‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain, représentée en planches lithographiées. Tome IIChapitre 20 sur 65 · II. Région hyoïdienne supérieure · texte numérisé non relu

II. Région hyoïdienne supérieure

Les muscles qui lui appartiennent sont placés au-dessus de l’os hyoïde : ce sont le digastrique, le stylo-hyoïdien, le mylo-hyoïdien, et le génio-hyoïdien.

Muscle digastrique (i).

Situé sur les parties antérieure, latérale et supérieure du cou, ce muscle est allongé, réfléchi sur lui-même, et formé de deux faisceaux distincts, l’un antérieur, l’autre postérieur, qui sont réunis par un tendon Commun. Le faisceau postérieur se fixe en arrière, dans la rainure mastoïdienne du temporal ; de là il se dirige obliquement en bas, en dedans et en avant, se rétrécit, et donne naissance à un tendon grêle qui traverse le M. stylohyoïdien , et envoie ensuite un prolongement aponévrotique au bord supérieur de l’os hyoïde. Quelquefois aussi ce tendon est retenu contre l’os par une petite anse fibreuse qui s’en détache, et se trouve garnie d’une bourse synoviale pour faciliter son glissement; il se réfléchit ensuite à angle obtus, et donne naissance au second faisceau charnu. Celui-ci se dirige obliquement en haut, en dedans et en avant, en se rapprochant de celui du côté opposé, pour venir se fixer par des aponévroses assez prononcées, dans une petite excavation située au-dessous de la symphyse du menton. Le M. digastrique est recouvert en arrière ^ar les M. petit complexus, splénius, sterno-mastoïdien, et en avant par le peaucier. Il est appliqué d’arrière en avant sur les muscles qui naissent de l’apophyse styloïde, le M. mylo-hyoïdien, et sur des nerfs et des vaisseaux volumineux. Il peut abaisser la mâchoire inférieure ou élever l’os hyoïde, et le porter obliquement en avant ou en arrière, quand ses faisceaux antérieur et postérieur se contractent isolément.

(i) M. mastoïdo-génien. CLauss. M. bwenter maxillœ. Soèmm.

Pi. 69, fig Pi. 70, fig

Texte,

PI. 66, fig. 4, PI. 67, fig. 3 ,

Muscle stylo-hyoïdien (*).

Grêle, allongé, placé sur les parties supérieure et latérale du Coü, il se fixe en dehors de l’apophyse styloïde du temporal par une aponévrose assez prononcée, puis suit eu s’élargissant la direction du faisceau postérieur du M. digastrique, s’ouvre pour laisser passer son tendon , ou bien simplement glisse au-devant de lui, et vient se terminer sur les côtés du corps de l’os hyoïde par de courtes fibres aponévrotiques. Il est recouvert en dehors par le M. digastrique ; en dedans il est appliqué sur les M. stylo-glôsse, stylopharyngien , hyo-glôsse, et différens vaisseaux et nerfs. R élève l’os hyoïde en le portant en arrière et de côté. S’il agit avec son. semblable, l’os hyoïde est élevé et porté en arrière.

Muscle mylo-hyoïdien W.

Ce muscle est placé en haut et au-devant du cou, derrière la mâchoire inférieure. Il est large, mince, aplati, irrégulièrement quadrilatère. Il naît par de courtes aponévroses de la ligne myloïdienne, depuis la dernière dent molaire jusqu’auprès de l’apophyse géni. Ses fibres se portent ensuite, les antérieures, très-courtes, obliquement en bas et en dedans ; les suivantes , qui augmentent de plus en plus de longueur, tombent presque perpendiculairement sur le bord supérieur de l’os hyoïde, auquel elles se fixent, tandis que les moyennes et les anterieures se reunissent avec celles du côté opposé sur un raphé commun. Ce muscle est recouvert en avant par le digastrique, le peaucier; en arrière il est appliqué sur le géniohyoïdien, le génio-glosse, l’hyo-glosse. Il a pour usage d’élever l’os hyoïde et de le porter en avant, ou d’abaisser la mâchoire inférieure.

Muscle génio-hyoîdicn ( 3 ).

Placé derrière le précédent, il est allongé, fusiforme. Il s’attache, par des fibres aponévrotiques prononcées, au tubercule inférieur de l’apophyse gôai, se dirige ensuite eu bas et en arrière, et se termine au-devant du corps de l’os hyoïde. En dedans, il répond à son semblable; en avant il est recouvert par le mylo-hyoïdien; en arrière il est appliqué sur les M. génio-glosse et hyo-glosse. 11 élève l’os hyoïde, et le porte en avant ou abaisse la mâchoire inférieure.

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