‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 63 sur 217 · DES CARTILAGES COSTAUX · texte numérisé non relu

DES CARTILAGES COSTAUX

Ces carlilages sont en nombre égal h celui des côtes qu’ils terminent et prolongent en Pi. 25avant. Ils different entre eux sous le rapport de leur longueur , de leur largeur et de leur di rection.

Celui de la première côte est très-court : les sulvans augmentent successivement de longueur, jusqu’à celui de la septième. Ceux des cinq côtes inférieures deviennent de plus en plus courts. Celui de la douzième n’a ordinairement qu’un pouce environ d’étendue.

l.eur largeur diminue depuis le premier, qui est assez large , jusiiu’au dernier, qui est fort étroit. Examinée dans chacun des cartilages en particulier, la largeur est à peu près égale dans toute l'étendue des deux premiers; dans les autres elle diminue en se rapprochant du sternum. Cependant les sixième , septième et huitième se dilatent à leur partie moyenne, de sorte qu’ils se touchent par leurs bords.

Le premier descend un peu ; le second est horizontal ; les quatrième , cinquième , sixième et septième sont obliques en haut et en dedans , et semblent sc recourber pour monter vers le sternum : en cela ils affectent une direction opposée à celle des côtes , dont ils proviennent. Celte obliquité est encore plus prononcée dans les cartdages des trois premières fausses côtes. Dans les deux dernières côtes , les carlilages ont à jieu près la même direction que ces os.

Le corps des carlilages costaux est un peu convexe en avant, et concave en arrière; pi, 5i,ji leurs bords sont arrondis ; le supérieur est concave et l’inférieur convexe : dans les sixième , septième et huitième cartilages , les bords correspondans se touchent et s’articulent ensemble au moyen de facettes oblongues.

\'exlrém.iU; externe des carlilages offre une surface ohlongue, convexe, rugueuse, qui est unie fort intimement avec la portion osseuse de la côte. Il n’y a pas de ligamens pour affermir cette union , seulement le périoste de la côte se continue avec le périchondre du cartilage.

\' extrémité interne dans les cinq ou six cartilages qui suivent la première, est munie de deux facettes formant par leur réunion un angle saillant, lequel est reçu dans les excavations des bords du sternum. Dans les trois premières fausses côtes, cette extrémité s’unit au bord inférieur du cartilage qui est au-dessus ; dans les deux dernières , elle est libre et pointue.

Ces cartilages sont blancs, très-élastiques, et s’ossifient naturellement dans l’àge adulte.

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