‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 6 sur 217 · DES PARTIES QUI ENTRENT DANS LA COMPOSITION DES ARTICULATIONS · texte numérisé non relu

DES PARTIES QUI ENTRENT DANS LA COMPOSITION DES ARTICULATIONS

Les parties qui concourent avec les os à la formation des articulations sont les carlilagcs, les ligamens , les Jihro-carlilages , et les membranes synoviales.

cartilages articulaires, ovi d’incrustation, sont appliqués, sous la forme de couches dont l’épaisseur varie , sur les surfaces par lesquelles les os se touchent dans les articulations mobiles. Ils sont d’un blanc laiteux opalin , polis , élastiques et très-fermes , moins durs cependant et moins pesans que les os. Ils sont moulés sur les surfaces osseuses. Par 1 une pj, a. fig. 5. de leurs faces , ils adhèrent fortement aux os ; par l’autre ils sont recouverts d’une lame mince de la membrane synoviale articulaire , qui leur est unie fort étroitement. Leur circonférence devient de plus en plus mince , et se termine d’une manière insensible , en se confondant avec le périoste. Ces cartilages sont bien plus épais à leur centre qu’à leur circonférence, quand ils revêtent des éminences arrondies , comme des têtes , des condyles ; ils offrent une disposition inverse , lorsqu’ils sont appliqués sur des cavités osseuses.

On trouve aussi une couche mince de cartilage entre les surfaces correspondantes des os dans les synarthroses. Cette couche diminue de plus en plus d’épaisseur, à mesure qu’on avance en âge ; très-souvent elle finit par s’ossifier, et l’articulation disparaît entièrement.

Les cartilages d’ incrustation servent à donner de la souplesse et de l’élasticité aux articulations ; à adoucir les frottemens , et à faciliter les mouvemens des surfaces osseuses.

Les ligamens sont des faisceaux fibreux très - résistans , d’un blanc nacré , d’une forme et d’une étendue variables , qui unissent et maintiennent en contact les os auxquels ils s’insèrent par leurs deux extrémités. Les ligamens ont , dans quelques articulations , l’apparence de cordes arrondies ou aplaties , dans d’autres celles de lames membraneuses; dans quelques cas on les trouve placés entre les os, et ils ont reçu alors le nom de ligamens interosseux.

D’autres fois ils représentent des espèces de sacs membraneux, cylindroïdes, très-souples, auxquels on a donné le nom de capsules articulaires ou fibreuses. Ces capsules sont d’autant plus lâches , que l’articulation est susceptible de mouvemens plus étendus et plus variés ; elles sont ouvertes à leurs extrémités pour embrasser la circonférence des deux os correspondans , et se confondre avec le périoste. Par leur face externe , elles sont recouvertes de tissu cellulaire', et souvent fortifiées par des expansions tendineuses. Leur face interne est tapissée par la membrane synoviale de l’articulation. Elles reçoivent des vaisseaux sanguins assez volumineux , qui se subdivisent à l’infini dans leur épaisseur , et finissent par devenir capillaires.

Les ligamens et les capsules articulaires ont pour usage de retenir les os solidement en rapport les uns avec les autres , de faciliter certains mouvemens, et d’en borner d’autres , etc.

V.^'àfibro-carlilages articulaires tiennent le milieu , pour la structure et les propriétés , entre

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les ligamens et les cartilages ; ils semblent résulter de la combinaison de ces deux tissus. Ce sont des especes de cartilages a parenchyme fibreux. Ils sont ordinairement d’un blanc-gris ou jaunâtre, très-souples, lort élastiques, plus fermes que les ligamens, mais moins durs (jue les cartilages. Ils représentent, les uns des plaques d’une épaisseur et d’une forme variables, j)lacées comme des espèces de coussins entre les surfaces articulaires , ainsi qu’on l’observe dans les articulations temporo-maxillaire , sterno-claviculaire , fémoro-tibiale ; d’autres fois ils se trouvent attachés très-solidement aux surfaces correspomjimtes des os , et remplissent les lonctions de véritables ligamens , comme on le voit pour les fibro-cartilages intervertébraux.

Les membranes synoviales ont la plus grande analogie avec les membranes séreuses proprement dites , sous le triple rapport de leur forme , de leur structure et de leurs fonctions : elles existent dans toutes les articulations diarthrodiales à surfaces simplement contiguës. Elles représentent des poches sans ouverture , transparentes , très-minces , qui sont déployées sur les diverses parties de l’articulation ,sans en renfermer aucune dans leur cavité. Leur surface externe est inégale , rugueuse , fixée dans toute son étendue aux cartilages d’incrustation, aux ligamens et aux autres parties voisines de l’articulation. Leur face interne est libre , lisse , polie, et lubrifiée par un liquide albumineux , filant , transparent , qu’on appelle synovie , et (jui sert bien évidemment à oindre les surfiices osseuses , comme le ferait de l’axonge , pour faciliter leur glissement et empêcher leurs frottemens. Ces membranes sont d’une texture cellulaire. Elles reçoivent beaucoup de vaisseaux sanguins , et envoient souvent dans leur propre cavité des franges membraneuses et vasculaires qui paraissent être les principaux organes de l’exhalation de la synovie. Les membranes synoviales sont étrangères à la solidité des articulations ; elles ont seulement pour usage de sécréter la synovie et de la retenir entre les surfaces articulaires.

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