‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 42 sur 133 · PREMIERE PAIRE, OU NERFS OLFACTIFS · texte numérisé non relu

PREMIERE PAIRE, OU NERFS OLFACTIFS

Préparalion. L'origine des douze paires crâniennes pcul êlre ctudie'e sur un même encéphale ; afin de faciliter celle élude, G. Cuvier le premier réiiuil dans nu même cadre la description de toutes ces origines, de manière à en foi mer une sorte de tableau. Celte me'lhode otlre pour avantage de grouper des faits analogues et d'assimiler la description des nerfs crâniens à celle des ncifs spinaux. Mais elle offre riiiconve'nient de scinder en deux parties qui ne se correspondent plus des organes dont l'ensemble forme pour chacun d'eux un tout continu, et dont l'histoire descriptive doit offrir le même caiaclèie d'unité. C'est pourquoi j'ai cru devoir décrire successivement et avec tous les détails cpi'ils comportent lu série des nerfs crâniens, ordre qui se concilie parfaitement \x\ec l'élude comparative des origines de tous ces nerfs; car charpie observateur pourra facilement se diriger dans celte étude eu consultant dans la description des divers cordons nerveux les détails relatifs à leur point de dépari.

Pour mettre à découvert les douze paires de nerfs encéphaliques, ou procédera d'après les règles suivantes :

1° Inciser d'avant eu arrière les parties molles épicrâniennes depuis la racine du nez jusqu'à la protubérance occipitale externe; ral)attre de chaque côlé le cuir chevelu, ainsi que l'aponévrose épicrânienue et la pai lie supérieure des muscles temporaux.

2" Briser circulairement le crâne suivant une cour])e horizontale qui passe par les éminences nasale et occipitale, et en arracher la voùle d'avant en airièrc à l'aide d'un crochet fixé au manche du marteau.

o" Diviser la dure-mère sur les côtés du sinus longitudinal supérieur, rejeter à droite et à gauche les deux segments de cette mcmlnane, détacher ensuite à sou sommel la faux du cerveau et la reporter en arrière.

4° Soulever la partie anlérieui e des hémisphères et diviser tour à tour sur leur partie moyenne, les nerfs olfactifs, optiques, moteurs oculaires communs, pathétiques, et moteurs oculaires externes, aiusi que les artères carotides internes et la tige pituitaire.

5° Diviser à droite et à gauche la tente du cervelet, près de son insertion aux rochers et à l'occipital.

6" Couper les nerfs trijumeau, facial, acoustique, glosso-pharyngien, pneumogastrique, spinal et grand hypoglosse, de chaque côté.

7° Séparer le bulbe-rachidieu de la moelle épinière en divisant d'abord les artères vertébr-ales.

8° Enfin renverser l'encéphale sur sa convexité en le déposant dans un vase de forme hémisphérique dont les dimensions seront un peu supéiicures aux siennes, afin que sa base puisse s'étaler et laisser vuir plus facilemeul loules les prigines nerveuses.

Historique et considérations liréliminaires.

Dans la plupart des vertébrés, les nerfs olfactifs se présentent sous l'aspect de deux lobules grisâtres continus aux lobes cérébraux par un pédicule de couleur blanche, et fournissant par leur partie antérieure un pinceau de fdaments qui vont se répandre dans la pituitaire. Ces lobules, d'un volume en général considérable et même supérieur à celui des lobes cérébraux dans quelques poissons et plusieurs reptiles, sont creux, ainsi que leiu' pédicule, et leur cavité communique avec celle du cerveau. Considérés dans la série animale, les nerfs de l'olfaclion se composent donc de deux parties essentiellement différentes :

1 ° D'un renflement pédicule qui constitue une dépendance ou plutôt un prolongement de l'encéphale ;

2° De filaments, variables par leur nombre, leur volimie et leur consi tance, (|ui seiils m^rilent véritablemetit le nom de nerfs.

NÉVROLOGIE.

