‹ Manuel d'anatomie déscriptive du corps humain représentée en planches lithographiées (volume 4)Chapitre 64 sur 279 · DU SQUELETTE EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DU SQUELETTE EN GÉNÉRAL

Le squelette, formé par l’assemblage de tous les os que nous avons étudiés en particulier, constitue la charpente solide du corps ; il détermine la forme et les proportions de ses prince nales régions. C’est autour de lui que sont attachées et suspendues les parties molles qu il soutient et dont il empêche l’affaissement. Il présente une partie centrale qu on nomme le tronc, et quatre appendices articulés , mobiles ; ce sont les membres. ....

Du tsonc. Il constitue le centre du corps. Verticalement place , il est susceptible de changer de forme et de direction, à raison de la mobilité des pièces osseuses qu, entrent dans sa composition , et des mouvement divers quelles reçoivent des musc es. Il est forme par la tète , la poitrine et le bassin réunis au moyen de la colonne vertébrale. On doit considérer celle-ci comme la base , le centre commun de cette région du corps. Des trois parues qui constituent le tronc , cher l’adulte, la supérieure ou la Uu es, la p us peine; elle repose horizontalement sur la colonne vertébrale, quelle surmonte, et avec laquelle sa base forme un angle droit, soit d’avant en arrière , soit transversalement : elle s articule avec elle a peu près au niveau du point de réunion du tiers postérieur avec les deux tiers anterieurs de son diamètre anléro - postérieur. Sa région faciale regarde en avant ; 1 occipitale en an lere , la svncipitale en haut ; les temporales en dehors , et la gutturale en bas. Sa région postérieure et ses régions latérales ne descendent guère au-dessous du niveau de 1 atlas ; la région faciale se porte plus bas : une ligne horizontale, tirée au niveau du menton , passerait, en eliet, par la troisième vertèbre cervicale. La tête est séparée de la poitrine par un étranglement, lequel correspond au col, et se trouve uniquement formé pai la lésion cervica e lonne vertébrale.

La cavité moyenne du tronc ou la poitrine en forme la partie la plus volumineuse; arti- Pl. 43, 44 culée en arrière avec la colonne vertébrale qui entre dans sa composition , elle est libre en avant et sur les côtés ; en haut et latéralement, elle est recouverte et en partie masquée par les os de l’épaule qu’elle supporte ; en bas et en avant , elle se trouve séparée du bassin par tTne large et grande excavation qui répond à l’abdomen ; en bas et en arrière , elle est supportée et réunie au bassin par la région lombaire de la colonne vertébrale.

Le bassin opposé à la tête par sa position , d’un volume supérieur au sien, mais inférieur Tl- 43 , 4i à celui de la poitrine , forme l’extrémité inférieure du tronc. Le cône tronqué qu’il représente, est dirigé en sens inverse de celui du thorax ; sa base regarde en haut , et correspond à 1» grande échancrure de l’abdomen. La zone osseuse qu’il figure supporte la colonne vertébrale par sa partie postérieure; en avant et de chaque côté, elle est elle-même soutenue par les leux colonnes osseuses que lui offrent les membres inférieurs avec lesquels elle s’articule.

Le tronc, articulé en haut et en bas avec les membres , présente dans sa totalité des plans fort inégaux en avant et sur les côtés. Les parties qui le forment en arrière , au contraire , se rencontrent à peu près sur un même niveau. Les membres se trouvant placés sur les côtés du tronc, qu’ils élargissent transversalement en haut et en bas, font que l'homme repose plus facilement , et plus commodément sur le dos que dans toute autre position.

Des membres. Appendices mobiles destinés à exécuter les grands mouvemens du corps, pj 3 >> les membres sont au nombre de quatre , et disposés symétriquement par paires sur les côtés du tronc auquel ils tiennent par l’une de leurs extrémités, tandis que par l’autre ils sont entièrement libres. Ils représentent chacun une série de leviers articulés les uns à la suite des autres, et d’autant plus nombreux et plus petits, qu’on s’éloigne davantage du tronc.

Un seul os occupe le bras et la cuisse ; deux se rencontrent à l’avant-bras et à la jambe ; le pied et la îîiain résultent de l’assemblage d’un grand nombre. Aussi peut -on inférer de la disposition de ces leviers, que l’étendue de leurs mouvemens va en diminuant, tandis que leur multiplicité augmente, à mesure qu’on les examine de l’extrémité supérieure des membres vers 1 inférieure.

Des membres supérieurs ou thoraciques. Articulés avec le thorax, ces membres pendent naturellement sur les parties latérales du tronc , et ont une longueur telle , que leur extrémité inférieure correspond au milieu de la cuisse. Us sont chacun composés de trente-deux os, et formés successivement, de haut en bas, par l’épaule , le bras , l’avant-bras et la main.

