‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiques (volume 2)Chapitre 47 sur 133 · SIXIEME PAIRE, OU NERF MOTELR OCULAIRE EXTERNE · texte numérisé non relu

SIXIEME PAIRE, OU NERF MOTELR OCULAIRE EXTERNE

Le moleur oculaire externe est le plus grêle de tous les nerfs crâniens après le pathétique ; comme celui-ci il se distribue à un seul muscle.

Origine. Le nerf de la sixième paire nait du sillon qui sépare le bnlbi rachidien de la protubérance par deux racines, l'une inférieure et externe, l'autre supérieure et interne. (Fig. 18 9.)

La racine inférieure , toi'jours plus considérable que la supérieure, part manifestement de la pyramide antérieure correspondante.

La racine suyërieure; dont l'existence n'est pas constante, semble se perdre au milieu des fibres les plus inférieures de la protubérance annulaire, en sorte que Santorini et Zinn ont pu dire que le moteur oculaire externe avait une double origine, le bulbe rachidien d'une part et la protubérance de l'autre. Mais si l'on poursuit cette racine sur un isthme de l'encéphale qui a séjourné quelque temps dans l'alcool, on reconnaît qu'elle se comporte, relativement aux fibres delà protubérance, connue les deux racines de la cinquième paire, c'est-à-dire qu'elle cliemine au milieu de ces fibres sous une incidence perpendiculaire à leur direction, pour venir se continuer, après un court trajet, avec le faisceau prolongé des pyramides antérieures. C'est donc avec raison que Lieutar.d, Sœmmerring, et plus tard 31. Longet , ont considéré ces pyramides comme l'unique point de départ des nerfs de la sixième paire.

Trajet et ram^oris. Composé de cinq ou six fdets, ce nerf se porte obliquement en haut, en dehors et en avant, vers le repli fibreux étendu du sommet du rocher à la lame quadrilatère du sphénoïde, traverse ce repli à sa partie la plus inférieure, pénètre dans le sinus caverneux qu'il parcourt horizontalement d'arrière en avant, puis entre dans l'orbite par la partie la plus large de la fente sphénoïdale, entre les deux insertions du muscle droit externe, et marche ensuite parallèlement à ce muscle auquel il est destiné. (Fig. 206.)

Il n'est pas rare de voir l'un des filets qui le constituent traverser la dure-mère par un pertuis particulier, pour aller ensuite se réunir au tronc principal.

Dans sa portion ascendante ou intra-crânlenne, ce nerf est situé entre la protubérance annulaire et la gouttière basilaire; le feuillet viscéral de l'arachnoïde, d'abord simplement appliqué sur lui, l'entoure au moment où il pénètre dans le canal que lui fournit la dure-mère.

Dans sa portion horizontale ou intra-caverneuse, il occupe l'angle de réunion de la paroi inférieure avec la paroi externe du sinus; un feuillet séreux extrêmement mince le recouvre et le sépare du courant veineux. Par son côté interne il répond à l'artère carotide , par son côté supérieur au moteur oculaire commun dont le sépare en arrière un espace angulaire , et par son côté externe au pathétique et à la branche oplithalmique de Willis qui bientôt le croisent à angle aigu pour lui devenir supérieurs.

Dans sa portion intra-orbitaire, il se trouve d'abord accolé à la branche inférieure du moteur oculaire commun et au nerf nasal qui traversent

NÉViiuLouii:. 249

comme lui ranueaii du muscle droit externe ; plus loin il chemine entre la face interne du muscle précédent et le tissu cellule-graisseux qui entoure le nerf optique.

yJnaslomoses. Le moteur oculaire externe communique à l'intérieur du sinus caverneux avec le rameau carotidien du grand sympathique et avec la branche ophthalmique de Willis.

L'anaslomose du nerf de la sixième paire avec le grand sympathique a été longtemps considérée comme l'origine du système nerveux ganglionnaire. Elle est ordinairement double, quelquefois triple. Ces deux ou trois filets anastomotiques s'étendent du bord inférieur du moteur oculaire externe vers l'oritice supérieur du canal carotidien, où ils se continuent avec les rameaux qui entourent la carotide interne ; plus tard nous aurons à rechercher si ces filets se portent de la sixième paire vers les rameaux carotidiens ou des rameaux carotidiens vers la sixième paire, ou bien s'ils émanent à la fois de ces deux sources. (Fig. 206.)

Le fdet anastoraotique qui unit le moteur oculaire externe à la branche ophthalmique a été précédemment décrit ; nous avons vu qu'il émane de cette branche, au moment où elle croise le nerf de la sixième paire.

Indépendamment de ces iilets anastomotiques, Pourtour Dupetit , ?.I. Grant et 31. Longet, ont eu l'occasion d'observer un filanient qui se porte de la portion orbitaire du moteur oculaire externe à l'angle postérieur ci inféi'ieur du ganglion ophthalmique ; mais l'existence de ce fdament, qui constitue pour le ganglion orbitaire une seconde racine motrice, est très exceptionnelle; il n'en existe que trois ou quatre exemples bien constatés.

Terminaison. Arrivé à l'union du tiers postérieur avec les deux tiers antérieurs de l'orbite, ce nerf se divise en cinq ou six rameaux qui pénètrent en rayonnant dans l'épaisseur du muscle droit externe où on les voit se subdiviser en un grand nombre de filaments anastomosés entre eux.

Usages. Le nerf moteur oculaire externe anime le muscle abducteur de la pupille. Lorsqu'on le soumet à l'irritation galvanique, le globe de l'œii tourne convulsivement autour de son axe vertical et l'ouverture pupillaire se porte brusquement en dehors. S'il est divisé, la pupille au contraire se dirige en dedans; il en est de même lorsqu'une tumeurvient le comprimer sur un point de son trajet. La paralysie du nerf de la sixième paire a donc pour conséquence et pour symptôme pathognomonique un strabisme interne. Les exemples de paralysie limitée à ce nerf sont extrêmement rares ; cependant, au rapport de Burdach, Yelloly a constaté un strabisme simple interne chez un malade dont la sixième paire était comprimée par une tumeur ; M. Jobert a publié un fait semblable.

Dans quelques cas de paralysie de la troisième paire on a vu persister les mouvements de l'iris; les recherches de M. Grant ont montré que cette persistance extrêmement rare était due à la présence du fdet exceptionnel fourni au ganglion ophthalmique par le moteur oculaire externe.

Primitivement insensible, le moteur oculaire externe emprunte à l'anastomose qu'il reçoit de la branche ophthalmiciue une sensibilité assez vive que M. Longet a pu constater à l'aide d'irritations mécaniques et galvaniques.