De ces lieux parties, la première, désignée longtemps sons le nom de vrocesstis mamillaires, est la seule dont l'observation a d'abord révélé l'existence; et comme elle communiquait par une de ses extrémités

FiG. 20

Origine des nerfs olfactifs, optiques et moteurs oculaires communs.

i. Neif olfactif du côté droit. — 2. Racine hlanclie exterue. — ô. Racine hlanche interne, — 4. Substance perforc'e de Vicff d'Azyr. — o. Racine grise du nerf olfaclif gauclie. — 6. Anfracluosite' du même nerf dont les deux bords ont été écaile'spour laisser voir la partie supe'rieure de !a racine grise. — "7. Ganglion ou bulbe olfactif. — 8. Bandelette optique du côte' droit. — 9. Corps genouille' interne. — 10. Corps genouille' externe. — II. Racine grise des nerfs optiques. Pour montrer celle racine, le chiasma a été soulevé el renversé sur les tubercules mamillaires; la lame fibreuse qui les recouvre a été ensuite enlevée ; entre ces deux tacines existe un orifice ovalaire au travers duquel on aperçoit, en bas la commissuie cérébrale anlérieure, et plus profondément la cavité du troisième ventricule. — 12. Origine du nerf moteur oculaire commun. — 13. Protubérance annulaire divisée au niveau de l'originedes pédoncules cérébraux. — 14. Locus niger crurum cerebri de Vicq d'Azyr. — IS. Paroi supérieure du prolongement occipital des ventricules latéraux. — 16. Oiigine de la paroi supérieure du prolongement sphénoïdal des mêmes ventricules. — 17. Pinceau qui termine inféricuremcnl la bandeletle demi- circulaire.

avec la cavité cérébrale cl correspondait par l'autre aux fosses nasales, elle fut regardée jusqu'au i\= siècle comme une sorte de canal excréteur chargé de conduire vers la pituitaire une partie du litiuide sécrété à l'intérieur du cerveau. — A cette époque, le moine Théophile Protospalharios avança qu'elle avait pour usage de recueillir l'impiession des odeurs, et fit des nerfs de l'odorat la première paire des nerfs crâniens. Très vraisemblablement cet auteur avait observé les ramifications (pie les nerfs olfactifs envoient dans les fosses nasales; mais ce n'est qu'en 15.3G, lorsque Mcolas 3Iassa eut démontré rexislence de ces ramifications, (pie son opinion fut définitivement admise, d'abord par Vésalc, puis par Schneider, AVillis, Vieussens, etc.

Vraie au point de vue pliysiologiipie, cette ojànion n'était pas cependant complètement exacle au point de vue analomique : car s'il est incontestable que l'appareil nerveux de l'olfaction se compose de deux parties, une partie intra-crànienne et une partie iatra-nasale, il n'est pas moins évident que de ces deux parties la seconde seule appartient au système nerveux périphérique ; ce n'est donc qu'à celle-ci, c'est-à-dire aux divisions ramifiées dans la pituitaire que la dénomination de ncrfa olfactifs peut être appliquée, au moins dans les animaux. A'oyons s'il en est de m.ême chez l'homme.

Dans l'espèce humaine, les nerfs' de la première paire naissent de l'angle interne de la scissure de Sylvius, au-devant de la substance perforée de Vicq d'Azyr, se portent horizontalement en avant vers les fosses ethmoïdales où ils se renflent pour former un ganglion mou et grisâtre, puis se décomposent ensuite en filaments qui se tauiisent à travers les trous de la lame criblée pour aller se distribuer à la pituitaire. Par conséquent, on peut aussi leur distinguer un tronçon pédicule, un renflement ou ganglion, et des ramifications terminales, ou mieux une portion intra-crânienue et une portion intra-nasale.

La portion intra-crànienne est composée de substance blanche et de substance grise dans toute son étendue, elle se trouve complètement dépourvue ùi névrilème, et enfin dans les premiers mois de la vie intra-utérine, elle serait creusée d'un canal qui, suivant Tiedemann, communique avec les ventricules latéraux : ces caractères, qui n'appartiennent à aucun autre nerf de l'économie, suffisent pour démontrer qu'elle constitue aussi une dépendance de l'encéphale.

