DES DEXTS TEMPORAIRES OU DE LAIT
Vers l’âge de cinq ans, lorsque la première dentition est achevée, l’enfant présente vingt dents , dix à chaque mâchoire ; quatre incisives , deux canines et quatre molaires : pj J2 8 on leur a donné le nom de dents de lait , temporaires ou caduques. Ces dents se distinguent 9de celles de 1 adulte, qu’on nomme persistantes, par plusieurs caractères; leur couleur est en général d’un blanc-bleuâtre; leur volume est bien moins considérable; leur bord tranchant est plus mince , leur couronne plus arrondie et plus ramassée. Les quatre
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molaires de lait n’ont point la forme des quatre bicuspidées qui doivent les remplacer; elles ont plutôt de la ressemblance avec les molaires de l’adulte. La première a trois tubercules en dedans, et deux seulement en dehors. La seconde est plus grosse, plus arrondie, et offre cinq tubercules, dont trois sont externes et deux internes; près du collet on voit un renflement particulier.' Ces dents ont ordinairement deux racines fortes et très-éeartées à la mâchoire inférieure , et trois à la mâchoire supérieure.
de la structure des dents.
Les dents présentent à l’intérieur une cavité proportionnée à leur volume et accommodée à leur forme; cette cavité , plus large dans le corps de la dent , se continue par un ou plusieurs prolongemens à travers les racines , pour s’ouvrir à l’extérieur par de petits ■ l5> trous dont le nombre égale celui de ces racines. Les dents sont formées d’un noyau trèsdur qu’on appelle la portion osseuse ou Y ivoire , et recouvertes à leur couronne par une substance blanche qu’on nomme Y émail. L’ivoire forme la racine , le collet , et la plus grande partie de la couronne. Cette substance ne présente aucune trace de vaisseaux. Elle est d’un blanc-jaunâtre, très-compacte, et parait formée de lames superposées, emboîtées les unes dans les autres , mais qui sont tellement adhérentes qu’on ne peut les ,3 isoler. L’émail est d’un blanc éclatant ; il forme sur toute la couronne une couche plus «G. épaisse en dehors et vers le sommet qu’en dedans , et qui, vers le collet , devient de plus en plus mince et disparaît au niveau de la racine. La substance émailleuse est bien évidemment formée de fibres radiées , très-serrées , dont une extrémité est implantée perpendiculairement sur la portion osseuse , tandis que l’autre est extérieure et libre , comme les filamens du velours sont fixés sur leur trame commune. Ces fibres sont soyeuses , chatoyantes , intimement unies entre elles par leurs côtés. C’est leur longueur qui détermine l’épaisseur de la couche émailleuse; on les voit très-facilement sur une dent cassée. Quand - on brûle une dent , l’émail reste blanc, et la portion osseuse s’en distingue facilement par sa couleur noire.
Les dents contiennent proportionnellement une plus grande quantité de phosphate de chaux que les autres os ; quand on les soumet à l’action d’un acide , l’ivoire laisse un parenchyme compacte , sans aspect fibreux ni aréolaire ; l’émail ne laisse pas de résidu, fi». 4. Dans la cavité des dents, on trouve la pulpe dentaire, organe mou, grisâtre, sorte de ganglion d’une sensibilité excpiise , lequel se continue avec le pédicule vasculaire et nerveux qui entre par la racine , et dont il ne semble être qu’un épanouissement. La pulpe adhère assez fortement aux parois de la cavité dentaire ; quelques auteurs pensent qu elle est enveloppée par une membrane particulière qui forme le périoste de cette cavité. On n’a jamais vu de vaisseaux en sortir pour pénétrer dans l’ivoire : elle reçoit beaucoup de sang , et ses vaisseaux paraissent se distribuer spécialement à sa surface.