‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain, représentée en planches lithographiées. Tome III (volume 3)Chapitre 11 sur 46 · DU SAC LACRYMAL · texte numérisé non relu

DU SAC LACRYMAL

On nomme ainsi une petite poche membraneuse qui est placée derrière le grand angle de l’œil et logée dans la gouttière lacrymale, formée elle-même par l’os unguis et l’apophyse montante de l’os maxillaire supérieur. Ce sac est ovoïde , et déprimé de dehors en dedans. Sa paroi externe est recouverte en avant par la peau, par le muscle orbiculaire des paupières, par son tendon , qui le partage transversalement en deux moitiés, dont l’inférieure est plus étroite et plus allongée que la supérieure. Cette paroi, en arrière, est recouverte par la conjonctive, et répond à la caroncule lacrymale. La paroi interne du sac lacrymal est adhérente à la gouttière osseuse qui en fait partie. Son extrémité supérieure est arrondie, légèrement dilatée, et fait saillie au-dessus du tendon de l’orbiculaire des paupières. Son extrémité inférieure se continue avec le canal nasal.

Le sac lacrymal est revêtu à l’intérieur par une membrane muqueuse qui se continue avec la conjonctive par les conduits lacrymaux, et avec la membrane pituitaire par le canal nasal. Cette membrane, toujours enduite de mucus, est molle, d’une couleur rose; elle adhère intimement aux os. A l’extérieur, le sac lacrymal est doublé par une membrane fibreuse, blanche, qui se détache de la partie postérieure du tendon du muscle orbiculaire, et vient se fixer à la crête verticale de la face externe de l’os unguis. Cette expansion fibreuse, qu’on a nommée le tendon réfléchi du muscle orbiculaire, est l)lanche , forte, et recouverte elle-même par quelques fibres charnues, qu’on a décrites comme for-

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Pl.i39,fig.i4.

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filant un muscle particulier dont la contraction aurait pour effet de comprimer le sac lacrymal, et de pousser les larmes dans le canal nasal.

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