‹ Manuel d'anatomie descriptive du corps humain, représentée en planches lithographiées. Tome IIChapitre 32 sur 65 · PI, 89, 9C · texte numérisé non relu

PI, 89, 9C

par autant de languettes aponévrotiques et charnues qui se recouvrent successivement, et se croisent avec les languettes du grand oblique, dont elles coupent la direction à angle aigu; 2 ” à tout le bord externe d’une forte aponévrose, large en bas , rétrécie en haut, intimement unie avee le feuillet aponévrotique postérieur du petit oblique, et qui se fixe ellemême au sommet des apophyses épineuses des vertèbres et au ligament sur-epineux, depuis le milieu du dos jusqu’au bas du sacrum ; 3° aux inégalités de la face postérieure de ce dernier os , et au tiers postérieur de la crête iliaque. Les fibres charnues qui viennent du haut dç l’aponévrose, se dirigent horizontalement en dehors ; les suivantes augmentent d’autant plus de longueur et ont une direction d’autant plus oblique , qu’elles se rapprochent davantage de la crête iliaque. Celles qui naissent des côtes diminuent de plus en plus de longueur et montent presque verticalement, de sorte qu’elles forment un angle trèsallongé qui gagne l’angle inférieur de l’omoplate. Dans cet endroit le muscle a gagné en épaisseur ce qu’il a perdu en largeur. Quelquefois plusieurs de ses fibres s’attachent en arrière de l’angle inférieur du scapulum. Le faisceau qui résulte de l’union de ces fibres , se dirige obliquement en haut et en dehors ; puis il se Contourne sur lui-même , de manière que le M. grand rond qu’il recouvrait d’abord, le recouvre à son tour. Arrivé à l’humérus, il fournil un tendon large et aplati qui reçoit, par sa partie inférieure, les fibres charnues d’en haut, et celles d’en bas , par sa partie supérieure. Ce tendon se colle à celui du grand rond , et vient se fixer avec lui à la lèvre postérieure de la gouttière bicipitale de l’humérus; en haut il est fixé à la petite tubérosité du même os par une expansion fibreuse ; en bas il fournit une lame qui concourt à former l’aponévrose brachiale. Le grand dorsal est recouvert par la peau et par le trapèze ; il est appliqué sur le rhomboïde , sur les M. vertébraux , le petit dentelé inférieur , les grand et petit obliques de l’abdomen , sur les six ou sept dernières côtes, les M. intercostaux correspondans, l’angle inférieur de l’omoplate, le grand dentelé et le grand rond.

Le grand dorsal abaisse le bras, le porte en arrière et dans la rotation en dedans. Il abaisse et tire en arrière le moignon de l’épaule, et rapproche fortement le bras de la poitrine. Quand on est suspendu par les mains, il peut entraîner le tronc sur les bras ; il peut aussi élever les côtes et agir comme inspirateur.

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