‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 36 sur 279 · PI. T · texte numérisé non relu

PI. T

les mâchoires s’allonger de plus en plus , et le crâne diminuer, de telle sorte que dans les plus dégradés, comme les reptiles et beaucoup de poissons , la tète semble constance presque en totalité par deux mâchoires horizontales qui se trouvent sur e ««J

Dans l’espèce humaine, l’angle facial , mesure selon la méthode de Camper , varie de soixante-cinq à quatre-vingt-cinq degrés , chez l’adulte du moins , car dans 1 enfant , a raison du développement précoce du crâne , et chez le vieillard , a cause du retreeisçemen, des mâchoires et de la chute des dents, il approche de quatre-vingt-dix degres. Dans les tetes de la race caucasienne , il est ordinairement de quatre-vingts degres ; dans ce». de la e ’ mongole de soixante-quinze; dans les nègres de soixante-cinq a soixante-dix. J at tache de montrer les deux extrêmes de l’espèce humaine, en mettant en opposition la tete de Rirliat avec celle d’une femme boschisman.

Le moyen d'appréciation proposé par Camper est peu exact , parce que le développement considérable des sinus frontaux , en poussant en avant le front , releve la ligne «JC» « « | ™ aue la capacité du crâne soit augmentée. Il vaut mieux, comme le conseille M. Cuvier, comparerai es dimensions du crâne et de la face sur une coupe verticale de la tete ; en suivant ce procédé , on voit que dans l’Européen l’aire du crâne est quadruple de celle de la lace ; tandis que celle-ci , dans le nègre , augmente environ d’un cinquième.

La position du grand trou occipital forme un des caractères de la tete humaine. Cette ouverture dans l’homme regarde en bas, et se trouve à peu près au centre de la tete , qui est en équilibre sur la colonne vertébrale. Chez le Nègre elle s’éloigne déjà pour se porter en arrière ; dans les autres animaux , elle devient de plus en plus postérieure , de sorte que 2 2ns les poissons elle regarde directement en arrière. Soëmmerring ayant remarque que le cerveau est moins volumineux , tandis que la moelle est plus grosse chez les animaux que chez l’homme , a établi une échelle de proportion entre la capacité du crâne celle du canal vertébral : pour cela il compare l’aire du trou grand occipital avec 1 an e du ci ane. n suivant cette méthode , on voit que la grandeur relative du trou occipital va en augmentant, à mesure qu’on descend dans les classes des animaux.

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