‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 199 sur 279 · PI. 205, 20 J · texte numérisé non relu

PI. 205, 20 J

PL 205 , 20Ô, Gg. 1, 2.

PI 211, Gg. 1 .

PL 211 , fig. I.

l'un et l'autre poumon elle est parcourue , clans toute son etendne , par une scissure profonde oblique de haut en bas et d'arrière en avant , qui divise 1 organe en deux lobes , l'un supérieur plus petit , l’autre inférieur plus grand. Mais le lobe supérieur du poumon droit est divisé en deux portions par une scissure secondaire, dirigée en sens oppose a a précédente et dont l'étendue ainsi que la profondeur varient beaucoup. On voit que le Lie moyen , ou le troisième lobe du poumon droit , n'est qu'un appendice du lobe supérieur. La face interne des poumons répond aux médiastins et au péricarde Elle est concave, e, celte concavité est plus prononcée sur le poumon gauche, pour s accommoder a la saillie considérable du cœur dans cette région de la poitrine. Sa partie moyenne ivi nassaee aux. bronches et aux vaisseaux pulmonaires. .

Les^ deux faces du poumon, en se réunissant en avant , forment un bord mince, mreo-ulier angulaire , oblique , qui, dans le poumon gauche , présente mfeneurement une échancrure, laquelle reçoit la pointe du cœur. En arrière, il resuite de cette reunion des faces un bord épais et arrondi, qui est reçu dans l’angle rentrant forme parles cotes

^""stconcave^t appuie sur la convexité du diaphragme. Elle est circonscrite par un bord tranchant , onduleux , qui descend entre le diaphragme

PaLeurh^mmT!eLTondi , bosselé, monte au niveau de la première côte, et quelquefois un peu au-dessus chez les personnes dont la poitrine est retrecie.

Les poumons sont formés par des lobules qui sont composes de canaux bronchiques et de vésicules pulmonaires, de vaisseaux sanguins et lymphatiques , de nerfs et de cellulaire.

9o De U trachée-arlire et des bronches , ou de, conduits aérifères des poumons.

La trachée-artère est située au-devant de la colonne vertébrale et s'étend de la partie

iss n; f " a=

cellulaire6 très-lâche , par le thymus, la veine sous-clavière gauche, le tronc brach.o-cephalique et la crosse de l’aorte. Elle est couchée supérieurement sur 1 œsophage , et mferieurement sur le corps des vertèbres. Elle est en rapport de chaque cote avec les arteres carotides primitives, les veines jugulaires internes, les nerfs pneumo-gastnque et glan

*V "vcÎlrémü 'é supérieure de la trachée-artère est unie au bord inférieur du carulage cri-

roïde au moyen d’une membrane fibreuse. . , ..

Son cxtrélité inférieure se divise en deux tuyaux cylindriques plus petits, qu on app bronches. Les bronches, distinguées en droite et en gauche, descendent en s ecar an “ de l’autre presque à angle droit, et pénètrent chacune dans le poumon correspond , au «Ci de "quatrième vertèbre clorsale. La bronche droite embrassée par la cou bure de la veine azygos et par l’arcade de l’artère pulmonaire droite, est plus

lieuse , plus eourle , et marche plus horizontalement que la gauche : celle-ci est embrassée par l’aorte et l’artère pulmonaire gauche. Parvenues dans les poumons , les bronches se partagent en deux et quelquefois trois branches. Destinée à l’un des lobes pulmonaires , chacune de ces branches , dans son trajet à travers ce lobe qu’elle parcourt, donne naissance à un plus ou moins grand nombre de rameaux, d’autant plus petits qu’ elle-même PJ. aia.fig.y, a diminué davantage de volume. Ceux-ci, en se dirigeant dans tous les sens, se divisent à leur tour , et se subdivisent plusieurs fois ; et les vésicules pulmonaires , d’après Reis- 4> 7> 9seisen , ne sont autre chose que les extrémités arrondies des derniers ramuscules bronchiques réduits à une très-grande ténuité. Cet anatomiste compare ces extrémités globulaires à celles d’un chou-fleur.

Les conduits aérifères des poumons sont composés de cerceaux fibro-cartilagineux , de membranes, de vaisseaux sanguins et lymphatiques, de ganglions lymphatiques, de glandes mucipares et de nerfs.

Les cerceaux Jibro-cartilagineux sont des anneaux incomplets, interrompus dans leur PJ 21 1, fi«. 1, tiers postérieur. Au nombre de seize à vingt à la trachée-artère, ils sont placés horizonta- h lcment les uns au-dessus des autres , et séparés par des intervalles membraneux. Leur face externe est recouverte par la membrane fibreuse de la trachée; leur face interne est tapissée par la membrane muqueuse. Leurs bords donnent attache à la membrane fibreuse qui les sépare. Il n’est pas rare de voir des cerceaux de la trachée-artère se réunir entre eux. Le premier est assez large , et se confond quelquefois avec le cartilage cricoïde : le dernier , beaucoup plus large encore, est triangulaire, et sa partie moyenne se prolonge en bas en P!. 211. fi™. 5. forme de pointe, pour s’accommoder aux deux premiers anneaux des bronches, avec lesquelles il se trouve en rapport.

