‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain [electronic resource] (volume 2)Chapitre 86 sur 217 · III. RÉGION PALPÉBRALE · texte numérisé non relu

III. RÉGION PALPÉBRALE

Elle est formée par les M. orbiculaire des paupières , sourcilier et élévateur de la paupière supérieure.

Muscle orbiculaire des paupières ou palpébral (^).

Ce muscle est placé autour de l’orbite , et occupe la plus grande partie de la région supérieure et latérale de la face. Il est large, membraneux , formé de fibres concentriques, et fendu au milieu par l’ouverture des paupières. Ses fibres ont en dedans trois insertions distinctes : 1° Tune supérieure, aux apophyses ascendante de Tos sus-maxillaire et nasale du frontal ; 2° la seconde inférieure , au bord antérieur de la gouttière lacrymale , et à la partie voisine delà base de l’orbite ; 3° la troisième moyenne, aux deux bords et au-devant d’un petit tendon qui s'attache à l’apophyse montante de Tos sus-maxillaire , se dirige horizontalement en dehors , et se bifurque au niveau de la commissure interne des paupières pour se continuer avec leurs cartilciges tarses. Ce tendon donne naissance en arrière à une expansion aponévrotique qui recouvre le sac lacrymal et se fixe à Tos unguis. Les fibres supérieures et inférieures du muscle papébral se contournent en sens inverse au-dessus et au-dessous de Torbite , et vont se réunir à sa partie externe en foi’inant une sorte de raphé; les fibres moyennes, peu apparentes, fort pâles, suivent la même direction que les précédentes, et forment une couche musculeuse très-mince au-devant de Tune et l’autre paupière. Ce muscle est recouvert par la peau; il est appliqué sur le contour de Torbite, l’apophyse orbitaire externe, Tos de la pommette, l’aponévrose temporale, les M. sourcilier, grand zygomatique, et élévateur propre de la lèvre supérieure ; au niveau des paupières , il est appliqué sur les cartilages tarses.

Ce muscle rapproche les paupières Tune de l’autre. Il peut aussi abaisser le sourcil et élever la joue, dont il augmente la saillie; il facilite le passage des larmes vers le grand angle de l’œil.

Muscle sourcilier (3).

Ce muscle est placé sur l’arcade sourcilière du coronal. 11 est court , mince , et décrit une courbure semblable à celle de la saillie osseuse sur laquelle il est couché. Il se fixe

(i) M. mastoïdo-oriculare . Chauss. Musculi retrahentes auriculam. Soè'mm.' — (2) 31. naso-palpébral. Cliauss. 31. orbicularis palpebrarum. Soemm. — (3) 31. fronlo-sourcilier. Chauss. 31. corrugator supercilii. Socmm.

Texte. 1 8

PI 62, fig. 2.

PI 63, 6g. J.

PI 62, 6g. I .

PI. 63, 6g. I .

PI. 62, 6g. I .

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par de courtes fibres aponévrotiques, en dehors de la bosse nasale et à l’arcade sourcilière, et se termine en pointe vers le milieu de l’arcade orbitaire, où il se confond avec les M. frontal et orbiculaire des paupières qui le recouvrent. Il est appliqué sur le frontal. Quand il se contracte, il tire et abaisse vers le nez la peau du sourcil , dont il redresse les poils : il agit surtout dans la colère, les passions tristes et haineuses.

Muscle élévateur de la paupière supérieure (0.

PI. 6f, (ig. I. Situé dans l’intérieur de l’orbite, le long de la paroi supérieure de cette cavité, ce muscle est grêle, long, aplati, irrégulièrement triangulaire. Il se fixe en arrière, par une courte aponévrose , à la face inférieure de la petite aile du sphénoïde , au-devant du trou optique. A partir de ce point , il se porte horizontalement en avant jusqu’à la partie supé- Pl. Gj, (ig. 2, rieure du globe de l’œil, au-devant duquel il se recourbe, en donnant naissance à une large aponévrose : celle-ci se fixe au bord supérieur du cartilage tarse de la paupière correspondante, et envoie une expansion fibreuse au ligament palpébral, vers la région externe de l’orbite. Ce muscle est recouvert en haut par la voûte de l’orbite et le ligament palpébral ; en bas il est appliqué sur le M. droit supérieur de l’œil, et revêtu par la conjonctive.

Il relève la paupière supérieure , et la tire en arrière , en l’enfonçant dans l’orbite.

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