Chez l'homme comme chez les vertébrés, l'appareil nerveux de l'olfaction est donc formé à l'intérieur du crâne par un prolongement des hémisphères cérébraux, et à l'extérieur de cette cavité par des ramifications nerveuses ; chez l'homme et dans tous les vertébrés, c'est à ces ramifications seules que la dénomination de nei'fs olfaclifs est véritablement applicable.

Toutefois l'acception plus étendue qu'on altaclic à cette dénomination ayant depuis longtemps prévalu dans le langage, je ne vois aucun inconvénient à m'y conformer après avoir signalé l'erreur qu'elle renferme, .le décrirai donc successivement : l'origine des nerfs olfactifs, leur tronc ou pédicule, leur renllement ou tjanglion, et enfin leurs divisions terminales ou les nerfs olfactifs proprement dits.

NÉYRÔLOGIÈ. \9\

1° Origine des nerfs olfactifs.

Les nerfs olfactifs naissent de !a partie iiiféi'icnre et interne du lobe frontal, an devant de la substance perforée de Vic(i d'Azyr, par trois racines, denx blanches et une grise. (Fig. 204.)

Les racines blanches se distingncnt en externe ou longue, et en interne ou courte.

La racine blanche externe est la plus apparente. Son étendue varie de 1 -2 à 13 millimètres. Elle part de la lèvre postérieure de la scissure de Sylvius, se porte d'abord presque transversalement en dedans, puis oblicpiement en dedans et en avant, et décrit ainsi une courbe assez régulière dont la concavité regarde en dehors. — L'origine réelle de cette racine est encore nu objet de contestation : Willis, Vicussens, Dnvcrney, Winslow, Vic<j d'Azyr, Chaussier, en plaçaient le point de dé'part dans les corjis striés ; mais Sœmmerring a fait remarquer cpi'il n'existe aucun rapport de développement entre ces corps et les nerfs olfactifs. Treviranus la fait naître de la corne d'Ammon, et Meckel de la commissure antérieure ; elle paraît avoir, en effet, des connexions avec ces deux organes dans quelques espèces animales, et particulièrement dans les carnassiers. En est-il de même dans les autres vertébrés? Rien ne le prouve. Kidley la considère comme une dépendance du corps calleux, opinion (pii ne repose sur aucun fait et qwe l'observation contredit manifestement. Enfin M. Fovillc la rattache aux cordons postérieurs de la moelle, qui, après avoir traversé le cervelet et atteint les lidiercules quadrijumeaux, jetteraient en dehors un faisceau destiné à fournir les nerfs de la vision et de l'olfaction ; or nous avons vu tpie ce faisceau émane des tubercules quadrijumeaux; ajoutons qu'il est tout à fait imiiossible de le suivre jusqu'au nerf olfactif. Le véritable point d'émergence de la racine blanche externe est donc encore inconnu ; on peut affirmer qu'elle éuiane du lobe postérieur du cerveau, mais on ne saurait préciser davantage son origine réelle.

La racine blanche interne est un peu plus large et beaucoup plus courte que la précédente ; une couche mince de substance grise la voile dans une partie plus on moins considérable de son étendue. Sa longueur varie de 5 à 7 millimètres. Sa direction est oblique en avant et en dehors. Elle naît de la partie la plus reculée de la circonvolution qui forme l'angle interne du lobe frontal, et ne se trouve d'abord séparée de la racine grise des nerfs optiques et de la commissure cérébrale antérieure que par l'épaisseur des pédoncules du corps calleux. Malacarne, Scarpa, Treviranus, etc., aduîcttent même qu'elle part en réalité de cette commissure, qui serait ainsi aux nerfs de l'olfaction ce que le chiasma est aux nerfs de la vision. J'ai examiné récemment cette origine sur plusieurs cerveaux de mammifères qui font partie du musée d'anatomie de la Faculté, et je n'ai pu constater d'une manière satisfaisante aucune continuité entre la commissure antérieure et la racine interne qui m'a paru au contraire naître dans l'épaisseur de la couche grise correspondante.

