‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 60 sur 217 · C. ARTICULATION Al LOÏDO - AXOÏUI EN N E · texte numérisé non relu

C. ARTICULATION Al LOÏDO - AXOÏUI EN N E

On trouve ici plusieurs articulations ; celle de l’apopbyse odontoïde avec l’atlas , et celles des laines et des apophyses articulaires des deux vertébrés.

L’apophyse odontoïde, pour son articulation, oflre deux surfaces convexes, encroûtées de cartilage, l’une en avant qui correspond à une facette concave de l’arc antérieur de l’atlas, et l’autre en arrière, qui glisse sur le ligament transverse. Pour cette articulation on trouve un ligament transverse et deux capsules synoviales.

Ligament Iransverse. C’est un faisceau fibreux , épais, aplati , plus large au milieu qu’à ses extrémités, lesquelles se fixent de l’un et l’autre côté, à la partie interne des surfaces articulaires de l’atlas. 11 décrit dans son trajet un quart de cercle, et forme avec l’arc antérieur de l’atlas, un anneau qui tourne autour de l’apophyse odontoïde. Ses fibres sont parallèles et serrées. En bas, il est assujetti par un petit faisceau fibreux qui se fixe derrière le corps de l’axis ; en avant, il correspond à l’apophyse odontoïde.

Membranes synoviedes. L’une est antérieure , et l’autre postérieure. La première revêt d’une part , la face postérieure du petit arc de l’atlas, et de l’autre, la face antérieure de l’apophyse odontoïde, en formant un sac sans ouverture, un peu plus lâche en haut qu’en bas. I.a seconde recouvre la face postérieure de l’apophyse odontoïde , en tapisse un peu les côtés et se porte sur la face antérieure du ligament transverse qu’elle revêt. Ces deux membranes synoviales sont adossées l’une à l’autre sur les côtés de l’apophyse odontoïde.

L’articulation générale de l’atlas avec l’axis, se fait par leurs apophyses articulaires qui se distinguent de celles des autres vertèbres, par leur largeur et leur direction horizontale. Ces apophyses sont encroûtées de cartilage. On trouve pour cette articulation deux ligamens , et de chaque côté , une capsule synoviale.

Ligament alloïdo-axoïdien antérieur. H naît du bord inférieur du petit arc de l’atlas, et se fixe inférieurement au-devant du corps de la seconde vertèbre , à la base de l’apophyse odontoïde. Ce ligament est membraneux, irrégulièrement quadrilatère, formé de fibres

PI. 49. lig. 4,

PI. 49. fig. ,1,

PI- 49. ‘‘g- 4,

PI . 49. fig- 5.

PI. 49- fig- I,

longitudinales , plus épaisses au milieu (jue sur les côtés. 11 occupe l’intervalle des apophyses articulaires, et se prolonge même un peu au-devant d’elles.

2, Ligament alloïdo-axo'idicn posicrieur. Il est Ircs-mince et lâche , afin de permettre les mouvemens de rotation de l’atlas sur l’axis. Il s’insère en haut au grand arc de l’atlas, et en bas aux lames de l’axis. Ses fibres sont blanchâtres, extensibles, sans direction bien déterminée. Il remplit les fonctions des ligamens jaunes , dont il se distingue par sa texture.

PI. /jy. fîg J, Membrane synoviale. Elle est très-lâche, tapisse d’abord la facette de l’ap(jphyse articidaire

de l’allas, revêt le pourtour de cette même apophyse, et se réfléchit ensuite sur la facette correspondante de l’axis. Elle est un peu recouverte en avant par le ligament atloïdo-axoïdien antérieur.

2° ARTICCLAIIOXS VERTÉiIRAI.ES.

‘Les x’crtcbres s’articulent entre elles : 1° par leur corps ; 2° par leurs apophyses articulaires ; 3“ par leurs lames; 4® par leurs apophyses épineuses. Leurs moyens d’union sont, les uns des organes à part , isolés pour chaque vertebre , comme les Jibro-cartilages inter- 'vertébraux , les ligamens jaunes , les ligamens inter-épineux ; les autres appartiennent à la fois à toute la colonne vertébrale, tels sont ligamens vertébraux antérieur et postérieur , et le ligament sur-épineux.

