‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain. Représentée en planches lithographiéesChapitre 131 sur 181 · DES POINTS ET DES CONDUITS LACRYMAUX · texte numérisé non relu

DES POINTS ET DES CONDUITS LACRYMAUX

Les points lacrymaux sont deux très-petites ouvertures, situées sur le bord libre des pi ^ •< c„ 5 paupières, à une ligne et demie de leur angle interne; ces orifices, toujours béans, sont

placés chacun sur un petit tubercule, et dirigés un peu en arrière; ils paraissent conimc deux points noirâtres , quand on les examine en renversant en dehors le bord libre des paupières, et sont entourés d'un bourrelet muqueux d'une couleur rose paie. Le point lacrymal inférieur regarde en haut, en dehors et en arrière; le supérieur est dirigé en bas, en dehors et en arrière. Placés au même niveau, ils ne se touchent qu'en avant , lorsque les paupières sont fermées.

Ces points ne sont que les orifices de très-petits canaux chargés de conduire les larmes dans le sac lacrymal, et qu'on nomme les co7idiiils lacrymaux. Ceux-ci, contenus dans l'épaisseur des paupières, sont un peu plus dilatés que leur orifice extérieur. Le conduit lacrymal supérieur, un peu plus long que l'inférieur, se dirige d'abord en haut dans l'étendue d'une ligne, puis se coude pour se porter en dedans et en bas, le long de la partie interne du bord libre de la paupière supérieure, immédiatement au-dessous de la conjonctive.

Pl.iSg.fig.i '(, Le conduit lacrymal inférieur se porte d'abord verlicalement en bas dans l'étendue d'une ligne, et ensuite se dirige en dedans, en montant légèrement, pour se rapprocher du supérieur, au-dessous duquel il se place. Tous les deux , accolés au niveau de la commissure des paupières, marchent horizontalement l'un au-dessus de l'autre, sans se réunir le plus souvent ; séparés par une cloison, ils sont placés derrière le tendon direct du muscle orbiculaire des paupières jusqu'au sac lacrymal, dans la paroi externe duquel ils s'ouvrent isolément; quelquefois ils se réunissent, et ne présentent plus qu'une seule ouverture dans le sac lacrymal. Ces conduits sont formés par un prolongement de la conjonctive, qui, par ce moyen , communique avec la membrane muqueuse du sac lacrymal.

a" DU SAC LACRYMAL.

Pl. 17, fig. I, On nomme ainsi une petite poche membraneuse qui est placée derrière le grand angle de l'œil et logée dans la gouttière lacrymale, formée elle-même par l'os unguis et l'apophyse montante de l'os maxillaire supérieur. Ce sac est ovoïde , et déprimé de dehors en dedans. Sa paroi externe est recouverte en avant par la peau, par le muscle orbiculaire des

PliSg fis.i/j, paupières, par son tendon , qui le partage transversalement en deux moitiés, dont l'inféi5, 16. rieiire est plus étroite et plus allongée que la supérieure. Cette paroi , en arrière, est recouverte par la conjonctive, et répond à la caroncule lacrymale. La paroi interne du sac lacrymal est adhérente à la gouttière osseuse qui en fait partie. Son extrémité supérieure est arrondie, légèrement dilatée, et fait saillie au-dessus du tendon de l'orbiculaire des paupières. Son extrémité inférieure se continue avec le canal nasal.

Pl.T3t),fig.! ;. l e sac lacrymal est revêtu à l'intérieur par une membrane muqueuse qui se continue avec la conjonctive par les conduits lacrymaux , et avec la membrane pituitaire par le canal nasal. Cette membrane, toujours enduite de mucus, est molle, d'une couleur rose; elle adhère intimement aux os. A l'extérieur , le sac lacrymal est doublé par une membrane fibreuse , blanche , qui se détache de la partie postérieure du tendon du muscle orbiculaire, et vient se fixer à la crête verticale de la face externe de l'os unguis. Cette expansion fibreuse, qu'on a nommée le tendon réfléchi du muscle orbiculaire , est blanche ,

P]. Gj, fig. G. forte, et recouverte elle-même par quelques fibres charnues, qu'on a décrites comme for-

D'ANATOMIE DESCRIPTIVE. 275 mant un mnscle particulier dont la contraction aurait pour effet de comprimer le sac lacrymal , et de pousser les larmes dans le canal nasal.

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