230 ÂNATOMIE

Pourquoi te muscle droU externe reçoit-il un nerf spécial? Fai-nii les explications qui ont été proposées pour répondre à celte question, une seule est réellement satisfaisante : elle appartient à M. Bérard ; afln de lui conserver toute sa valeur, je laisserai parler le célèbre professeur de physiologie : « Lorsqu'on regarde en haut, l'élévateur de l'œil se contracte, » pendant que l'abaisseur se relcàche, et si l'on regarde en bas l'inverse a » lieu ; dans les deux cas un seul nerf agit, la troisième paire. Alors, à Ut » vérité, un seul nerf préside à deux mouvements antagonistes, mais ces a mouvements se passent dans le même œil. Supposez au contraire que » l'on regarde avec les deux yeux un objet situé à droite; dans ce mou- » vement, l'abducteur du côté droit se contracte ainsi que l'adducteur de » l'œil gauche, tandis que l'adducteur droit et l'abducteur gauche sont dans » le relâchement. Il y a, par conséquent alors, un double mouvement d'an- » tagonisme; non seulement les deux muscles opposés du même œil sont » dans un état inverse, mais les muscles d'un œil sont en antagonisme » avec les mêmes muscles de l'autre œil. Or évidemment la même paire de » nerf n'aurait pu produire un mouvement si compliqué. Il fallait qu'un » des muscles adducteur ou abducteur reçût nu nerf spécial, et voici peut- » être pourquoi ce devait être plutôt l'externe que l'interne. Le champ » de la vision, qui est assez limité en haut et en bas, est surtout très borné f> en dedans, et au contraire très étendu en dehors; c'est parle côté externe » que l'œil embrasse le plus d'objets, par là qu'il est le plus dégagé de M l'orbite, par là qu'arrive toujours la première vue d'un danger qui me- » nace : il en résulte que l'abduction de l'œil devait être plus libre, plus » indépendante que tout autre mouvement. »

SEPTIÈME PAinE, OU ISERF FACIAL.

Préparation. Le faciul, considère au point de vue de sa préparation, peut être divisé eu deux parties : nue parlie profonde qui chemine dans l'épaisseur du rocher, et une parlie siipcrdcielle qui s'épanouit sous les téguments de \i\ face.

La partie profonde ou le Ironc du facial ne peut être ])ien étudié que sur des pièces rjui ont macéré dans nue solution acide. Dans ce but, après avoir enlevé l'encéphale et dépouillé la hase du crâne de la dure-mère, on plonge celle hase daus un mélange de deux parlies d'eau et d'une parlie d'acide azotique, et ou l'y laisse jusqu'à ce que les os soient devenus divisililes par l'instrumeut tranchant; elle est alors retirée et lavée à grande eau, ou soumise pendant quelques jours à un courant d'eau simple.

Pour l'étude de la partie soperGcielle du nerf, les pièces fraîches sont au contraire préférables ; on procédera dans cette élude d'après les règles suivantes :

l" Inciser les téguments parallèlement au bord inférieur de la mâchoire, depuis le menton jusqu'au voisinage de la protubérauce occipitale externe; sur cette incision horizontale faire tomijer une incision verticale passant au-devant du conduit auditif externe ; ces deux incisions doivent êlre très superficielles.

2° Dissécpier les deux lambeaux cutanés inférieurs de leur sommet vers leur hase, afin de découvrir toute la parlie supérieure du muscle peaucier.

5" Rechercher au-dessous de ce muscle la branche auriculaire du plexus cervical, la suivre dans son trajet ascendant vers l'apophyse masloïde , redoubler d'attention au niveau de celle apophyse pour découvrir celui de ses filets c]ui s'anastomose avec le rameau auriculaire du facial et préparer ce rameau.

4° Celui-ci étant découvert et ses divisions mises à nu, remonter vers son point de départ, c'est-à-dire vers le tronc du facial en divisant et eu enlevant par lambeaux la glande parotide.

5" Compléter rextirpalion de la parotide et isoler le tronc du nerf en proce'dant des parties profondes vers les superficielles.

NEVROLOGIE. 254

tJ" Isoler aussi le tronc du temporal superficiel ainsi que ses hranches, et le rameau anaslomoîique qu'il fournit au facial après avoir contourné le col du cundyle de 1.1 mâchoire.

7" Poursuivre ensuite toutes les divisions du fiicial jusqu'à leur terminaison dans les muscles.

8" Enfin diviser quelques uns de ces muscles sur leurs parties moyennes pour oljserver les anastomoses du nerf de la septième paire avec les rameaux malairc, soas-orl)itaires et meulonniers de la cinquième paire.

Le nerf facial, portion dure de la septième paire de Willis, petit sym^ patJiique de"VVinslow, nervus commtinicans faciei âe Wrisberg , naît du bulbe rachidien par deux racines, l'une principale, Taulre accessoire, s'engage presque aussitôt dans le conduit auditif interne, puis dans i'aqueduc de Fallope, et s'épanouit, au sortir de ce long canal , en branches , rameaux et ramuscules qui rayonnent dans toutes les directions pour se perdre dans les muscles peauciers du crâne, de la face et du cou.

Parmi les nerfs moteurs de l'économie, il n'en est aucun qui suive un trajet aussi compliqué, aucun qui s'anastomose aussi fréquemment avec les nerfs sensitifs, aucun qui tienne sous sa dépendance un aussi grand nombre de muscles, aucun surtout qui remplisse des fonctions aussi délicates et aussi variées.

Origine. Elle diffère pour la racine principale et pour la racine accessoire. (Fig. 189.)

La racine principale, ou le nerf facial froprement dit, prend naissance dans la fossette de l'ém-inence oUvaire, sur le prolongement du faisceau latéral du bulbe, immédiatement au-dessous du bord inférieur de la protubérance, en dedans du nerf auditif, en dehors du nerf de la sixième paire dont le sépare un intervalle de 4 à 5 millimètres. Si l'on poursuit cette racine sur un bulbe qui a séjourné quelque temps.dans l'alcool concentré, on la voit se diriger en bas, en dedans et en arrière, sur les côtés du corps olivaire et disparaître bientôt au milieu des fibres du faisceau latéral eu se continuant avec elles. — Il n'est pas rare de voir naître du faisceau latéral, lorsqu'il est déjà engagé sous la protubérance, un petit groupe de fibres qui traverse le bord inférieur du pédoncule cérébelleux moyen, pour se réunir aussitôt à la racine précédente.

La racine accessoire, plus connue sous le nom de nerf intermédiaire de JVrisherg, naît par deux filets, d'un petit faisceau qui sépare à leur point d'émergence le nerf facial du nerf auditif. Ce faisceau, que Meckel avait mentionné, mais que M. Cusco a mieux décrit, se continue par son extrémité supérieure avec les fibres moyennes de la protubérance ; par sou extrémité inférieure il se continuerait, suivant M. Cusco, avec les renflements mamelonnés des cordons médians postérieurs de la moelle. Sur deux bulbes, j'ai cru voir en effet cette continuité; sur d'autres je n'ai rien vu de semblable. Mais si cette extrémité ne se continue pas avec les renflements mamelonnés , elle se continue certainement avec les pédoncules cérébelleux inférieurs sur lesquels elle se perd. Dans l'un et l'autre cas, elle doit être considérée comme une dépendance des cordons postérieurs. Par conséquent, les deux racines du nerf facial émanent de parties très différentes de la moelle épinière : la racine principale procède du cordon moteur et la racine accessoire du cordon sensitif.

242 AKATOIÙÎE.

Trajet et rapports. De la fossette sus-olivaire le nerf facial se porte obliquement en haut, en avant et en dehors, vers le conduit auditif interne dans lequel il s'engage ; parvenu à l'extrémitc profonde de ce conduit, il s'infléchit légèrement en avant pour pénétrer dans l'aqueduc de Fallope, marche d'abord perpendiculairement à l'axe du rocher, s'infléchit une seconde fois après un trajet de 4 millimètres, pour devenir parallèle à cet axe, puis une troisième fois après un trajet de 10 millimètres, pour se diriger veriicaîement en bas, et enfin une quatrième, à sa sortie du trou stylomastoïdien, pour atteindre le bord parotldien de la mâchoire, où il se divise en deux branches principales.

