DES ARTICULATIONS
On nomme articulation l’assemblage de deux ou plusieurs os, et leurs moyens d’union, quels qu’ils soient.
Texte.
18 manuel
Les articulations ont été divisées en deux grandes classes , suivant qu'elles ‘ les os immobiles ou quelles leur permettent d'executer des mouvemens plus ou
Les articulations mobiles ont été nommées àiarlhr oses , on les a divisées en .
1. Diarthrose de continuité ou amphiarlhrosc. Dans cette articulation, les surfaces art. culaires sont unies entre elles par une substance fibro-c'artilag.neuse intermediaire; telle
^ï"TÏÏ^"-^ions, les surfaces articulaires sont simple-
Elle se divise elle-même en énarthrose, lorsque les mouvemens ont heu a 1 aide d une tete reçue dans une cavité profonde, comme l'articulation du fémur avec 1 os coxal, et en arlhrodie, qui est formée par le contact de surfaces peu profondes, presque p , comme l’articulation de l’os maxillaire inférieur avec le temporal, ou celles des os
carpe entre eux. ... *
1! Diarthrose alternative, en charnière, ou ginglyme. Cette articulation ne permet que
mouvemens en deux sens opposés. Elle se divise en ginglyme angulaire, et en ginglyme
' "Zlns le ginglyme angulaire les mouvemens sont réduits à la flexion et à l'extension ; .1 est dit parfaü, si ces mouvemens sont les seuls permis, comme dans 1 articulation de 1 avantbras avec le bras ; et imparfait , s'il peut y avoir aussi quelques autres mouvemens , comme
Dans le ginglyme latéral , la rotation est le seul mouvement qui ait lieu; il est dmible -lorsqu’un os tourne sur un autre par deux points de son étendue , corfime fait le radius a l’égard du cubitus; et simple, si le mouvement se passe dans un seul point , comme on l’observe pour l’articulation de l’arc antérieur de l’atlas avec l’apophyse odontoïde de 1 axis.
Les articulations immobiles, ou synarthroses , appartiennent spécialement aux os qui forment des cavités destinées à garantir les organes qu’elles renferment , comme la tete , le bassin. Elles ont été divisées, sous le rapport de la disposition des surfaces qui se trouvent en
contact en * •
1° Sutures. Les surfaces articulaires se reçoivent à l’aide d’engrénures plus ou moins
profondes. On les a nommées : sutures à queue d’aronde, quand les dentelures qui^ es oirnen ont un pédicule étroit, comme étranglé, ainsi qu’on l’observe à la voûte du crâne; sutures écailleuses ou squammeuses , quand la circonférence d’un os n’offre que peu d inégalités , et se trouve taillée en biseau pour recouvrir l’os voisin ou pour en etre recouverte , ainsi tpi on l’observe pour la suture qui unit le temporal avec le pariétal. 2° Harmonie, lorsque es surfaces ne sont pas engrénées , mais simplement juxta-posees , comme a 1 ai tien ation es deux os maxillaires entre eux. 3° Gomphose , quand des éminences coniques sont imp antees dans des trous , comme les dents , relativement aux alvéoles. 4° Schindylese , lorsque a lame d’un os est reçue dans la rainure que lui offre un autre os , comme cela s’observe pour le bord supérieur du voilier, et la face inférieure du sphénoïde.
L’ensemble des moyens par lesquels l’union des os est assurée , a été nomme symphyse ; ces moyens sont dilferens , suivant les articulations.
Les articulations ont été en général désignées par des noms composés de deux os principaux qui entrent dans leur formation : ainsi , par exemple , on a nommé articulation tcmporo -maxillaire celle de l’os maxillaire inférieur avec le temporal; fémoro-tibiale , celle du fémur avec le tibia; humer o- c ubitalc , celle de l’humérus avec les deux os cle l’avant-bras et le cubitus en particulier, etc.