Les cerceaux des bronches ne diffèrent des précédens qu’en ce qu’ils sont plus petits , PI.2ii,fig. 1. et quelques-uns formés de plusieurs pièces. Mais dans les divisions bronchiques on ne pl-2l3>fig-6. trouve plus que des plaques, puis des grains cartilagineux irréguliers , de forme variable, qui diminuent peu à peu de volume, et disparaissent enfin tout-à-fait dans les ramuscules qui n’offrent plus qu’une demi-ligne de diamètre, ainsi que l’a constaté Sœmmerring. On les observe surtout aux ramifications des bronches et des rameaux bronchiques, à l’affaissement desquels ils s’opposent efficacement.

La membrane fibreuse des conduits aérifères des poumons s’attache à la circonférence PI. 211, fi™. 1. inférieure du cartilage cricoïde. Elle s’amincit de plus en plus à mesure qu’elle s’enfonce dans les poumons, et, suivant Pieisseisen, elle finit avec les grains cartilagineux dont nous avons parlé. Elle est interrompue en avant par les fibro-cartilages , qui paraissent développés dans son épaisseur, et au-devant desquels elle envoie des fibres peu abondantes.

En arrière elle est aplatie, et l’on voit sur sa face extérieure un grand nombre de granu- PI. 2ii,fig.2. hâtions rougeâtres, qui ne sont autre chose que des glandes mucipares , dont les conduits excréteurs viennent s’ouvrir à la surface de la membrane muqueuse. En dedans la membrane fibreuse est appliquée antérieurement , et dans l’intervalle des fibro-cartilages , sur la membrane muqueuse; postérieurement elle est en contact immédiat avec une couche de fibres musculaires transversales, qui s’attachent aux extrémités des cerceaux cartilagineux, et complètent le canal formé par eux. Cette couche musculeuse joue, suivant Reisseisen , P].ai3,fig. 1. un grand rôle dans les fonctions des conduits aérifères. A mesure que les cerceaux carti-

Vl.ai3, fig

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lagineux des bronches diminuent detendue et se déforment, ces fibres deviennent de plus en plus circulaires. Reisseisen les a suivies très-loin , et il pense que cette couche se prolonge jusqu’aux extrémités des rameaux bronchiques , quoique l'œil, même armé de fortes loupes , ne puisse plus les y apercevoir.

A l'intérieur de cette couche musculeuse on trouve un plan de fibres longitudinales , assez apparentes il travers la membrane muqueuse et dans toute son étendue , mais sui tout à la face postérieure de la trachée , et vers sa division. Ces fibres, décrites et représentées d’abord par Morgagni, ont été étudiées avec un très-grand soin par Reisseisen , et dessi- ,t. nées dans son bel ouvrage 11 les compare au tissu de l’utérus, ou à la tunique propre des artères. Elles se prolongent jusque sur les derniers ramuscules bronchiques , et ce sont elles qui donnent au poumon l’elasticite dont il jouit, meme après la mort.

Enfin une membrane muqueuse continue à celle du larynx, et qui se prolonge jusque dans les vésicules pulmonaires , revêt la face interne des canaux aérifères des poumons , et toutes les parties que nous avons successivement examinées. Mince et rougeâtre , elle présente en arrière des rides très-prononcées qui dessinent le trajet des fibres longitudinales placées au-dessous d’elle : elle est criblée par les ouvertures des canaux excréteurs s.2. des glandes trachéales. Son organisation ne diffère pas de celle des autres membranes muqueuses. On n’est pas d’accord sur l’existence de l’épithélion à sa surface interne.

" 2. La bifurcation de la trachée-artère et les bronches sont recouvertes d’un assez grand nombre de corps plus ou moins volumineux, et de forme variable, qu’on appelle glandes bronchiques. Ces glandes sont d’une couleur noire chez l’adulte, et d’un tissu assez mou. Plusieurs anatomistes ont prétendu avoir vu leurs conduits excréteurs ; mais la plupai t en nient l’existence , et considèrent ces corps comme des ganglions lymphatiques.

La trachée-artère reçoit de nombreux vaisseaux qui viennent des artères thyroïdiennes supérieures et inférieures ; les nerfs lui sont fournis par le pneumo-gastrique. i^.a, Les nerfs des poumons proviennent directement du nerf vague ou des plexus pulmonaires. Les uns, superficiels , entourent le poumon, et se distribuent au tissu cellulaire inter-lobaire et sous-pleural. D’autres suivent le trajet de l’artère pulmonaire et de ses divisions , et se terminent dans les parois de ces vaisseaux , dans celles des artères bionchiques , des bronches , et dans le tissu cellulaire inter-lobulaire. Le plus grand nombre enfin accompagne l’artère bronchique, et se porte avec elle sur les parois des bronches, où ils forment des réseaux fort élégans, que Sœmmerring a suivis jusqu’aux ramifications bronchiques d’une demi-ligne de diamètre.

