SQUELETTE DU FOETUS
Le squelette du fœtus diffère essentiellement de celui de l’adulte. Plus le fœtus est jeune,' Pl-i-. Cl" 1 tronc est long, relativement aux membres, et plus la tète est volumineuse par rap-
2- port aux autres parties du tronc; ainsi chez lui, les dimensions de la tête l’emportent sur
celles de la poitrine et du bassin.
A l’époque de la naissance, la tète , la colonne vertébrale , la poitrine et le bassin , offrent les particularités que j’ai fait connaître. Les membres supérieurs sont bien plus développés que les inférieurs; l’épaule est très - prononcée ; la clavicule offre déjà des courbures fort marquées; l’humérus est volumineux à ses deux extrémités, ce qui rend très-saillantes les articulations scapulo-humérale et huméro-cubitale. A l’avant-bras, le cubitus est remarquable par le développement de l’olécràne , et le peu de saillie de l’apophyse coronoïde; le radius a une direction telle, que son extrémité supérieure est bien plus antérieure que chez l’adulte; l’espace inter-osseux est proportionnellement plus étroit; le carpe est tout cartilagineux ; les os du métaearpe et ceux des doigts sont déjà très-prononcés.
Les membres inférieurs du fœtus sont peu développés. Dans le fémur, le col qui supporte la tète est plus court , et fait un angle plus droit avec le corps que dans l’adulte : le corps de cet os est à peine courbé; son extrémité inférieure, très-grosse, contribue pour beaucoup à donner au genou le volume qu’il présente alors ; la rotule existe à peine ; les os de la jambe , quoique très-petits, sont néanmoins assez bien formés. Le pied est très-petit et peu développé. Les os des tarses sont encore presque entièrement cartilagineux; la saillie du calcanéum en arrière est peu marquée; les os du métatarse et des phalanges sont également peu avancés dans leur développement.
FIN DE l’oSTÉOLOCIË,
DE LA SYNDESMOLOGIE.
jVoi's avons fait connaître les dispositions générales et la structure des parties qui entrent dans la composition des articulations, nous allons maintenant décrire chacune de ces articulations en particulier.
ARTICULATION DE L\ MLCHOIRE INFÉRIEURE OU TEMPORO-MAXILLÂIRE.
Cette articulation forme une double arthrodie, et résulte de la réception du condyle de l’os maxillaire inférieur dans la cavité glénoïde du temporal. La cavité gléiioïde n’est articulaire que dans sa moitié anlérieui’e , qui est revêtue par un cartilage d incrustation fort mince, lequel se prolonge au-dessous de la racine transverse de l’apophyse zygomatique. Un autre cartilage peu épais , recouvre le condyle de la mâchoire et se perd vers son col.
Cette articulation , maintenue par trois ligamens , est pourvue de deux membranes synoviales et d’un fibro-cartilage qui assurent sa mobilité.
Ligament latéral externe. C’est un faisceau mince, court, aplati, à fibres parallèles, plus large en haut qu’en bas, qui se fixe dans le premier sens , au tubercule qu’on observe au point de séparation des deux racines de l’apophyse zygomatique, et se termine dans le second, au côté externe du col du condyle de la mâchoire.
Ligament latéral interne. 11 est plus mince et plus étendu que l’externe; sa forme est triangulaire; il naît de l’épine du sphénoïde et de ses environs, et descend obliquement en devant, en s’élargissant, pour s’insérer en avant et au-dessus de l’orifice postérieur du canal dentaire inférieur.
Ligament stylo-maxillaire. C’est une espèce de cordon aponévrotique qui est presque étrangers l’articulation. Il se fixe , en haut , à l’apophyse styloïde du temporal, et descend pour se terminer au sommet de l’angle de la mâchoire.
Fibro-cartilage inter-articulaire. Il est ovalaire et sépare les deux membranes synoviales auxquelles il adhère fortement. Sa face supérieure est concave en avant et convexe en arrière, pour s’accommoder à la forme de la racine transverse de l’apophyse zygomatique, et de la cavité glénoïde avec lesquelles elle est en rapport. Sa face inférieure est concave et appliquée sur le condyle. Sa circonférence est libre, excepté en dehors, où elle adhère au ligament latéral externe. Le fibro-cartilage est plus épais à sa circonférence qu’à sa partie moyenne, qui présente parfois une ouverture irrégulière par laquelle les deu.x membranes synoviales communiquent ensemble. Ses fibres sont concentriques.
Membranes sijnovialcs. La supérieure se déploie sur la cavité glénoïde et la racine transverse de l’apophyse zygomatique, et se réfléchit ensuite sur la face supérieure du fibro-cartilage qu’elle tapisse. L’ inférieure , après avoir revêtu la face inférieure de ce dernier organe , se porte sur le condyle qu’elle retrouve , en se prolongeant un peu plus en arrière qu’en devant.
PI. 48, fig, I.
PI. 48. fig. 2.
PI. 4«- fig.
Pi. 48. fig.
PI. 4g. fig. i
MANUEL