L 'tpanlc occupe les parties latérale et supérieure de la poitrine, dont elle augmente l’éten- Pl. 43, 44. due transversale à l’extérieur. La clavicule en avant, et le scapulum en arrière, forment de 1 épaule un levier coudé dont la branche horizontale, très -étroite, est représentée par le premier de ces os , tandis que la branche verticale, élargie, est constituée par le second.

L épaulé est inclinée en arrière et en dehors, de sorte que la cavité glénôïde de l’omoplate regarde dans ce dernier sens.

Le bras est formé seulement par l’humérus, lequel est recouvert à son extrémité supé- pp^3 pj neure par la voûte osseuse que lui offrent l’extrémité externe de la clavicule et l’apophyse acromion reunies. La surface articulaire de son extrémité inférieure descend plus bas en dedans qu’en dehors , et donne à l’articulation du coude la direction légèrement oblique

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qu elle présente. La tête de 1 humérus se trouve à peu près sur la meme ligne que le condyle interne de son extrémité inférifeure, tandis que la grosse tubérosité de son extrémité supérieure correspond au condyle externe. Le membre superieui offie, au niveau de 1 articulation du coude, un élargissement transversal très-prononcé, qui résulte de la jonction de l’humérus avec les extrémités des deux os de 1 avant-bras.

PL 43, 44- V avant -bras, un peu plus court que le bras auquel il succède, est sensiblement aplati

d’avant en arrière. Les deux os qui le composent , le cubitus en dedans , le radius en dehors , sont disposés de sorte que la partie la plus épaisse de l’un correspond à la plus mince de l’autre , et que la largeur de cette région est à peu près uniforme dans toute son étendue. Ces os ne se touchent que par leurs extrémités supérieure et inferieuie; ils laissent enli e eux un espace appelé inter-osseux , assez large au milieu , rétréci en haut et en bas , et sont aussi dans des rapports tels, que l’extremite supérieure du cubitus s eleve au-dessus de celle du radius, et passe derrière l’humérus pour aller former la saillie du coude, tandis qu’inférieurement le radius descend plus bas que le cubitus. Le radius est en outre situé sur un plan un peu antérieur à celui du cubitus. En haut, c’est le cubitus qui concourt spécialement à la formation de l’articulation du coude, tandis qu’en bas , celle du poignet dépend en plus grande partie du radius. On donne le nom de supination à la position de 1 avant-bras dans laquelle ses deux os sont parallèles, la paume de la main dirigée en avant et le pouce en dehors, le membre supérieur étant supposé pendant sur les côtés du tronc. On appelle pronation cette autre position, dans laquelle la paume de la main est dirigée en arrière et le pouce en dedans. Dans la pronation les os cessent d’être parallèles ; le radius reste bien dans sa place ordinaire à son extr?mité supérieure, mais en bas, il roule et tourne sur le cubitus, dont il croise la direction à angle aigu à sa partie moyenne, de manière que l’extrémité supérieure de cetosse trouve en dehors de l'avant-bras, tandis quel’inférieure est placéeendedans : La main, qui termine le membre supérieur, est aplatie d’avant en arrière , et plus étendue en longueur qu’en largeur. Elle est plus large que 1 avant-bras , surtout a sa partie moyenne.

PI. io, gjj jace (intérieure est concave , et a reçu le nom de paume ou de face palmait c dr la main ; sa

face postérieure est légèrement convexe; on la nomme le dos ou la face dot sale de la main . Son bord externe ou radial est plus épais et moins étendu que l'interne ou le cubital. La main se divise en carpe , métacarpe et doigts.

PJ. 37.fig.10, Pf carpe , formé par la réunion des huit petits os que nous avons étudies séparément , est

ovale dans le sens transversal , et aplati d’avant en arrière. Sa face antérieure est concave et forme une profonde gouttière , laquelle est limitée par quatre eminences saillantes . de celles-ci deux sont en dehors , et appartiennent au scaphoïde et au trapèze ; les deux autres sont en dedans : ce sont l’os pisiforme et l’apophyse de 1 os crochu. Sa face postérieure est légèrement convexe, inégale, et marquée d’une ligne onduleuse, transversale, qui indique les articulations des deux rangées des os du carpe entre eux.

PI. 37 . fig. 10, j^e métacarpe , placé entre le carpe et les doigts, représente une sorte de grille quadrilatère, plus large en bas qu’en haut. Concave en avant, convexe en arrière, il offre , entre les os qui le constituent, des espaces allongés qu’on appelle inter-osseux. De ces intervalles, le plus large se rencontre entre le premier et le second os du métacarpe ; il est ouvert en bas , tandis que les autres sont fermés dans ce sens par le contact des têtes des os métacarpiens les unes contre les autres.

Les doigts sont au nombre de cinq ; on les compte du radius vers le cubitus. Le premier s’appelle le pouce, le second Y indicateur ou X index, le troisième le médius ou le doigt du milieu, le quatrième X annulaire, et le cinquième le petit doigt ou le doigt auriculaire.