Les vaisseaux sanguins des poumons sont 1 artère pulmonaire , 1 artère bronchique et les veines correspondantes.

fio 3 L’artère bronchique se divise en rameaux superficiels et profonds. Les rameaux superficiels se dirigent vers la face externe du poumon , et s’y terminent en un réseau capillaire 1 ' très-serré. Les rameaux profionds suivent le trajet des bronches, envoient des ramifications au tissu cellulaire interlobulaire , et s’épanouissent en vaisseaux capillaires dans 1 épaisseur de la membrane muqueuse des conduits aérifères. fL. Les divisions de l’artère pulmonaire accompagnent également les rameaux des bronches; elles donnent à chaque vésicule pulmonaire une ramification qui se divise à sa surface en un réseau capillaire très-délié; elles en jettent d’autres dans les intervalles interlobu-

laires, et en envoient à la surface externe des poumons, pour s’anastomoser avec les rameaux profonds et superficiels de l’artère bronchique.

Les dernières ramifications de l’artère pulmonaire donnent naissance aux radicules des peines du meme nom. Ces veines augmentent successivement de volume, marchent a cote et au-dessous des artères correspondantes, communiquent assez fréquemment avec

les veines bronchiques, et se réunissent enfin dans chaque poumon, en deux gros troncs. b

Les vaisseaux lymphatiques des poumons sont extrêmement nombreux. Les uns , super- Ji ciels , sont placés sous la plèvre, et surtout dans les scissures interlobaires; les autres profonds , accompagnent les canaux vasculaires et aérifères, derrière lesquels ils sont piaces : de fréquentes anastomoses ont lieu entre les uns et les autres.

Je viens de décrire tous les élémens du tissu pulmonaire , si j’en excepte le tissu cellulaire. Celui -ci séparé et unit tout h la fois les bronches et les vésicules, les vaisseaux sanguins et lymphatiques, et les nerfs: il forme avec ces diverses parties, en les entourant d’une espèce de membrane, ce que l’on nomme des lobules pulmonaires. Ces lobules ont des formes très-variables. Séparés les uns des autres par cette couche celluleuse que on aperçoit très-bien en déchirant un poumon après l’avoir soumis à la coction , ils ne communiquent entre eux qu’au niveau de l’embranchement des canaux aérifères et sanguins. Les poumons sont entièrement formés par la réunion d’un grand nombre de ces lobules.

3° Des plèvres.

Les plèvres sont deux membranes séreuses qui représentent deux sacs sans ouverture , PI. 2 comme toutes les membranes du même ordre, et revêtent d’une part la face interne de a poitrine , et de l’autre la face externe des poumons et du péricarde. Si l’on suppose les p evres commençant vis-à-vis les apophyses transverses des vertèbres dorsales , on peut ainsi suivre leur trajet. Après avoir recouvert les ganglions nerveux du thorax, les articulations costo-vertébrales, elles se portent sur les parties latérales du corps des vertèbres.

-a elles se rapprochent 1 une de l’autre, mais elles laissent entre elles un espace quadrilaterc , appelé médiast in postérieur , qui loge l’aorte , l’œsophage , la veine azygos , le canal îoracique , les canaux aenferes des poumons, un grand nombre de ganglions lympha-

vmébrak JCaUC°Up de t,SSU cellu!aire- Le médias tin postérieur est parallèle à la colonne

En se dirigeant en avant , presque contiguës Tune à l’autre, les plèvres gagnent bientôt

aSfaceCCS r f ^ér}caTde : el,es en couvrent une petite étendue, se portent sur

la lace postérieure des vaisseaux pulmonaires, et de là sur les poumons eux-mêmes. Elles

tapissent successivement toute la surface de ces organes , pénètrent dans leurs scissures , lecouxient leur face interne, la partie antérieure des vaisseaux pulmonaires, et regagnent es aces latérales du péricarde. Parvenues à la partie antérieure de ce dernier, les plèvres se rapprochent de nouveau en sc dirigeant vers la face postérieure du sternum, mais e les ne se réunissent pas , et il reste entre elles , dans ce trajet du péricarde au sternum , un intervalle nommé médiaslin antérieur. Le médiastin antérieur, oblique de haut en bas

MANUEL

PI. 2o5.

e, de droite à gauche , très-étroit à sa partie tienne ^

les branches inférieures seraient beaucoup ^ «W. aïec celu; de l’abdo-

inférieureinent par du l.ssu et» b S ^ sa partie supérieure. - Des parues ni en a travers le diaphonie. U e costaux: et sur les côtes;

latérales du sternum, les ^ ^ , « après avoir formé elles revetent les muscles , les - Pi s’être prolongées en bas

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que sur le diaphragme. tout en contact avec elle-même,

Dans l'état naturel la surface ...terne des P'eves , partout en eo

est lisse polie, libre d’adhérence, et sans cesse lubrtf.ee par une vapeur

grand nombre de vaisseaux lymphatiques.

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