‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain, représentée en planches lithographiées. Tome III (volume 3)Chapitre 23 sur 46 · DU CERVELET · texte numérisé non relu

DU CERVELET

Le cervelet occupe la partie postérieure et inférieure du crâne; bien moins considé- pi. i4g.fig.i, rable que le cerveau, il n’en forme dans l’homme adulte que la huitième ou la neuvième partie. Il est régulier, symétrique, et peut être comparé à deux sphéroïdes déprimés, . placés horizontalement à côté l’un de l’autre, et confondus à leur point d’union. Il est plus mou que le cerveau, et d’une couleur grise rougeâtre à l’extérieur.

La surface du cervelet résulte d’un assemblage de lames grises, épaisses d’une ligne P].T5i,fig.2. et demie environ , et placées de champ les unes contre les autres. Concentriques et régu- pj 153 lières, ces lames sont plus grandes en arrière qu’en avant, et séparées par des sillons profonds, dans lesquels s’enfonce la pie-mère. Les unes appartiennent à la face supérieure du cervelet, et les autres à sa face inférieure. Elles ne se confondent pas entre elles, et aucune ne fait le tour de l’organe.

Chaque lobe du cervelet offre ordinairement trente à trente-cinq de. ces lames à sa face supérieure, et vingt-quatre à trente à l’inférieure.

En écartant ces lames principales, on en trouve beaucoup d’autres plus petites et plus Pl. iS 5 . minces, qui sont pour ainsi dire sculptées sur leurs côtés, les unes au-dessus des autres, et cachées dans les sillons. Ces lames secondaires sont de longueur différente; aucune ne paraît à la superficie du cervelet, et toutes sont fixées par leur base à une des circonvolutions primitives, dont elles semblent former les ramifications. Quelques anatomistes pensent que le nombre de ces lames s’élève dé six à sept cents.

Les lames primitives , bien que séparées par des sillons , se réunissent, se groupent au Pl.i5,,fig.2. nombre de deux, trois, quatre , cinq ou six , cfè manière à former des lobules fasciculés à la surface du cervelet. Ces lobules sont séparés les uns des autres par des sillons courbes, pi. ,53. larges et superficiels. Ils ne sont pas parallèles , mais se coupent presque tous à angle plus ou moins aigu ; leur nombre est ordinairement de seize : cinq supérieurs, neuf inférieurs y et deux postérieurs.

\r\face supérieure du cervelet est aplatie, obliquement dirigée en arrière et en dehors, Pl.i 5 i.fig. 2. recouverte par la tente du cervelet. Elle présente à sa partie antérieure et moyenne une

saillie allongée , qui est formée par rentrecroisement réciproque des lames qui composent les deux lobes de l’organe. On nomme cette éminence le processus vermi/ormis superior.

Toute la face supérieure du cervelet est occupée par cinq lobules fascicules, communs aux deux lobes, disposés par bandes transversales recourbées, flexueuses, et dont la convexité est postérieure; le plus antérieur de ces lobules est plus courbé et moins étendu que les autres ; ses lames s’étendent sans interruption d’un lobe à l’autre , et sont seulement un peu plus épaisses sur la ligne médiane. Les quatre lobules suivans sont successivement plus étendus , moins courbés ; et leui’s lames paraissent interrompues sur la ligne moyenne. Quelques-unes se détachent de l’un d’eux pour se joindre à un autre ou pour se terminer au fond d’un sillon, par une extrémité anguleuse : quelques-unes des lames du lobe droit finissent sur le gauche, et vice versa. D’autres lamelles se forment en cet endroit, et s’unissent avec les autres sur leur passage, de manière à former le processus vermiforme supérieur.

PI. i 52 . La face inférieure du cervelet offre sur la ligne médiane une excavation profonde qui

reçoit en avant le commencement de la moelle épinière, et qui en arrière est occupée par une éminence volumineuse, qu’on nomme le processus vermiformis hferior. Cette éminence est entourée de chaque côté par une bande de substance blanche. Elle forme un lobule lamellé, composé d’un grand nombre de feuillets parallèles, transversaux, de dimensions inégales. Quelques-uns d’entre eux sont des prolongemens des languettes qui terminent les lobules latéraux ; d’autres naissent dans les intervalles des sillons. Ce lobule est plus large et plus élevé au milieu, et dans cet endroit ses lames sont triangulaires ; en arrière il offre un tubercule peu prononcé; en avant il se termine par un prolongement étroit de sept à huit lignes de longueur, de quatre à cinq de largeur, et que l’on a nommé la luette, Véminence mamillaire du venais inferior.

La face inférieure du cervelet offre de chaque côté une surface convexe , arrondie, où l’on voit quatre lobules qui décrivent des courbes concentriques, à convexité postérieure. Le premier.est plus court, plus large et plus épais que les suivans; il est formé de lames concentriques, dont l’étendue et la direction varient. En dehors et en avant de ce premier lobule est une petite saillie lamellée, oblongue, arrondie, qu’on a nommée le lobule du nerf vague, Y appendice lobulaire.

PI. 2. Les trois autres lobules latéraux inférieurs sont moins composés , mais plus longs que le premier. Leurs lames sont moins obliques.

La circorférence du cervelet est interrompué en avant et en arrière par deux échancrures ; la postérieure correspond à la crête occipitale interne, et reçoit la faux du cervellet ; l’antérieure est plus large, semi-lunaire; elle embrasse une portion de la protubérienne cérébrale et lé commencement de la moëlle épinière. On observe sur toute la circonférence du cervelet un grand sillon horizontal, assez profond et large en avant.

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