RÉGION ÉPICRANIENNE
Elle renferme le M. frontal, le M. occipital, et l’aponévrose qui les réunit.
Muscle frontal (i). .
Ce muscle recouvre le front. Il est mince, aplati, quadrilatère. Ses fibres sont longi- PI- 62 . fig. tudinales, parallèles, plus courtes en'dedans qu’en dehors. Elles naissent de la partie PP 63. fig. antérieure de l’aponévrose épicranienne, et se terminent au-dessus de l’orbite, eii se continuant en dedans avec le M. pyramidal du nez, et en s’unissant intimement en dehors aux M. orbiculaire des paupières et sourcilier; il est recouvert par les tégumens, et setrouve appliqué sur l’os frontal et le M. sourcilier,
(1) MM. Chaussier et Sœramerring confondent ce muscle avec le suivant, et le nomment occipiio-frontal ou épicranien.
Ce muscle, en se contractant, ramène en devant la peau du crâne , qu il fronce en travers au niveau du front : il peut contribuer à élever la paupière supérieure par son entrecroisement avec le M. orbiculaire.
Muscle occipital.
PI. 62. fig. 2. Ce muscle est placé à la partie postérieure de la tête ; il est mince, aplati, quadrilatère,
PI. 63. fig. 1. formé de fibres parallèles et longitudinales qui naissent de la partie postérieure de l’aponévrose épicranienne, et vont se terminer, par de courtes fibres aponévrotiques, à la partie externe de la ligne courbe supérieure de l’occipital, ainsi qu’à la région voisine du temporal, au-dessus des M. splénius et sterno-mastoïdien. Il recouvre l’occipital et le temporal ; la peau est appliquée sur sa face postérieure. En se contractant, le M. occipital ramène en arrière l’aponévrose épicranienne qu’il tend, et les tégumens du crâne qui lui adhèrent.
Aponévrose épicranienne.
P 1 . 62 ,fig.i, 2 . Elle recouvre toute la partie supérieure du crâne. Elle donne attache au M. frontal
PI. 63. fig. I. extrémité antérieure, par la postérieure au M. occipital, et par ses côtés aux
M. auriculaires supérieurs. Ses fibres sont longitudinales, blanches, nacrées, au-dessus des M. frontal |et occipital ; partout ailleurs elles sont entrecroisées, comme fibro-celluleuses, et sans direction bien déterminée. Cette aponévrose est fort adhérente à la peau qui la recouvre ; elle est unie aux os du crâne par un tissu cellulaire assez lâche.