Les doigts sont rétrécis au niveau du corps des phalanges qui les forment , et dilatés au niveau de leurs articulations : aplatis et concaves en avant, convexes en arrière, assez élar-is à leur base, amincis à leur extrémité libre , ils ont un volume et des dimensions différentes : le doigt médius est le plus long de tous; l’annulaire et l’indicateur viennent ensuite ; le pouce et 1 auriculaire sont les plus courts : sous le rapport de la grosseur, le pouce occupe le premier rang: viennent ensuite le médius , l’indicateur, l’annulaire et le petit doi-t

Des membres inférieurs ou abdominaux. Ils représentent chacun une espèce” de colonne

articulée, destinee a supporter le corps et à en transmettre le poids au sol, sur lequel elle repose par une large base. Cette colonne est comme brisée dans sa partie moyenne • écartée en effet de celle du côté opposé en haut, elle s'en rapproche obliquement jusqu’au niveau du genou, pour descendre ensuite verticalement. A la cuisse elle est mince, courbée en avant et formée par un seul os, le fémur : au genou elle ofTre un volume considérable, et diminue de nouveau a la jambe, où elle est droite. On voit , d’après ce qui précède , qui les fémurs ne sont point parallèles entre eux , mais que séparés supérieurement par tout l’intervalle d une cavité cotyloide a 1 autre, ils se rapprochent beaucoup à leur extrémité inférieure-

aussi leurs deux condyles se trouvent-ils sur le même plan , bien que l’interne soit plus W que 1 externe. 1 »

La jambe , dont la direction est à peu près verticale, diminue de volume graduellement de haut en bas : formée en avant et en dedans par le tibia , en arrière et en dehors par le pu one , e le est plus epaisse dans le premier sens que dans le second , à raison du volume different de ces os. Sensiblement aplatie de dehors en dedans et d'avant en arrière elle offre dans toute sa longueur un espace vide, allongé, rétréci à ses extrémités, qn'o’n nomme 1 espace inter-osseux, et qui dépend de l’intervalle que laissent entre eux le péroné et le tibia a leur partie moyenne. En bas , la jambe s’articule avec le pied à angle droit , et présente pour cette articulation deux saillies connues sous le nom de chevilles ou malléoles. La malléole interne appartient au tibia ; elle est plus grosse , plus courte, et descend moins bas que 1 externe, qui appartient au péroné. 1

Le pied est formé par la réunion de vingt-six os, lesquels sont articulés solidement les uns avec les autres, et se rapportent au tarse, au métatarse et aux orteils. Il a dans h sia, ton , une d, section horizontale , légèrement oblique en avant et en dehors , relativement au plan general du corps. Il est plus prolongé en avant qu’en arrière de la jambe qu'il reçu,, a angle drot. à la réunion de son quart postérieur avec ses trois quarts amélw cm n on : en arrtere la satllte du talon ne dépasse guère le niveau des os de la jambe

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région des mter.8''""'5’ °U'dela desquelles il éprouve un léger rétrécissement dans la

La face supérieure ou le dos du. pied est convexe, inclinée en haut et en dehors; sa face f.neurc ou sa plante est concave , surtout en dedans ; son bord externe, moins fort et moins épais que 1 interne, repose dans toute son étendue sur le sol; l 'interne est concave et se trouve

PI. 37. jfîg. :o

Pl.37.fig.10 1 1 .

pi. 43, 44.

pi. 43, 44.

pi. 42, 43.

PI. 46, fig. r

PI. 42, fig. r.

PL 42, fig- I;

MANUEL

PI. 42. fig. I,

Pl .42.fig. T,

Pi. -fig.

Pi 43, 44-

élevé à sa partie moyenne. Son extrémité postérieure ou le talon est courte , épaisse; 1 antérieure ow la pointe du pied est élargie, mince, et constituée par les orteils.

Le tarse représente une voûte dont la profondeur est augmentée par 1 excavation de la face interne du calcanéum. Les os qui le composent sont disposés sur deux rangées ; l’une postérieure est formée par le calcanéum et l’astragale ; l’autre antérieure , résulte de la réunion du scaphoïde, du cuboïde, et des trois os cunéiformes. Pour l’articulation de ces deux rangées, on voit que la tète de l’astragale , reçue dans l’excavation du scaphoïde , est dirigée en avant, et que la face antérieure du calcanéum, unie au cuboïde, regarde un peu en dehors. Les os de la seconde rangée sont transversalement dirigés.

Le métatarse est composé de cinq os allongés , étroitement unis en arrière , plus mobiles et plus écartés les uns des autres en avant. Le premier ou celui du gros orteil est sur un plan antérieur aux autres; celui du cinquième leur est postérieur; ils laissent entre eux quatre espaces inter-osseux assez étroits, et ont l’apparence d’une espèce de grille convexe en dessus,

et concave en dessous.

Des orteils, c’est le premier qui est de beaucoup le plus volumineux; les autres vont en diminuant de grosseur jusqu’au cinquième. Dans les pieds bien conformes , et surtout chez les femmes , le second orteil , plus long , dépasse un peu le niveau des autres.

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