De ces inflexions successives résultent autant de coudes dont la concavité est tournée, en avajit pour le premier, en arrière pour le second, en bas pour le troisième, en haut pour le quatrième. — Parmi ces coudes du facial le premier et les deux derniers n'offrent rien de remarquable ; mais il n'en est pas ainsi du second qui est surmonté, du côté de sa convexité, d'un petit renflement pyramidal et grisâtre connu sous le nom de ganrjlion géniculc.

Dans le trajet qu'il parcourt du bulbe rachidien à l'extrémité du conduit auditif interne, le facial se trouve en rapport avec le nerf acoustique, qui occupe sa partie postérieure et inférieui-e, et qui est creusée d'une gouttière pour le recevoir. — Sa portion accessoire, ou petite racine, marche entre les deux troncs précédents : de là le nom de nerf intermédiaire {pariio média inlcr commuvAcantem foclei et aiiditlvuv.i ncrviim) sous lequel elle a été décrite en 17 78 par Wrisberg.

A l'intérieur du canal de Fallope, le nerf de la septième paire n'a de rapport immédiat (ju'avec l'artère stylo-mastoïdienne et le tissu osseux. Au p.oint de vue chirurgical, ce double rapport est important, car le rocher est ie siège fréquent de fractures. Lorsque la solution de continuité porte sur sa partie moyenne, elle intéresse presque inévitablement la portion du facial qui est comprise entre son second et son troisième coude, ainsi que l'artère qui l'accompagne : de là une paralysie de tous les muscles de la face qui viendra éclairer le chirurgien sur le siège , la nature et la gravité de la lésion qu'il est appelé à combattre; de là aussi un écoulement sanguin dont l'artère stylo-mastoïdienne sera la source principale.

Depuis ie trou stylo-mastoïdien jusqu'à sa bifurcation, le tronc du nerf est logé dans l'épaisseur de la glande parotide qu'on ne saurait extirper sans le diviser.

Réunion des deux racines du facial. Nous avons vu comment se comporte la grosse racine du facial. Voyons quel est le trajet et quel est le mode de terminaison de la petite racine. Les deux filets qui constituent celle-ci, d'abord distincts et accolés, l'un au facial, l'autre au nerf auditif, se réunissent à leur entrée dans le conduit auditif interne ou vers la partie moyenne de ce conduit, pour former un tronc unique dont la ténuité contraste avec le volume du tronc principal. En se réunissant ainsi, ces deux iiiets semblent établir une communication entre les nerfs de la septième et de la huitième paire ; mais ici l'anastomose est seulement apparente : entre ces deux troncs et le filet qui correspond à chacun d'eux , il y a union par simple adhésion celluleuse, et non union par échange de fibres. — Parvenu au fond du conduit auditif, le nerf de Wrisberg s'engage avec

NEVROLOGIE.

le facial dans l'aqueduc de Fallope , lui donne ordinairement à l'entrée de ce canal un ou deux petits filaments extrêmement grêles, et après un trajet ultérieur de 3 ou 4 millimètres, vient se jeter dans l'angle [lostérieur du ganglion géniculé où il disparaît. - Telle est la disposition qu'on ol)5er\ e ordinairement ; mais elle n'est pas to'.ijours aussi simi)lc : quelquefois, au

FiG. 214(1),

Terminaison du nerf de JFrisberg.

\, Nerf faciul excisé sur uue partie de sa longueur pour laisser voir le nerf de Wrisberg. — 2. Bianche limacienne du r.cif audiiif pe'ne'traut dans l'axe du limaçon. — ô. Hranclie veslibulaire du même r.erf. — 4. N.-rf inlerme'diaii e de Wrisberg situe' entre les deux brandies du nerf auditif, au-desscus du facial, auquel il abandonne denx ramuscules au moment où il pe'uèlre dans l'arjueduc de Fallope pour aller se terminer à l'angle poste'rieur du ganglion géniculé. — 5. Ganglion génicnlé. — 6. Grand nerf jiétreux superficiL'l partant du sommet de ce ganglion. — 7. Ramuscule étendu de la briaiclie veslil.ulaire du neif auditif au tronc du facial, et considéré par quelques analomisles comme nu filament nerveux. — 8. Corde du tympan traversant roreille moyenne en passant au-dessus du tendon du muscle interne du marteau.

(I) Celte figure et la suivante sont lirées de l'atlas de MM. Hirsclifeld etLéveillé II. 2-2

2o4 ANAÏOMIE.

lieu de deux filels originels , le nerf Wrisberg en prosente trois ou (juatre (jui en s'anastoinosaiit forment u!ie sorte de petit plexus dont les mailles allongées s'étendent du facial à l'auditif. Une observation attentive démontre que, dans les cas de ce genre, cosnuie dans ceux où sa disposition est plus simple, il conserve les mêmes ra[iports avec les nerfs qui précèdent, et se termine de la même manière.

Ganglion (jénlculé. Ce ganglion, décrit par Arnold sous le no:n {["inliimcsccitce ganglifonne, est situé sur le sommet du coude (pie décrit le facial au niveau de l'hiatus de Fallopc, c'est-à-dire au motnent où ce nerf, de perpendiculaire (lu'il était à l'axe du rocher, devient parallèle à cet axe.

Son volume présente (pielques variétés : il est as?ez considérable ordinairement pour doubler les dimensions du facial au niveau d".i point qu'il occupe; dans quehiues cas asfcz rares il est à peine visible.

Sa couleur, d'un gris rosé, paraît d'autant plus foueée (ju'il offre un développement plus c.)uvidér;d)l('.

Sa forme est celle d'une petite pyramide triangulaire dont le sommet, tourné vers l'hiatus de Failope, donne naissance au grand nerf pétreux superficiel et dont la base repose sur le tronc du facial (pii lui adhère par deux ou trois petits filets. — A l'angle postérieur de celie lyramide on voit se rendre le nerf de Wrisborg. -De nm augio antérieur part le petit pétreux superficiel.

Pour observer ces divers délaie, il faut faire macérer pendant quelques jours une base de crâne dans nue solution acide, découvrir ensuite le tronc du facial en incisant le voclu-r , puis Roumeltre ce tronc pendant vingt-cpiatre heures à l'aclion du .'ulfate d'aluu.ine.

Le ganglion gé-niculé se co:u[i()se de libres (jui se croisent dans toutes les directions et de coriuiscu'.cs ganglionnaires (pii ont été constatés en Allemagne par Bisch )ff, (îœdcclio.is et \'alentin, en France par MM. Cli. Robin, (Jusco, FoUin, Ludovic II rscjifeld, etc.; l'exiï^tence de ces eor[uiscnles est aujourd'hui un fait acquis à la science. Chez certains sujets il n'est même pas nécessaire de recourir à rem[)loi du microscope pour aenuérir une certitude à cet égard. Si le nom de ganglion doit être applicpié, ainsi qu'on le pense généralement, à tout ren'iemcnt formé par un mélange de fibres nerveuses et de corpuscules gangli uinaires, ce nom est certainement applicable au rendement géniculé. C'est donc à tort qu'Arnold et quebpies anatomisles de notre époipie hésitent encore à ranger ce dernier renflement au nombre des ganglions.

