ARTICULATIONS DE LA POITRINE
Ces articulations sont fort nombreuses; elles existent, les unes à la partie antérieure de la poitrine, et les autres à sa partie postérieure. Les articulations antérieures des côtes se font pour les sept supérieures , au moyen de leurs cartilages, qui se portent jusqu'au sternum , tandis que les côtes inférieures s'unissent seulement les unes aux autres par les bords correspondans de leurs cartilages.
DKS CAUTILAGIS COSTAUX.
Ces cartihtges sont en nombre à celui des côtes cpi'ils terminent et prolonj^cnt en Pl. 28. avant. Ils différent entre en\ sous le rapport de leur longueur , de leur largeur et de leur direction.
Celui de la première côte est très-court ; les suivans augmentent successivement de longueur, jusqu'à celui de la septième. Ceu\ de; cinq côtes. inférieures deviennent de plus en plus courts. Celui de la dou/.iome n'a ordinairement qu'un pouce environ d'(keiidue.
Leur largeur diminue depuis le premier, tpii est assez large , jusqu'au dernier, (jui est fort étroit. Evaminée dans chacun des cai-li!ages en particulier, la largeur est à peu près égale dans toute rélendue des deux premiers ; dans les autres elle diminue en se rapprochant du sternum, ('ependant les sixième , septième et huitième se dilatent à leur partie moyenne, de sorte qu'ils se touchent par leurs bords.
Le premier descend un peu ; le second est horizontal ; les quatrième, cinquième , si\ième et septième sont obliques en haut et en dedans , et semblent se recourber pour monter vers le sternum : en cela ils affectent une direction opposée à celle des côtes , dont ils proviennent. Cette obliquité est encore plus prononcée dans les cartilages des trois premières fausses côtes. Dans les deux dernières côtes , les cartilages ont à peu près la même direction que ces os.
Le corps des cartilages costaux est un peu convexe en avant, et concave en arrière: PI, 5i, leurs bunh sont arrondis; le snpt'ricni- csi tonr-ave pi l'infi-rieur convexe : dans les sixième septième et huitième cartilages , les bords correspondans se touchent et s'arliculeni ensemble au moyen de facettes oblongues.
Vexirrmité externe des cartilages offre une surface oblongue, convexe, rugueuse, qui est unie fort intimement avec la portion osseuse de la côte. Il n'y a pas do ligamcns pour affermir cette union, seidement le périoste de la côte se continue avec le périchondre du cartilage.
\.\.rircmkr interne dans les cinq ou si«w cartilages qui suivent la première, est munie de deux facettes formant par leur réunion un angle saillant, lequel est reçu dans les excavations des bords du sternum. Dans les trois premières fausses côtes, cette extrémité s'unit au bord inférieur du cartilage qui est au-dessus ; dans les deux dernières, elle est libre et pointue.
Ces cartilages sont blancs, très-élastiques, et s'ossifient naturellement dans l'âge adulte.
i° .VnTICll.VTIO.NS DES CAUTII-AGES DKS VRAIES COTES AVrC I-E STERNUM.
L'extrémité interne de chacun des cartilages costaux offre une double facette qui est reçue dans l'une des petites cavités anguleuses des bords du sternum. Ces parties con ligues sont revêtues d'ime membrane synoviale fort étroite et peu distincte. On ne trouve pas de membrane synoviale pour le cartilage de la première côte, qui se continue manifestement avec le sternum. On observe assez souvent dans l'articulation du second cartilage un petit faisceau fibreux , sorte de [igament Interarliculaire , lequel se porte de la partie
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moyenne du cartilage au fond de l'excavation du sternum; lorsque cette disposition existe,
11 y a deux membranes synoviales , l'une au-dessus , et l'autre au-dessous du faisceau ligamenteux précédent. Ces articulations sont maintenues chacune par deux ligamens.
Pl. 5i. (ig 1. 1° Ligament anlérieur. C'est un faisceau fibreux , aplati , triangulaire , composé de fibres qui vont se répandre en rayonnant, de l'extrémité interne du cartilage sur la face antérieure du sternum, où elles s'enlre-croisent avec les fibres des ligamens pareils qui sont de l'autre côté, au-dessus ou au-dessous. Toutes ces fibres forment une membrane blanche, nacrée, très-épàisse , qui se confond avec le périoste de l'os. Les fibres supérieures de ce ligament se portent en haut et en dedans, les moyennes transversalement en dedans, les inférieures obliquement en bas et en dedans. Elles sont d'autant plus courtes qu'elles sont plus profondes.
PI. 5i. fig. a. 2° Ligament poslcritur. 11 est moins épais que le précédent, et ses fibres sont loin d'être aussi prononcées , bien qu'elles aient tout-à-fait la même disposition. Ejles se portent en rayonnant, du cartilage sur la face postérieure du sternum. Là, elles s'entre-croisent avec les ligamens voisins , et forment avec eux une membrane lisse , polie, ayant des fibres obliques et d'autres longitudinales. Ces dernières paraissent être indépendantes des liga- . mens, et appartenir en propre au sternum. Pl. r)i.(ig. 1. 3" Ligament costo-xiphuïdien. On nonnne ainsi un petit faisceau fibreux, allongé, trèsmiiice , qui se porte obli(}uement en bas et en dedans , du bord inférieur du cartilage de la septième côte, à la face antérieure de l'appendice xiphoïde sur laquelle il s'épanouit.