Indépendamment de ces deux racines blanches, quelques auteurs en admettent une troisième intermédiaire aux précédentes ; cette troisième racine existe rarement, et lorsqu'elle existe, elle est presque toujours peu ma-.

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ilifeste. Vicq d'Azyr, qui l'a fait représenter, la décrit comme une seconde racine externe ; c'est en effet dans le voisinage de cette dernière et à son côté interne qu'elle se montre ; elle présente du reste beaucoup de variétés.

La racine grise ne peut être aperçue que lorsque le tronc du nerf olfactif a été détaché du sillon qu'il occupe et renversé en arrière: on remarque alors qu'elle s'élève de l'extrémité postérieure de ce sillon sous la forme d'une pyramide à base triangulaire dont le sommet converge vers le point de réunion des racines blanches pour s'appliquer à leur partie supérieure et se prolonger avec elles jusqu'au bulbe ethmoïdal.

Le point de convergence de ces trois racines correspond au bec du corps calleux et se trouve très rapproché par conséquent des veniriculcs latéraux ; ce rapport, qu'on constate très bien à l'aide d'une incision antéro-postérieure intéressant le nerf olfactif et tout le lobe frontal, nous permet de concevoir comment dans les premiers temps de la vie fœtale où les ventricules sont beaucoup plus considérables, ils peuvent s'étendre jusqu'à ces racines, et s'insinuer entre elles de manière à simuler la disposition propre à la plupart des vertébrés, ainsi que l'a observé Tiedemann.

2° Tronc ou pédicule, des nerfs olfactifs.

Ce tronc ou pédicule occupe le sillon antéro-postérieur et rectiligne que forment par leur adossement les deux petites circonvolutions satellites du nerf de l'odorat.— Sa direction est un peu oblique en avant et en dedans, de telle sorte qu'au niveau de l'elhmoïde les deux tronc- ne sont séparés que par l'épaisseur de l'apophyse crisia-galU. — Le feuillet viscéral de l'arachnoïde ne l'entoure pas, mais passe au-dessous de lui et convertit ainsi le sillon qu'il parcourt en un espace prismatique et triangulaire sur lequel il se moule. — Des trois faces qu'il présente, l'une, tournée en haut et en dedans, est creusée d'une gouttière qui correspond à la circonvolution satellite interne ; 1 autre, tournée en haut et en dehors, est disposée aussi en gouttière pour s'appliquer sur la circonvolution satellite externe ; la troisième, tournée en bas, est parcourue par un très petit sillon qui la partage en deux moitiés parallèles.

Le tronc du nerf olfactif est composé de substance médullaire et de substance grise : la substance médullaire forme sa partie inférieure et ses angles latéraux ; la substance grise constitue son arête supérieure. Pour observer cette double disposition, ainsi que la fo?'me elles rapports de ce nerf, il convient de pratiquer sur le lobe frontal une coupe perpendiculaire à sa direction. On remarque alors: 1° que la pie-mère ne se prolonge pas sur lui pour lui constituer une gaine, mais qu'elle passe sur ses parties latérales et tapisse les deux lèvres del'anfractuosité qu'il occupe ; 2° que l'arachnoïde forme au-dessous de lui une sorte de pont, et ne l'entoure qu'à son extrémité antérieure, au voisinage du bulbe ethmoïdal; 3° que la substance médullaire constitue les deux tiers de son volume, et la substance grise le tiers et parfois le quart ou le cinquième seulenicnt.

