veine sous-clavière, et l’autre dans le canal thora- pi, 2-q. cique. Ceux du côté droit se réunissent en un seul tronc très-court, mais très-considé- Pl. 281 , 288. rable, et connu sous le nom Aq grande veine lymphatique droite , laquelle va s’ouvrir dans 2-

l’angle formé par la réunion des veines jugulaire interne et sous-clavière correspondantes.

H. Des vaisseaux lymphatiques superficiels de la tète et de la face antérieure du cou.

Les vaisseaux lymphatiques épicràniens étendus au-dessous de la peau du crâne, se ras- Pl. a84. semblent en trois ordres de faisceaux : faisceaux occipitaux , qui se divisent dans les

ganglions situés derrière l’apophyse mastoïde , pour aller s’unir ensuite aux vaisseaux lymphatiques superficiels de la face postérieure du cou ; faisceaux temporaux , lesquels suivent le trajet des veines du même nom , et qui , après avoir traversé les ganglions parotidiens, se joignent aux lymphatiques superficiels de la face antérieure du cou; faisceaux frontaux qui se rassemblent à l’angle interne des yeux , et se mêlent ensuite aux vaisseaux lymphatiques de la face.

Les vaisseaux lymphatiques superficiels de la face sont beaucoup plus nombreux que ceux pi. 28). du crâne; ils naissent de toute l’étendue de la face, descendent le long des vaisseaux faciaux; quelques-uns d’entre eux traversent de petits ganglions situés sur le muscle buccinateur, mais iis passent tous à travers les ganglions qui existent vers le bord inférieur de la mâchoire et à la partie supérieure du cou. Là on observe de fréquentes anastomoses, soit entre eux , soit avec les vaisseaux lymphatiques profonds de la tête; puis ils se réunissent en trois ou quatre troncs , dont les uns descendent sur les côtés de la trachée artère , les autres le long des veines jugulaires interne et externe , ou à la partie postérieure du cou, et reçoivent les lymphatiques de la glande thyroïde et des muscles du cou.

Les vaisseaux lymphatiques superficiels et antérieurs du cou forment un plexus dont les PJ, 284. branches accompagnent les veines sous-cutanées du cou , et se réunissent ensuite en deux ou trois troncs qui se jettent, ceux du côté gauche, dans le canal thoracique, ceux du côté droit, dans la grande veine lymphatique droite.

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