La nature ganglionnaire du renflement géniculé une fois déuiontrée et admise, il était difficile de n'être pas frappé de l'analogie que l'existence de ce ganglion établit entre le facial et les nerfs spinaux :

Comme ces derniers, le nerf de la septième paire naît par deux ordres de racines qui partent aussi , l'une du cordon postérieur , l'autre du cordon antérieur de la moelle.

Comme eux, il se renfle avant de fournir aucun rameau, et ce renflement se développe sur sa racine postérieure ;

Comme eux, par conséipient, il constitue un nerf mixte dont la grosse racine représente la portion motrice, et la petite la portion sensitive. Telle fut h conclusion que Bischoff tira le premier de ce parallèle; elle me paraît être l'expression fidèle des faits les mieux observés jusqu'à ce jour.

NEVROLOGIE. 2ot>

Je ferai rcinaninor cependant que conskk'rer avec MM. Valcnliii, Cli. Robin, clc, le nerf de Wrisberg comme nn nerf ilc sentiment, c'est admeltre un fait envoie de démor.stration pbitOt qu'un fait complètement démontré ; car l'anatomie seule ne saurait nous donner une certitude à cet égard. Les lumières de la pbysiologie expérimentale sont ici indispensables; or jusqu'à présent ces lumières nous font complètement défaut.

Distribution. Le nerf de la septième paire fournit dix l)ranclies collatérales et deux branches terminales: l'une supérieure, ou temporo-faciale ; l'autre inférieure, ou cervico-faciale.

A. Biiinclics cullali'r;dcs du iieif facial.

Les branches collatérales du nerf de la septième paire peuvent ê!re distinguées :

1° En celles (jui na!s;enl dans l'aqueduc de Fallope; elle; sont au nombre de cin([ :

Le fjraud nerf pc'lrcux superficiel (pii se rend au ganglion de Meckel.

Le petit pe'treux superficiel ipii se rend au ganglion otique.

Le filet du muscle de l'ctrier,

La corde du tijuipcr.i (|ui unit le facial au lingual.

Un rameau auastomotique {[ui unit le même nerf au pncumo-gastriipte.

2^^ En celles cpii naissent au niveau du trou stylo-mastoïdien ; elles sont au nombre de cinq également:

Un fdet anaslonioUquc ([ni unit le facial au glossoqiharyngien.

Le nerf auriculaire ])ostcrieur ou auriculO'OCcipital,

Le rameau digastrique.

Le rameau sti;lo-hyuïdien.

Le rameau des muscles stylo glosse et glosso-staphi/lin.

1° Grand nerf pétreux superficiel, ou rameau crânien du nerf vidien. Parti du sommet du ganglion gcnienlé , ce rameau traverse riiiatus de Fallope, se place dans la petite gouttière que lui présente la l)arlie interne de la face antérieure du rocher, reçoit chemin faisant un filet du nerf de Jacobsan, branche du glossoqiharyngien, passe au-dessous du ganglion de Casser, puis dans Tc'paisseur de la substance hbro-cartilagineuse qui occupe le trou déchiré antérieur, se réunit ensuite au filet carotidien poiu' constituer le nerf vidien on ptérygoïdicn, et se jette dans le gaîiglion de .Meckel dont il représente la racine motrice. Il résulte de ce trajet (pie le grand nerf pétreux est d'abord formé uniquement de fibres motrices, plus loin de libres motrices et de quelques fibres sensitives, et plus loin encore, de fibres motrices, de fibres sensitives et de fibres organiques. (Fig. 215.)

2° Petit pétreux superficiel. Ce filet nerveux, objet de nombreuses dissidences, n'a été bien décrit que par M. Longet. Extrêmement grcle, il se détache du facial au niveau de l'angle antérieur du ganglion génieulé et quelquefois du tronc même du facial, à un inillimotre environ an delà du ganglion, sort de l'aipieduc de Fallope par un orifice pariiculier, se place

dans une gouttière située sur la pai'lic interne de la face antérieure du rocher, au-dessous dj celle du grand nerf pétreux, niarclie parallèlement à ce dernier, s'engage dans un pertuis situé entre les trous ovale et petit rond , et se jette à sa sortie du crâne dans le ganglion olinue dont il représente l'une des racines motrices. (Fig. 213 et 2 15.)

De même que nous avons yu un filet du rameau de Jacobson s'accoler au grand nerf pétreux superriciel dans la gouttière que lui présente le temporal, pour se porter ensuite avec lui au ganglion spliéiio-palatin, de même un filet de ce rameau vient se joindre au petit pétreux superficiel sur un point très rapproché de son origine pour se rendre avec lui au ganglion otique. — Il existe, par conséquent, vers la partie antérieure du sommet du rocher, quatre nerfs pétreux :

Deux nerfs pétreux superficiels ou moteurs : l'un, plus volumineux et plus long, qui s'étend du facial au ganglion de Meckel, c'est le grand nerf j cireux suiicr ficiel : l'autre, grêle et plus court, qui s'étend du facial au ganglion otique , c'est le i:icllt pélrcax superficiel , ou pelil pélreux de M. Longet.

Et deux nerfs pétreux profonds ou sensitifs: l'un qui vient se réunir au grand [jétreux superficiel, c'esl le 2)étreitx profond interne: l'autre qui s'accole au petit pétreux, c'est le pc'treux profond externe qu'on trouve décrit dans la plupart des auteurs sous le nom de petit pélreux superficiel cVJrnold. (Fig. 215, 217 et 220.)

L'origine du petit pétreux superficiel n'a pas é;é interprétée de la même manière par tous les auteurs. — Meckel, qui a entrevu ce nerf, le fait partir du facial, et son opinion est aujourd'hui généralement admise. — M. Longet le considère comme un prolongement du nerf de Wrisberg qui, après avoir traversé le ganglion géniculé, donnerait au facial un ou deux fdets destinés au muscle de l'étrier, et se continuerait ensuite juscpi'au ganglion otique qu'il traverserait également pour se rendre en définitive au muscle interne du marteau : de là le nom de moteur tijmpaniqne donné par cet auteur à la petite racine de la septième paire, racine qu'il considère comme une dépendance du cordon antéro-latéral de la moelle. Mais nous avons vu précédemment, d'une part, que le nerf intermédiaire de Wrisberg émane des cordons postérieurs; de l'autre, qu'arrivé à l'angle postérieur du ganglion géniculé, ses fibres se mêlent d'une manière si intime à celles de ce ganglion qu'il est tout à fait impossible de constater comment elles se comportent au delà de ce renflement. — Enfin, Arnold (jui avait aussi aperçu ce filet, le faisait l)rovenir du ganglion otiqiie, et pensait qu'arrivé au facial il ne faisait que le traverser pour se rendre à la branche vestibulaire du nerf auditif; cette opinion renferme une double erreur : une erreur d'origine, puiscjue le petit pétreux superficiel part incontestablement du facial, et une erreur de terminaison, puisqu'il est destiné en définitive au muscle interne du marteau et non à la branche vestibulaire de la huitième paire. Toutefois, s'il existait réellement un filet s'étendant du ganglion géniculé au nerf auditif, l'erreur porterait ici moins sur l'observation des faits que sur leur interprétation ; ce filet existe-t-il? Il est admis [»ar plusieurs anatomistes au nombre des- (piels je dois surtout citer MM. Iluguier, Valentin, Froment et Ludovic Ilirschfeld. On voit, il est vrai , un filament se porter obliquement de la partie postérieure du second coude du facial à la branche vestibulaire de l'auditif; mais ce filament est-il de nature nerveuse ou de nature vasculaire?