On a longtemps pensé que le nerf olfactif chez l'homme, connne chez les animaux, était creusé d'un canal central. Lorsque Nicolas Massa eut dé*

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montré l'existence des ramifications que ce nerf envoie à la piluitaire, Vésale l'un des premiers avança qu'il était constamment plein dans l'espèce humaine ; et la plupart des observateurs se rangèrent à son avis. Cependant, un siècle plus tard, deux anatomistes d'une grande célébrité, Diemerbroeclc et Willis, croyaient encore à la réalité de ce canal. Wiiiis même, soiis ce rapport, alla beaucoup plus loin que tous ses prédécesseurs, car il admet une disposition canaliculée non seulement pour le tronc et le bulbe du nerf olfactif, mais pour chacun des ramuscules qui partent de ce bulbe ; et il s'attache à montrer que ces canalicules ont pour fonction de déposer sur la pituitaire un liquide qui prévient sa dessiccation et l'entretient ainsi dans des conditions plus favorables à l'exercice de l'odorat. Ce fut Vieussens, contemporain de Willis, qui réfuta définitivement cette erreur.

Tous les anatomistes s'accordent aujourd'hui pour reconnaître que les nerfs olfactifs sont constamment pleins chez l'adulte. En est-il de même chez le fœtus? Sœmmerring d'abord, puis Tiedemann, et plus tard Valentin, ont avancé que pendant la plus grande partie de la vie intra-utérine, ces nerfs sont creux et en libre communication avec les ventricules cérébraux; mais leur opinion n'a pas été confirmée jusqu'à présent par les recherches des anatomistes qui ont tenté d'en vérifier l'exactitude : M. Cnivellhier n'a pu découvrir ce canal à aucune époque de la vie fœtale ; M. Longet n'a pas été plus heureux. J'ai examiné des fœtus de tons les âges, et le nerf olfactif m'a toujours paru plein comme chez l'adulte. La science n'est donc pas encore fixée à cet égard.

3° Canglion ou bulbe olfactif.

Ce ganglion occupe la dépression qu'on observe de chaque côté de l'apophyse crista-galli sur la lame criblée de l'ethmoïde. Sa forme est olivaire, sa couleur cendrée, sa consistance extrêmement molle. Comme tous les renfiemenls du même genre, il est composé de fibres nerveuses portant sur un point de leur continuité un corpuscule ganglionnaire; seulement ces corpuscules et les fibres sur le trajet desquelles ils sont placés ne sont pas reliés par une enveloppe cellulo-fibreuse ; de là celte mollesse si prononcée et tout à fait exceptionnelle que présente le bulbe olfactif.

L'extrémité antérieure du ganglion olfactif, sa face supérieure, ainsi que ses parties latérales, sont entourées par l'arachnoïde; sa face inférieure donne naissance aux ramifications qui vont se répandre dans la pituitaire.

4° Branches terminales des nerfs olfactifs.

Au nombre de 15 à 18 de chaque côté, ces branches se portent du bulbe olfactif vers la pituitaire à travers les trous de la lame criblée. Elles diffèrent de la portion intra-crânienne de ces nerfs :

l» Par leur structure exclusivement fibreuse et semblable à celle de toutes les autres parties du système nerveux périphérique ;

2° Par leur enveloppe névrilémalique, enveloppe qu'elles empruntent à la dure-mère ;

3° Par leur résistance très prononcée due à la sohdité de ce névrilème ;

4° Par leur forme arrondie.

Toutes ces différences réunies nous montrent combien est réelle et pro- II. 17

ANATOMlt.

fonde la ligne de démarcation qu'on observe entre le tronc des nerfs de la première paire et leur partie terminale, et coml)ien aussi est fondée l'opinion aujourd'inii généralement admise qui considère cette partie terminale comme méritant seule le nom de ncrf.'i ulfactifs.

Les ramifications des nerfs de l'odorat, découvertes en 1 53G par Massa, se trouvent mentionnées dans les ouvrages de Sclmeider, de Diemerhrocck, de Willis, de Vicussens, qui parurent de 1G55 à 1G84 ; mais ce n'est qu'en 1789 qu'elles ont été décrites avec exa-Jtitude par Scarna. Pour les observer, il est nécessaire de soumettre pendant quelques jours à l'action du sulfate d'alumine l'ethmoïde et la partie correspondante des fosses nasales; on

Mii'^ir ivv-viîir

Nerjs gui se disitibuent a la paroi interne des josses nasales, et rameau, carolidien du grand sympathique.

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