‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 58 sur 279 · DE LOS DE LA CUISSE, OU DU FEMUR · texte numérisé non relu

DE LOS DE LA CUISSE, OU DU FEMUR

C’est le plus long et le plus fort de tous les os du corps ; il existe seul à la cuisse. 11 est cylindroïdé , légèrement courbé en avant, comme tordu sur lui-même, et dirigé obliquement en dedans et en bas , de sorte qu’il se trouve plus rapproché de celui du côté opposé, à son extrémité inférieure , qu’à la supérieure. Il offre deux extrémités et un

corps.

M AN UE L

PI. 38. Gg. i, 2, 3.

PI. 38. f. g. 1

Pt. 38. fig.

PI. 38. fig.

Extrémité supérieure ou pelvienne. Elle présente trois éminences considérables, savoii :

1° la tête; elle est supérieure et interne aux deux autres apophyses ; elle est hémisphérique, polie à sa surface, munie à son centre d’un enfoncement qui reçoit un ligament, et soutenue par un col assez, étendu , aplati d’avant en arrière, épais à sa hase, formant avec l’os un angle obtus. La tête du fémur s’articule avec la cavité cotyloïde de l’os coxal. 2° Le grand trochanter; il est placé en dehors ; c’est une apophyse épaisse , aplatie, quadrilatère , rugueuse , convexe en dehors , creusée en dedans d’une cavité nommée digitale ou trochantérienne. 3° Le petit trochanter; éminence conique , inégale, dirigée en dedans et en arrière, inférieure aux deux apophyses précédentes pour le volume et la position. Les deux trochanters sont unis en avant par une ligne saillante qui passe obliquement de l’un à l’autre, à la hase du col; une ligne semblable se remarque en arrière et les réunit également.

Extrémité injéneure ou tibiale. Elle est fort volumineuse, formée pai deux gi osses emi— nences nommées les condyles , distingués en externe et en interne. Ceux-ci sont convexes, plus saillans et plus écartés l’un de l'autre en arrière qu’en avant. Ils sont séparés dans le premier sens par une cavité profonde et inégale qui donne insertion aux ligamens croisés; en avant ils sont réunis par une surface concave en forme de poulie , sur laquelle glisse la rotule. Le condyle interne est plus prolongé en arrière, et plus mince que l’externe; il présente en dedans une éminence rugueuse, appelée la tubérosité interne. Le condyle externe est plus saillant e:i avant que le précédent ; il oflre en dehors une saillie inégalé, nommee la tubérosité externe, et au-dessous une coulisse pour l’insertion d’un tendon.

Corps. Il est arrondi et assez volumineux dans son tiers supérieur ; au milieu il se rétrécit; il s’élargit et s’aplatit dans son tiers inférieur. 11 présente une courbure dont la convexité est en avant. Sa face antérieure est large et convexe; X externe regarde obliquement en dehors et en arrière; elle est étroite et concave en haut, convexe en bas. L’ interne est dirigée obliquement en dedans et en arrière; elle est plus large que la précédente.

Ces faces sont séparées par trois bords , dont deux sont latéraux, arrondis, peu marqués; le troisième est postérieur, très - saillant , rugueux; on l’a nommé la ligne âpre; il s’étend des deux trochanters aux deux condyles; en haut il naît par deux lignes, dont l’une externe vient du grand trochanter, tandis que l’autre est interne et descend du petit trochanter. Au milieu, la ligne âpre est très-saillante, et présente le principal conduit de nutrition de l’os; en bas elle se termine par une extrémité bifurquée , dont chaque branche gagne le condyle correspondant.

; Le fémur se développe par cinq points d’ossification , un pour chacune des éminences de l’extrémité supérieure, un pour le corps, et un pour les deux condyles de l’extrémité inférieure.

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