‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 75 sur 217 · DES GAÎNES FIBRECSES ET DES BOURSES SYNOVIALES DES TENDONS · texte numérisé non relu

DES GAÎNES FIBRECSES ET DES BOURSES SYNOVIALES DES TENDONS

Les gaines fibreuses sont aux tendons ce que les aponévroses sont aux muscles, c’està-dire qu’elles forment avec les os des espèces d’anneaux osséo-fibreux qui renferment les tendons et les retiennent contre les os.

La forme et la disposition des gaines fibreuses des tendons sont fort variables. Je les ferai connaître chacune en particulier.

Le glissement des tendons sur les gouttières des os dans l’intérieur des canaux fibreux, est facilité par des bourses synoviales auxquelles on a encore donné le nom de capsules muqueuses , gaines mucilagineuses des tendons. C’est aux travaux de Fourcroy, de Monro et de Béclard, qu’on est redevable de la connaissance exacte de ces productions membraneuses , qui sont minces , diaphanes , et présentent la même organisation que les membranes synoviales des articulations. Elles sont lubréfiées à l’intérieur par une synovie peu abondante. Leur forme, leur étendue et leur disposition présentent une infinité de variétés. Quant à la manière dont elles se comportent relativement aux tendons, on voit qu’en général les unes sont vésiculaires , et ne revêtent ces organes que sur une de leurs faces, tandis que les autres sont vaginales ou vaginijormes , c’est-à-dire qu’elles recouvrent d’une part les tendons dans toute leur circonférence , en les entourant d’une gaine complète, et tapissent de l’autre la coulisse fibreuse qui leur donne passage. En se portant des tendons sur leur gaine, ces membranes forment deux culs-de-sac circulaires , l’un en haut et l’autre en has.

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