NKVUOLOGIE,

Sa ténuité est telle qu'après l'avoir attentivement examiné, on reste clans le doute; j'avouerai cependant (pie mes recherches me portent à le considérer plutôt comme une dépendance du rameau artériel qui accompagne le grand nerf pétreux ; ce rameau , en effet, donne de nombreuses raniitications au ganglion géniculé, et plusieurs au facial; l'une de ces dernières m'a paru traverser le tronc de la septième poire, et se diriger ensuile en arrière pour se rendre à l'extrémité terminale de la branche vcslibnlairc du nerf auditif. J'ajoute ([ue ce rami:scule , étendu du facial à la branche vcslihidaire, n'offre ni ro[)acité ni la résistance i)roprc aux filaments nerveux ; il présente au contraire la demi-lransparcuce et la fragilité d'une artériole.

3° Merf du muscle de l'otrier. Ce filet est le plus grclc de tous ceux qui naissent du facial ; il se détache de la portion verticale de ce nerf un peu au-dessous de la pyramide, se porte d'abord en haut et eu avant, s'en-

Ncrf fiicidl Irni-crsniiL Vaqneduc de Ftdlope.

\. Su poitiou lioiizniîiiile cL perpcudicidiiire à l'axe du loclicr. — 2. Sa portion h..riz(iiitidi; et p.iuilièlc à col tixe. — 5. Sa porlion verticale. — 4. Nerf fiici.il sorliint de l'aquediic de Fallope. --o. Ganglion gc'nicule. — G. Gianl nerf })L'lreiix supcrliciel clciulu de ce ganglion au ganglion sphcuo-palatin et rccevaut daus son trajet le petit pe'lreux inU'rne. — 7. Ganglion sphëiio-palatin. —

8. Petit pclreux siipeiiicicl naissant de Tangle ;inte'iieur du ganglion genicule et s'anastoniosant presrpie iuissitùt avec le petit pe'lreux piofond externe. —

9. Corde du tympan.— il). Oiigine du rameau auriculaire postérieur. — H. Rameau du nuiscle digastiiipie. — 12. Hameau du musile stylo hyoïdien, — 15. Rameau de=; mu-cles slylo-glosse et glosio-staphvliu recevant dans scui trajet deux filets que lui envoie le g'o^so-pliaiyngien. — 14,14 Glosso-pharyng-en. — 15. Filet rai sanl du glosso phinyngien et traversant le muscle slylopharyngicn pour aller se réu'iir au rameau du stylo-glosse.

gage dans un conduit particulier, et, après un trajet de quelipies millimètres, se jette dans le muscle de l'étrier.

40 Corde du tympan. Plus volumineux et plus clcndu (juc ceux qui pi'écèdent, ce rameau est surtout remarquable par son trajet d'abord rétrograde, par son passage au milieu de la chaîne des osselets de l'ouïe, par la courbe paraboli(iue (pi'il décrit, et par sa terminaison exclusive dans un nerf éminemment sensitif. li se sépare du facial à 4 ou 5 millimètres audessus du trou stylo-mastoïdien, s'engage aussitôt dans un conduit osseux parliculicr, se dirige en haut et en avant, et pénètre dans roreillc moyenne par un oriiice situé sur la paroi postérieure de cette cavité immédiatement en dedans de l'encadrement de la membrane du tympan; devenu libre, il se porte de la paroi postérieure à la paroi antérieure de la cavité tympanique en décrivant une courbe à concavité inférieure dont le sommet se trouve placé entre le manclie du marteau et la grande brandie de l'enclume; traverse ensuite, ainsi que l'a très bien démontré M. Iluguier, un nouveau conduit de 6 à 8 millimètres d'étendue, parallèle et stqicrieur à la scissure de Glaser, sort de ce conduit au voisinage de l'épine du sphénoïde, et vient se réunir à angle aigu au nerf liiiguai entre les deux ptérygoïdiens. (Fig. 213 et 2 15.)

Pendant son passage à travers la cavité de l'oreille moyenne, la corde du tympan s'anastomoserait, suivant Mcckel, avec les divisions du nerf de Jacobson; selon Langeubcck, Cock et Va'.entin, elle fournirait des ramuscules aux muscles du maricau et à celui de l'idricr; mais jusqu'à présent i'exislence de ces divers lilets n'a pu être coîdirmcc. — Dans le trajet qu'elle décrit de la base du crâne au nerf lingual elle reçoit cpielqucfois un ou deux filaments que lui envoie le ganglion o'iique; j'ai vu deux fois ces iiiaments qui sont aussi mentionnés parM^l. Cnsco et Ludovic Hirschfeld.

L'origine et la terminaison de la corde du tympan sont encore un objet de contestation pour quebpies anatonnstes. — Suivant MM. Hippolyte Clo(|uet et Hirzel, ce rameau serait un prolongement du grand nerf pétreux superficiel qui, parti du ganglion de Meckel, ne ferait que s'accoler au facial, depuis le ganglion géniculé jusqu'au voisinage du trou stylo-mastoïdien où il serait restitué à son indépendance primitive sous le nom de corde du lijmpnu. — Pour M. Cusco, il émanerait de l'angle antérieur du ganglion géinculé et continuerait le nerf de Wrisberg qui se trouverait aussi simplement accolé au tronc du facial. — Ni l'une ni l'autre de ces opinions ne repose sur une observation exacte. En soumettant le tronc et les rameaux collatéraux du facial à rinlluence d'une solution de sulfate d'alumine un peu concentrée, ainsi que nous l'avons dit précédemment, il est facile de s'assurer :

1" Que le grand nerf pétreux superficiel et le nerf de Wrisberg se mêlent fibre à fibre pour former un petit réseau inextricable ;

2° Que ce réseau est uni d'une manière intime au nerf facial ;

3° Enfin (pie ce nerf est formé, comme tous les troncs nerveux , de faisceaux qui s'anastomosent entre eux, de telle sorte cpie lors(iu'un rameau collatéral s'en détache, il est tout à fait impossible de délernùiier, parmi les divers faisceaux dont il se compose à son origine , quel est celui ([ui lui donne naissance.

