DE LA RÉTINE
La rétine est une membrane nerveuse, grisâtre, très-molle, comme pulpeuse^ demi- Pl.i 4 o.fig. 8 . transparente, qui se trouve au-dessous de la choroïde, et embrasse le corps vitré. Elle commence en arrière autour du tubercule que le nerf optique forme dans l’œil, et s’étend jusque vers la circonférence du crystallin. En avant, la rétine s’amincit de plus en plus, se porte sur les procès ciliaires, pénètre dans leurs intervalles, et paraît finir au niveau de l’extrémité interne de ces plis radiés.
La rétine présente, à deux lignes environ en dehors du nerf optique, une tache ronde,
<i’un jaune assez foncé chez les adultes, plus clair chez les enfans et les vieillards. Celte Pl. i4o,Gg.3, tache, découverte par M. Soëmmerring, est large d’à peu près une ligne ; elle est entourée de plusieurs plis irréguliers, dont un seul parait avoir une existence constante , tandis que les autres sont dus à l’affaissement de l’œil et de la rétine après la mort. Au milieu de la tache jaune on voit un trou arrondi, fort étroit, nommé troa central de la rétine.
La rétine, suivant quelques anatomistes, est formée de deux lames adossées et unies
étroitement l’une à l’autre. L’externe de ces lames est pulpeuse, paraît médullaire, et se détache en partie par la macération. L’interne est plus résistante, sert de soutien a la première : elle est fibro-vasculaire , et a été appelée arachnoïde par quelques auteurs. G est PI. i43,fig.6. elle qui reçoit spécialement l’artère centrale de la rétine. La rétine ne contracte aucune adhérence avec la choroïde qui la recouvre ; elle ne tient à la membrane du corps vitre que par des filamens vasculaires d’une extrême ténuité.
6® DE l’humeur aqueuse et de sa membrane.
On nomme humeur aqueuse une liqueur limpide et transparente qui remplit les deux chambres de l’œil, depuis la cornée jusqu’au crystallin , et au milieu de laquelle est plongé PL 141 , fi. 1 , l’iris. Sa quantité est de cinq à six grains. Elle est légèrement visqueuse, un peu plus pesante que l’eau, et contient, en très-petite portion , de l’albumine, de la gélatine et du muriate de soude. La membrane de rhumeur aqueuse est très-mince , transparente. Elle tapisse toute la chambre antérieure de l’œil, adhère très-intimement à la face postérienre de la cornée et à la face antérieure de l’iris. On ne peut la détacher de ces parties et la rendre visible qu’avec beaucoup de difficulté j chez le fœtus , elle représente un sac sans ouverture, parce qu’elle forme le feuillet antérieur de la membrane pupillaire. Chez l’adulte, elle paraît cesser aux environs de la pupille ; du moins, jusqu’ici, les dissections les plus délicates n’ont pas permis de constater si elle se prolonge dans la chambre postérieure.