DU CERVEAU
11 forme la portion la plus considérable et la plus élevée de l’encéphale , et occupe toute la pai tie supérieure de la cavité du crâne. Il s etend des fosses coronales aux fosses occipitales supérieures , et appuie d’avant en arrière sur les voûtes orbitaires , sur les fosses moyennes de la base du crâne et sur le repli fibreux de la dure-mère, qu’on nomme la tente du cervelet. Ovoïde, comprimé sur les côtés et aplati en dessous, il présente sa petite extrémité en avant.
On distingue au cerveau une face supérieure et une face inférieure.
La face supérieure est convexe , arrondie, et en rapport avec les os de la voûte du crâne, sur lesquels elle semble moulée. Elle est divisée sur la ligne moyenne par une scissure profonde, occupée par la grande faux de la dure-mère : cette scissure partage le cerveau en avant et en arrière dans toute sa hauteur ; au milieu elle est limitée par une lame blanche, qu’on nomme le corps calleux ou le mésolobe.
Le cerveau est partagé par la scissure précédente en deux moitiés, que l’on nomme hémisphères ou lobes cérébraux. Ces hémisphères, l’un à droite, l’autre à gauche, ont chacun la forme d un quart cl’ovoïde. Leur face inlerne est aplatie, verticale, en rapport avec celle du lobe opposé , et présente profondément entre elle et le corps calleux un enloncement longitudinal , dans lequel sont placées des artères. Leur face supérieure est externe , convexe et arrondie.
La surface des hémisphères du cerveau est couverte cl’un grand nombre d’éminences arrondies, flexueuses, ondulées, qui se pénètrent mutuellement, et ont été nommées circonvolutions cérébrales. Ces éminences sont séparées par des sillons flexueux appelés anfractuosités du cerveau. 1 1
Le nombre , le volume , la forme des circonvolutions cérébrales sont fort variables : plus ou moins volumineuses, plus ou moins nombreuses chez les divers individus, rarement se ressemblent-elles du côté droit et du côté gauche. Il en est de même des anfractuosités; elles ont tantôt beaucoup de longueur, tantôt elles sont très-courtes; leur profondeur est d’un pouce environ; elles sont longitudinales, transversales ou obliques droites ou flexueuses, souvent divisées et subdivisées; elles se prolongent à la face inférieure du cerveau.
La face inférieure ou la base du cerveau est partagée par des enfoncemens , en plusieurs saillies distinctes que l’on a nommées les lobes ou lobules du cerveau , et qui occupent la base des hémisphères. Ces lobes sont au nombre de trois de chaque côté. L’un antérieur c e forme triangulaire, un peu déprimé, appuie sur la voûte orbitaire; le second moyen est tres-saillant , et remplit les fosses latérales et moyennes de la base du crâne • le troisième ou postérieur , est un peu déprimé, et repose sur la tente du cervelet
La base du cerveau offre d’avant en arrière, sur la ligne médiane , une fente qui forme extrémité anterieure de sa grande scissure interlobaire, et qui est occupée pa!- la faux ceiebrale dans son tiers anterieur seulement. Cette fente est limitée en haut par la partie « nteueuie du corps calleux , et sépare les deux lobes antérieurs. Ceux-ci offrent mm sur plane, triangulaire, retrecie en avant, plus large en arrière. En dedans de chacun
PI. 1 49, fig. r, PI. i5o.
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Pi. i5i,fj'g. i,
PI. i5i, fig. r j
Pl.i5i,fig.i,
Pi. ï52.
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Pi. j52.
Fl. i52.
MANUEL
de ces lobes on volt un sillon profond, rectiligne, longitudinal, dans lequel est reçu le nerf olfactif. En dehors de ce sillon existent des circonvolutions et des anfractuosités moins prononcées que celles de la face supérieure de l’organe.
Entre les lobes antérieur et moyen, existe la scissure de Sylvius , grand enfoncement transversal , qui se prolonge obliquement en haut et en arrière sur la face externe de l’hémisphère , où il se confond dans les anfractuosités de cette région. La scissure de Sylvius répond au bord postérieur des ailes du sphénoïde; elle se continue en dedans à angle droit avec une autre scissure qui se prolonge longitudinalement en arrière. Cette dernière est bornée en dehors par le lobe moyen , et en dedans par le nerf optique et le pédoncule antérieur de la protubérance cérébrale; elle se continue en arrière avec une autre fente dont il sera bientôt fait mention. Vers le point de réunion des deux scissures précédentes, on observe une surface blanchâtre , percée d’ouvertures assez considérables qui donnent passage à des vaisseaux. Entre les deux scissures de Sylvius on trouve la commissure des nerfs optiques. De la face supérieure de cette dernière s’élève une membrane grisâtre, demi-transparente, assez résistante, qui se porte à l’extrémité antérieure du corps calleux, et ferme en avant le troisième ventricule du cerveau.
Derrière la commissure des nerfs optiques on observe une couche grisâtre [tuber cincreum ) qui adhère à ces nerfs, et se prolonge en arrière jusqu’aux éminences mamillaires. Elle concourt a former le troisième ventricule , et renferme à son centre un petit noyau de substance blanche.
Le tuber cinereum donne naissance , par sa partie moyenne , à un prolongement conique, mince, grisâtre, qu’on nomme la tige pituitaire. Cette tige est pleine, et se termine inférieurement à un petit corps mollasse , logé dans la fosse sus-sphénoïdale , et qu on appelle la glande pituitaire. La glande pituitaire est arrondie et allongée transversalement; elle est composée de deux portions adossées et distinctes , bien que très-adhérentes l une à l’autre. La première de ces deux portions est antérieure et plus volumineuse que la seconde; elle est réniforme , convexe en avant , échangrée en arrière , d’une couleur jaune cendrée : la seconde partie de la glande pituitaire est molle, pulpeuse, plus claire que la précédente, et comme imbibée d’un liquide blanchâtre, visqueux.
Les tubercules mamillaires ou pisiformes sont situés derrière le tuber cinereum ; ils ont le volume et la forme d’un petit pois : blancs en dehors , grisâtres à l’intérieur, ils sont unis par une petite bandelette de substance grise très -molle, qui fait partie du plancher du troisième ventricule.
Derrière les tubercules mamillaires, entre les pédoncules antérieurs delà protubérance cérébrale, se trouve une lame de substance blanche, de forme triangulaire, qui fait partie du troisième ventricule.
En dehors des pédoncules antérieurs de la protubérance cérébrale , on voit de chaque côté le lobe moyen du cerveau séparé du postérieur par un sillon superficiel , oblique d’avant en arrière, et qui répond au bord supérieur du rocher. Ces lobes moyens et les postérieurs sont couverts de circonvolutions et d’anfractuosités bien moins pi'ononcées qu’à la face supérieure du cerveau. Les anfractuosités surtout sont beaucoup moins profondes.
On observe , entre les lobes postérieur et moyen d’un côté et ceux de l’autre , la grosse