Relativement à la terminaison de la corde du tympan, plusieurs auteurs,

NIÎVROLOGIE. 2o^

et particulit'.Tcmeiit M. Longct, atlmeltent que ce nerf ne fait que s'appliquer au lingual, ([u'ari-lvc au niveau du ganglion sous-maxillaire il s'en sépare, au moins en grande partie, pour former la racine molrice de ce ganglion. Les dissections auxquelles je me suis livré pour arriver à une certitude sur ce point ne me permettent pas de me ranger à cette opinion ; j'ai constamment observé entre la corde du tym[).T.n et le lingual une fusion intjîie, complète, libril c à (ibrille, dans toule l'étendue de l'adossementde ces nerfs ; on ne peut par conséipient allribuer an premier de ces rameaux d'autre terminaison (jue celle ([ui est propre au second ; tous deux, en un mot, se rcudcut à la langae. le lingual dans la mncpieuse, la corde du tympan ônm le niusclc lingual supérieur. Cet isolement à leur estrc-mité terminale ressort des recherches de M, le profes'^eiir Deuonviilieis et de celles de M. MaUonueuve, ([ni ont vu conslaunnent les divisions du lingiial, au moment on elles arrivent sous la muqueuse dorsale, abandonner à la couche niosculaire sous-jacente cimi ou six tileis.

0° ^ameai] anastomotique étendu du facial au pneumc-gastrique, Ce rameau [)art du facial au même niveau (pie la corde du tynqian, mais sur le point diamétralemeiit o[q)osé. Il s'accole près pie aussitôt à un rameau émané du pnenmo-gastrl(pic, et, marchant en seu'; inverse de sa direction , s'engage dans un petit conduit (pii le transmet dans la fosse de la veine jugulaire, cheininc entre la paroi antérieure de celte fosse qui est creusée taulot d'un sillon, tantôt d'iui canal pour le recevoir, et la veine jugulaire Interne qu'il faut enlever avec niéuagement pour le découvrir, puis, continuant à se porter transversalement en dedans, vient se jeter d lus le gaiiglion d'orighiC du pnci?mo-gastriqi:e. Il suit de ce'tc description que l'anastiiniose desliiiéc à unir le nerf de la septième paire à celui de la dixième est un rameau niixie <(n! se compose :

o. D'un filet moleur élcnilu dll facial au pncîmio-gastri(iue ;

b. b'un fdet sensitif étendu de çc dernier au facial.

Ce Piiniean, (pii proviendrait exclusivement du pucumo-gaslrique, selon Arnold, et excliiFlvement du facial, selon M. Cruveilhier, a été décrit par le premier de ces auteurs sous le nom de rameau aiirinilaire , et par le second sons celui de ramraa de la fjsse ju^julalre. Nous verrons plus tard que sa portion sensilive n'c-t pas deslin('e au facial, ({ue parvenue dans l'aqueduc de Fallope, elle croise perpendiculairement le tronc de ce nerf en s'anastomosant avec lui, et re [sorte ensuite en hnut et en dehors, vers la membrane du tympan et la [laroi sniérieure du conduit auditif externe. Pour éviler toute création de mots nouveaux et laisser aux faits leur exactitude, j'appellerai rameau auriculaire du pneumogastrique cette portion sensitive , et rameau de la fosse jugulaire la. réunion de celte môme portion à la portion motrice. (Fig. S-ao.)

Go Hameau anastomotique étendu du facial au glosso-pharyn

gien. Après avoir franchi le trou stylo-masto'idien , ce rameau se porte transversalement de dehors en dedans, et vient se jeter dans le tronc du glosso-pharyugien inmiédiatcniciit au-dessous du ganglion pélrcux, en formant une arcade qui embrasse le côté antérieur de la veine jugulaire interne. Son volume est orcilinaircment peu considérable. Très souvent on n'en trouve aucun vestige.

ANATOMll:.

7° Rameau auriculaire postérieur. Il naît du facial, à 1 ou 2 millimètres au-dessus du trou stylo-uiastoïdicn, et se dirige d'abord verticalement en bas ; parvenu au niveau du bord antérieur de l'apophyse mas-

FiG. 21G(I

Nerf facial.

\. Tronc du fiicial sorlaiiL de l'aqnedur. de Fallope. — ?. Ramciiu aiiricLiI;.ire pnslëiieur. — ô. Eilel |iar lequel la braticlie auriculaire du plexus cervical s'anastomose avec ce r.imcau. — 4. Oivision que ce mcnie rameau fournit au muscle occipital. — V>. Divisiou qu'il fbuinil au muscle auriculaire postérieur. — G. Division qu'il fournit au muscle auriculaiie supe'iieur. — 7. Rameau digns-

(1) Figure lirJe de "alla de M?.I. î.udovic Ilirsclif^ld cl LJveille.

.NJi;VUuLO(.IE. 261

toîdo, il se rt'flccliit à angle droit pour contourner cette apophyse, et se porler ensuite en haut et en arrière sur la région mastoïdienne du temporal où il se partage en doux filcls , l'un supérieur et vertical ou auriculaire, l'autre inférieur et horizontal ou occipital.

Dans le trajet demi-circulaire (pi'ii décrit autour de l'apophyse mastoïde ce rameau est entouré d'un tissu cellulo-fibreux assez dense. Sur la face externe de cette apophyse il reçoit de la branche auriculaire du plexus cer vical un filet anastomoticiue constant et assez volumineux en général pour être facilement découvert et servir ensuite de guide dans la recherche de l'auriculaire postérieur.

Le fdet siipcrleur ou ascendant traverse les deux ou trois faisceaux qui composent le nniscle aiu-iculaire postérieur en leur abandonriant à chacun un ramuscule; il contourne ensuite le pavillon de l'oreille et rient se terminer dans le muscle auriculaire supérieur.

Le filet inférieur ou horizontal suit la direction de la ligne courbe sui)érieurc et se divise en plusieurs fdaments qui se perdent exclusivement dans le muscle occipital.

8° Hameau digastrique. Ce rameau se détache du facial à la même hauteur que le précédent, et vient ensuite se jeter dans la partie moyenne du ventre postérieur du muscle digastrique. On le voit ordinairement s'anastomoser à la surface ou dans l'épaisseur de ce muscle avec un rameau semblable venu du glosso-pharyngien : cette anastomose, disposée en arcade, a été comparée avec raison par M. Cruveilhier à celle que forment la branche descendante interne du plexus cervical et la branche correspondante du grand hypoglosse. De la convexité de cette arcade partent plusieurs filets qui vont se terminer drtns le digastrique, le stylo-hyoïdien, et quelquefois aussi dans le- stylo-pharyngien.

9° Rameau stylo-hyo'îdien. Il naît an niveau du trou stylo-mastoïdien, se dirige obliquement en bas, en dedans et en avant, parallèlement au bord supérieur du muscle stylo-hyoïdien auipiel il est exclusivement destiné. Très souvent ce rameau provient d'un tronc qui lui est commun avec celui du muscle digastriipie ; son volume est toujours très grêle.

Iriq :C. — 8. Rameau slylo-liyoïdicn, — 0. Branche terminale snpe'rieuc. — 10. Rameaux, terapora 11 X. — 11. lUuncanx frontaux.— 12. Rameaux pulpe'biaux ou orbilaiies. — 13. Rameaux nasaux ou sous-Grl)itaiics. — 14. Rameaux Iniccaux. — 15. Hranche lermiiiaic inforieure. — 16. Rameaux menlouniers. — 47. Rameaux cervicaux. — 18. Nerflcmporal superficiel s'aiiastomosant par deux raiiicaux avec la l)ranclie terminale supérieure du facial, donnant des filets à la glaude parotide, d'autres à roreille et s'elevant ensuite veis la tempe. — 19. Frontal exlcrue. — 20. Frontal interne. — 2l. Teiminaison dri nerf lacrym.il. — 22. Terminaison du nasal externe. — 2". Teiminaison du filet nudaire du rameau oihilaire du maxillaiie supérieur. — 24. Filet naso-lohai: cou terminaison du rameau ethmoïdal du nerf uasal. — 25. Rameaux sous-urbitairesdu Uiaxiliaire suiierifur. — 2i). lîanicau buccal du maxillaire iufoii^-ur s'aiias'ioniisant avec les rameaux buccaux du facial. — 27. Rimeaux mentonnicrs du nerf dentaire inférieur. — 58. Bramlic posleiieurc du second nerf ce: vical — i'J. Drancli? auriculaire du plexus cervical. — ôO. Brandie inastuïdieune du niv'mc plexus. — 51. Pclilc mastoïdienr.e. — 52. Branche cervicale transvcrsc.