A. AimCULATlOX DU CORPS DES VERTÈBRES.

PJ. 5o. fig, I, Ligament vertébral antérieur. Il occupe la partie antérieure du corps des vertèbres, depuis

la seconde jusqu’à la partie supérieure du sacrum , sous la forme d’une longue bande fibreuse, aplatie , d’un aspect nacré et brillant. Etroit et mince au cou , il s’élargit et devient plus épais dans la région dorsale et dans la région lombaire : dans cette dernière , il est fortifié par les piliers du diaphragme. Sa lace antérieure est recouverte successivement par les organes situés profondément au cou, dans la poitrine et l’abdomen. Sa face postérieure est appliquée sur le corps des vertèbres et sur les fibro-cartilages inter-articulaires auxquels il est fort adhérent. Sur ses côtés on trouve , au cou et au niveau de chaque articulation, un faisceau fibreux oblique , qui se porte de la vertèbre supérieure à celle t|ui est au-dessous. l.es fibres du ligament vertébral antérieur sont longitudinales et laissent entre elles de petits intervalles pour le passage de vaisseaux ; les unes sont superficielles et plus longues , les autres profondes et plus courtes. Ce ligament retient en avant le corps des vertèbres , et s’oppose au inouveiueni d’extension forcée de la colonne vertébrale.

F). 5o. fig. 2; Ligament vertébral postérieur. 11 est placé derrière le corps des vertèbres , depuis la seconde , au niveau de laquelle il se confond avec le ligament occipito-axoïdien , jusqu’au sacrum, sur lequel il se termine insensiblement. 11 a la forme d’une longue bande, plus étroite au dos qu’au cou et aux lombes, et comme étranglée de distance en distance, parce que le ruban fibreux , qui le constitue , se rétrécit au niveau du corps de chaque vertèbre, et se dilate derrière chaque fibro-cartilage. Il est d’une texture serrée; sa face postérieure est polie, nacrée , comme aponévrotique ; elle correspond au canal vertébral et à la membrane fibreuse de la moelle épinière ; sa face antérieure adhère au corps des vertèbres et

D’ANATOMIE DESCRIPTIVE

encore davantage aux fibro-cartilages. Ce ligament est formé de fdjres longitudinales, les unes profondes et plus courtes , les autres superficielles et plus longues. Il retient en arriéré les corps des vertèbres , et sert à borner les mouvemens de flexion de la colonne vertébrale.

Fiüro-cartilages infervertébraux . Ce sont des espèces de coussins fibro-cartilagineux sou- 7’

pies et élastiques, placés entre les corps des vertèbres, depuis l’intervalle qui sépare la seconde de la troisième, jusqu’à celui qui existe entre la dernière et le sacrum. Leur forme correspond exactement dans chaque région , à celle du corps des vertèbres , entre lesquelles ils se trouvent. Ils vont en diminuant d’épaisseur depuis la région cervicale, où ils sont fort minces, jusqu’à la région lombaire, où ils sont très-épais. Au cou et aux lombes. Ils sont plus épais en avant qu’en arrière. Le contraire a lieu dans la région dorsale.

Par leurs faces supérieure et inférieure ils adhèrent très-intimement aux surfaces correspondantes des vertèbres ; leur circonférence correspond en avant au ligament vertébral antérieur, et en arrière au ligament vertébral postérieur ; sur les côtés , elle (ait partie au dos, des petites cavités qui reçoivent la tète des côtes. Les fibro-cartilages intervertébraux sont formés dans leur contour, par des fibres ligamenteuses très-fortes, représentant des plans membraneux, superposés et croisés dans leur direction , de telle sorte que chaque faisceau descend obliquement de la vertèbre qui est au-dessus à celle qui est au-dessous, en croisant ,à angles plus ou moins aigus , les faisceaux sous-jaceus. Il résulte de cette admirable disposition , que ces fibres ligamenteuses , sans être très-extensibles, donnent une extrême souplesse à la colonne vertébrale. Quand cette tige osseuse est portée dans l’extension, ces fibres se redressent et tendent à devenir verticales, par l’écartement de la partie antérieure des corps des deux vertèbres auxquelles elles s’insèrent; lorsqu’au contraire les corps de deux vertèbres contiguës se rapprochent, pendant la flexion, elles se couchent et tendent à devenir horizontales. Ces mouvemens de redressement et de dépression des fibres intervertébrales se passent en sens inverse, comme on le conçoit aisément, à la partie antérieure et à la partie postérieure du corps des vertèbres , pendant l’extension et la Pb 5o. lig, j, flexion de la colonne vertébrale. La direction oblique , en sens inverses, de ces mêmes plans * de fibres, borne également les mouvemens de torsion de la colonne vertébrale, qu’ils aient lieu de gauche à droite, ou de droite à gauche.

Ces fibres , plus rares en arrière qu’en avant , laissent entre elles des intervalles plus larges à mesure qu’on s’approche du centre de chaque fibro-cartilage. On trouve dans ces intervalles une substance molle, pulpeuse, homogène, visqueuse, placée dans le tissu Pb5o, lîg. î. fibreux , et entourant, d’après M. Pailloux , une capsule synoviale irrégulière. Quand on coupe horizontalement les fibro-cartilages, et qu’on les trempe dans l’eau, chaque portion s’imbibe du liquide , se renfle, et prend une forme conique.

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