26 2 ANATOAIIE.

lO' Rameau des muscles stylo-glosse et glosso-staphylin. Uc-

inar(niable par sa loni^ueur et sa ténuitô, ce rameau naît du facial, laulôt au niveau du trou stylo-mastoïdien, lanlôt un peu au-dessus de cet orifice. Dans ce dernier cas, on le voit souvent sortir par un conduit osseux particulier , qui vient s'ouvrir à la ]iartie interne de la base de l'apopliysc slyloïdî. Son origine est alors diflicile à découvrir : aussi a-t-il ccliappé à l'observation de la plupart des anatomisics (pii ne lui ont même ]»as accordé nue simple mention, bien (pie M. le professeur lîcrard, en 1 .s;J5, eut d('j;i signalé son existence. Tour le déco\ivrir, il faut préalablement [)r;> titpier la coupe du [ibarynx, aiîisi (jue le fait remarcpicr M. Hirsclifeld, (,ui a ib'Ciit ce petit nerf sous le nom de rameau luujual. — Situé à son jioint de départ en arrière ou en dedans de ra[iO[il!yse slylo'de , il se place pibis bas en deliors du mr.s.'ie slylo-[diaryngien , puis sur les côtés du pbarynx, passe entre l'amygdale et le pilier antérieur du voile du palais, et arriNC sous la muiiueuse de la base de la langue où il se ramifie.

Dans ce long trajet le rameau des muscles stylo-glosse et glosso-slaplivl'n reçoit constannuent du nerf gîosso-pbaryngieu un et (pielipiefois dciix rameaux do:it le voluiiic égale le sien, et qui, a[)rès avoir traversé le muscle stylo-pl'.aryngien au niveau de sa partie moyeinie, viennent s'uîiir à lui à angle aigu, à peu près coiiime la corde du tympan s'unit au nerf lingual. Le petit tronc forni'é par la r('union de ces deux ou trois rameaux arrive à langue sans fournir aucun fdet ; là il s'an:istomose par un grand nombre de divisions avec les brancbC'; terminales du glosso-j liaryngien, et se partage en deux ordres de ramifications destinées, les unes à la niu- {pieusc linguale, les autres au stylo-glosse et au glosso-stapbylin. (Fig. 2 1 5 )

B. Brimclie Iciniiiiale siipoi ieiirc , un lemporu-faciLde.

Un peu plus considérable que l'inrérieure , cette brancbc, logée dans l'épais'^eur dj la glande parotide, se dirige de bas en baut et d'arrière eu avant vers le cal du coudyle de la màcboire, où elle reçoit du nerf tenil)oral superficiel ini ou deux rameaux anasloiuotiipies remanpiables par leur volume, par leur existence constante et parla courbe demi-circulaire qu'ils décrivent autour du col du condyle.

Sen>ible;nent accrue par l'adjonction de ces rameaux, la brandie tcmporo-faciale se partage en plusieurs brandies secondaires (pi'on voit presque aussitôt se siibdi viser pour s'anastomoser entre elles, et former ainsi »nie SL'rie d'arcades à convexité antérieure; de ces arcailes couebées sur le bord postérieur du mas-éter, et formant par leur réunion un véritable plexus, le plexKs sous-])arolkUen, naissent un très grand nombre de rameaux cpii se portent en divergeant vers la tempe, le front, les [laupières, la ba=c du nez et l'angle des lèvres, d'où la division de ces rameaux, en temporaux, frontaux, pal[:ébraux, nasaux et buccaux. .;Fis. 21 G.)

l» Rameaux temporaux. Verticaux et parallèles, ils coupent à angle droit l'arcade zygomatiipic, s'anastomosent par quelques divisions avec la brandie temporale superficielle du maxillaire inférieur, donnent plusieurs filets aux téguments de la tempe, ainsi qu'au cuir chevelu, et se terminent dans les muscles auriculaire antérieur et auriculaire su[ éricur aux(piels ils sont spécialement destinés.

NKVllOLOGIK. 2G3

2» Rameaux fronlaux. Plus noiiibreiix et plus volumineux que les piTCctlents, ils se portent obUipieinciit eu iiaut et en avant vers le boni externe du muscle frontal au-dessous ducpiel ils s'engagent, rampent ensuite so'.is la face profouile de ce muscle, ou se placent entre ses divers faisceaux et se ramifient dans son épaisseur.

Parmi ces rameaux, les plus inférieurs s'anastomc^ent eu deliors de l'a- ])opliyse orbitaire externe avec le nerf temporal profond antérieur, et audesius de cette même apopbyse avec un ou. plusiciu's fîiets du nerf fronlal externe ; ils vont ensuite se terminer soit dans la partie inférieure du muscle frontal, soit dans le muscle surcilier, soit dans la portion correspondante de l'orbiculaire des paupières.

3° Piameaux palpchraiix ou orhilatrcs. Leur direction est légèrement a=;cendante. Parvenus au voisinage de l'orbiculaire des paupières, ils se divisent : t" en palpébraux supérieurs (pii s'engagent sous le segment supérieur de ce muscle et pénètrent dans son épaisseur d'arrière en avant, ou de sa face profonde vers sa face cutanée en se subdivisant en un grand nombre de filets <pii s'anastomosent entre eux; 2° en palpébraux inférieurs qui s'engagent sous le segment inférieur du même muscle auiiuel ils se distribuent de la môme manière.

Le s[diincter de l'orifice ])alpébral est remariiuable entre tous les muscles de la face par les ramifications exircmement multipliées qti'il reçoit du facial; sous ce rapjiort il ne peut être comparé qu'aux muscles oculaires plus riches encore en fibres nerveuses.

4° Rameaux nasaux ou sous-orbltaircs. Au nombre de deux et très volumineux, ces rameaux s3 dirigent borizontalement en avant, comme le canal de Sténon au-dessus duipiel ils sont situés, et parvenus sur le bord antérieur du masséter, se divisent chacun en trois ou quatre filets. Ceuxci s'engagent pour la plupart sous les muscles grand et petit zygomaiiques, puis sous les muscles élévateur propre de la lèvre supérieure et élévateur commun où ils s'appliquent aux raiueaux sous-orbitaires du maxillaire supérieur, en les croisant à angle droit et en s'auastomo=ant avec eux sur plusieurs points. Du mélange de ces deux ordres de rameaux et de leurs anastomoses résulte une sorte de plexus que nous avons dOya. mentionné, le plexus sous-orbitaire.

Dans ce long trajet, les rameaux sous-orbitaires donnent d'abord des filels qui se distribuent à la parotide; plus loin ils fournissent plusieurs ramifications qui vont manirestement se distribuer à la peau de la face et un ou deux filaments (pii accompagnent les divisions de l'artère faciale. Leurs ramifications terminales, qui s'anastomosent fréquemment entre elles, vont se répandre dans les deux zygomatiques , l'élévateur propre de la lèvre supérieure, l'élévateur commun de la lèvre et de l'aile du nez, le transversal, le myrtiforme, le canin, le pyramidal et la partie correspondante de l'orbiculaire.

5" Piameaux buccaux. Situés plus bas que les précédents, au niveau ou un peu au-dessous du canal de Sténon, ils suivent aussi une direction borizontale, croisent perpendiculairement le bord antérieur du masséter, et se partagent : 1^ en filets musculaires qui se distribuent au buecinateur,

iîGi AN'ATOMIE

ail segment supérieur Je rorl)icnlaire labial, et au muscle triangulaire des lèvres; 2° en filets anastoinoliques qui s'unissent à jilusieurs des divisions de la branche buccale du maxillaire inférieur. — Ces rameaux fournissent en outre plusieurs divisions cutanées et deux ou trois lilels (pii suivent le trajet de l'artère et de la veine faciales.

C, Brandie Iciniiuulc infeiieurc, on covico-racialo.

Logée comme la précédente dans Tépaisseur de la glande parolide, cetle brandie se porte obli([uement en bas, en avant et en dedans, reçoit ordinairement dans son trajet un rameau anastoniotique de la branche auriculaire du plexus cervical, et se p.artage au niveau de l'angle de la m:;c!ioire eu trois ou quatre rameaux (jui se subdivisent un peu plus loin pour former des rameaux secondaires qu'on peut distinguer d'a[)rès leur position : en buccaux, mentonniers et cervicaux. (Fig. 2 1 G.)

10 Puimeaitx buccaux. Ils se dirigent horizontalement en avant entre le masséter et la glande parotide à laquelle ils abandonnent plusieurs ramuscules , s'unissent soit entre eux , soit avec les rameaux buccaux de la branche temporo-faeialc, et se divisent au-devant du masséter, en filets qui s'anastomosent avec le nerf buccal du maxillaire inférieur, et en filets niuscidaires destinés au buccinateur et à l'orbiculaire des lèvres.

2® Rameaux mentonniers. On en compte ordinairement deux principaux qui suivent le bord inférieur de la mâchoire, s'engagent sous le muscle triangulaire des lèvres, s'appliquent aux rameaux mentonniers du dentaire inférieur qu'ils croisent à angle droit en s'anastomosant avec eux par plusieurs filets, et se terminent dans les muscles de la lèvre inférieure, c'est-à-dire dans le triaiigulairc, le carré et l'orbiculaire labial, ainsi que dans celui de la houppe du menton. De l'entremêlement des filets mentonniers du facial avec les filets mentonniers de la cinquième paire résulte un petit plexus, le i^lexus mentonnier, qui offre la plus grande analogie avec le plexus sous-orjjitaire :

L'un et l'autre se composent de deux ordres de filets, de filets horizontaux ou moteurs dépendants de la septième paire, et de filets verticaux ou sensitifs appartenant à la cinquième;

Dans l'un et l'autre les filets horizontaux sont situés sur un plan plus antérieur, et les verticaux sur un plan plus profond :

Dans l'un et l'autre enfin, les filets à direction horizontale sont grêles et peu nombreux, les filets à direction verticale remarquables au contraire par leur volume et leur nombre.

3° Rameaux cervicaux. Situés dans la région sus-hyoïdienne, ils marchent d'arrière en avant en décrivant des arcades à concavité supérieure; tous ces filets rampent au-dessous du peaucicr auquel ils sont spécialement destinés et qui les sépare à leur extrémité terminale des ramifications correspondantes de la branche transverse du plexus cervical, lesquelles vont se terminer à la peau. On voit quehpiefois une ou deux divisions de ces rameaux se diriger pi"csq\ie verticalement en bas jusqu'à la partie moyenne du peaucier où elles disparaissent dans son épaisseur.

NÉVKOLOGIE. 2Go

Fonctions du facial.

Nous avons vu que les nerfs de la cinquième paire ne possèdent aucune action sur les muscles de la face, qu'ils président à la sensibilité, à la nutrition et aux sécrétions des parties auxquelles ils se distribuent, et (pi"il.s exercent par la nature même de cette triple destination une remarquable influence sur les fonctions des sens. Établissons maintenant :

Que les nerfs de la septième paire sont affectés à la contraction des muscles dans lequels ils pénètrent et qu'ils ne sont affectés sur aucun point à la sensibilité ;

Qu'ils exercent aussi une très grande influence sur les fonctions des sens, mais une influence toute mécanique;

Que les sensations développées dans le centre nerveux par les impressions que lui transmettent les nerfs sensoriaux et leurs accessoires les trijumeaux sont pour ainsi dire recueillies à leur source par ceux de la septième paire, et reproduiies par eux sur les traits de la physionomie en caractères plus expressifs, plus nuancés, plus spontanés que les intonations de la voix.

Après avoir constaté que ces nerfs sont affectés au mouvement, à la protection des sens et à l'expression de la face, nous aurons à rectierclicr quelle est la part de leur racine principale, et quelle est celle de leur racine accessoire dans l'accomplissement de ces divers phénomènes.

1° lie facial est un nerf moteur. A l'appui de cette proposition on peut invoquer trois ordres de faits :

A. Des faits empruntes à la physiologie expérimentale. En 1821, Ch. Bell coupa le tronc du facial sur un âne, tous les muscles du côté correspondant de la face furent paralysés. John Shaw, pour arriver à un résultat plus évident, répéta cette opération sur un singe; le résultat fut le même. Plus tard la section de ce nerf a été pratiquée chez divers animaux par Mayo, Hund , Eschricht, Jlagendie, Gœdechens, etc. La paralysie des muscles sous-cutanés de la face en a été la conséquence immédiate et constante. — Backer a constaté qu'après l'empoisonnement par la noix vomique la section du nerf facial ramène aussitôt le calme dans tous les muscles de la face, tandis que ceux des autres parties du corps restent en proie aux plus vives convulsions. — M. Longet a çxcité mécaniquement et galvaniquement ce nerf, sur plusieurs mammifères, et il a toujours obtenu des contractions très apparentes dans les muscles des paupières, des na^ rines, des lèvres, etc.

B. Des faits empruntés à l'observation clinique. Loi'sque le tronc du facial se trouve rompu à la suite d'une solution de continuité du rocher, tous les muscles auxquels il se distribue sont frappés de paralysie. Ce nerf est-il divisé, soit pendant le cours d'une opération, soit à la suite d'une blessure, on observe un résultat semblable ; si la section porte sur son tronc, ce qui a lieu par exemple pendant l'extirpation de la glande pai'otide, la paralysie s'étend à tous les muscles de la face ; si elle intéresse l'une de ses branches ou l'un de ses rameaux, la paralysie est alors partielle et plus ou moins circonscrite.

C. Des faits empruntés à Vanatomie pathologique. Le nerf facial peut être comprimé par une tumeur, il peut être détruit à la suite d'une

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