‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 102 sur 267 · OCCIPITAL · texte numérisé non relu

OCCIPITAL

Situation. A la partie postérieure de la tcte , au-dessus de la ligne courbe supérieure de l'occipital.

Forme. Aplati, très mince et quadrilatère.

Jttaches. En bas, aux deux tiers externes de la ligne courbe supérieure de l'occipital ; — en haut , au bord postérieur de Vaiwnévrose c'picrdnienne.

Direclion. Un peu oblique de bas en haut et de dedans en dehors.

Rappoii^. En arrière , a\oc le cuir chevelu (jui lui adhère forlemcnt ; en avant , avec l'occipital et le pariétal. Son bord interne, un peu oblique

ANÂTOx\IlE.

cil haut et en dedans , est séparé de celui du côté opposé par un espace triangulaire à base inférieure; l'externe, plus long, est presque horizontal. Usages. Il porte le cuir chevelu en arrière et tend l'aponévrose épicrânienne qui, ainsi soutenue, sert de point fixe au muscle frontal , dont l'action devient alors plus énergique et plus manifeste.

Muscles superficiels de la tête et du cou,

1. M. frontal. — 2. M, occipital. — 5 et 4. Auriculaire supeiieur. — b. Auriculaii c postérieur. — 6. Sphincter des paupières. — 7. Elévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure. — 8. Élévateur propre. — 9. Transverse ou élévateur de l'aile du nez. — 10. Petit zygomalique. — 11. Grand zygomatique. — 12. Masséter. — 15. Buccinateur, — 14. Triangulaire des lèvres. — 15. Orhiculairc des lèvres, — IG. Canin. — 17. Carré. — 18. Houppe du menton. — lu. Sterno-mastcïdien. — 20. Faisceau supéiieur du trapèze. — 21. Ventre postérieur du digastrique. — 22. Ventre aulérieur du digastrique. — Sô. Os hyoïde. — 24,24. Scapulo-hyoïdien. — 23. Steruo-hyoïdieu. — 26. Thyroliyoïdien. — 27. Mylo-hyoïdien. — 28. Splénius.— 29. Angulaire, — 30. Scalène postérieur. — 3!. Scalène aulérieur, — 52. Clavicule,

MVULOGIE. 521

Situation. Sur la face antérieure de l'os coronal, au-dessus de la racine du nez et des soui-cils ; il est impair, médian et symétrique.

Forme. Large, mince, quadrilatère, simple inférieurement, bifide à sa jartie supérieure.

Attaches. En bas, l°aux cartilages latéraux et aux os propres du nez par deux faisceaux qui constituent les muscles pyramidaux; 2° à la peau des sourcils par des fibres pâles qui s'entre-croisent avec les fibres correspondantes des muscles orbiculaires ou sphincters des paupières ; — en haut, à l'aponévrose épicrânienno par deux digitations, l'une droite et l'autre gaucho.

Direction, Les fibres moyennes sont verticales, les externes obliques en haut en dehors.

licifioorts. En avant, avec les téguments du front qui lui adhèrent d'une manière intime; en arrière, avec l'os frontal.

Usages. Poxu' bien concevoir les usages de ce muscle, il importe de remarcjucr que ses insertions inférieures, ayant lieu principalement aux téguments de la région sourcilière, conservent toujours une grande mobilité, et que son attache à l'aponévrose épicrânienne représente constamment son point fixe.

Ce fait posé, la déterniination de ses usages devient facile: s'il se contracte indépendamment de l'occipital, il agit d'une part sur l'aponévrose épicrânienne qu'il tend, de l'autre sur les sourcils qu'il élève faiblement, son action étant alors décomposée ; mais si les deux muscles se contractent à la fols , l'aponévrose épicrânienne sera tendue par l'occipital ; sur cette aponévrose préalablement tendue le frontal trouvera un point fixe, et ses contractions offrant alors une plus grande énergie, ses dimensions verticales deviendront sensiblement moindres que celle des téguments correspondants , qui se plisseront transversalement pendant que les sourcils s'élèveront. Pour constater la fixité du bord supérieur de ce dernier muscle au moment où ce plissement s'accomplit, il suffit d'appliquer légèrement un doigt sur l'occipital, et un autre sur le frontal; on pourra alors se convaincre : 1° que le muscle postérieur se soulève et s'affaisse alternarivemcnt suivant que la peau du front se plisse ou se déplisse ; 2" que ce plissement s'opère de bas en haut ou par ascension, c'est-à-dire en sens inverse de ce cpii devrait alors avoir lieu si le muscle antérieur prenait son point fixe inférieurement.

De ces faits il résulte que le frontal participe à l'expression de deux ordres de sentiments bien différents : à la joie , à la surprise, à l'étonnement, à l'extase , en élevant les sourcils lorsqu'il se contracte isolément; — à la colère, à l'indignation, à la haine, en un mot à des sentiments violents, lox'squ'il se contracte en même temps que l'occipital et plisse les téguments de la région frontale: ce plissement ondulatoire, reflet des mouvements les plus tumultueux del'àme, prenant son point de départ sur une aponévrose tendue par l'occipital , on voit que ce dernier muscle n'est pas sans influence sur le jeu de la physionomie , et que ses contractions pourraient être considérées comme le signe révélateur des orages qui éclatent dans l'empire de rintclligence.

JponévrosG épicrdnîenne. Située entre le frontal, l'occipital et les auriculaires supérieurs , cette aponévrose affecte la forme d'un segment de ?plière auquel on peut considérer deux faces et une circonférence.

La face supérieure répond au cuir chevelu qui lui adhère dans toute son étendue, par des prolongements cellulo-fibreux dont les mailles renferment un tissu adipeux plus abondant sur la ligne médiane, et sont traversées soit par des branches nerveuses très multipliées, soit par des artères volumineuses.

La face inférieure s'applique sur les os de la voûte du crâne auxquels elle adlière par un tissu cellulaire filamenteux et lâche , qui lui permet d'exécuter de légers mouvements.

La circonférence se continue en avant avec le frontal, et descend sur la ligne médiane dans l'espace angulaire qui sépare supérieurement les deux moitiés de ce muscle. — Elle répond en arrière aux muscles occipitaux. — Ses bords latéraux reçoivent l'insertion des muscles auriculaires supérieurs, dont les fibres les plus antérieures s'étendent jusqu'au frontal, et les postérieures jusqu'à l'occipital. De cette disposition il résulte que l'aponévrose épicrânienne est un centre d'iri'adiation qu'on peut comparer avec M. Cruveilhier au centre phrénique du diaphragme ; et de même que ce dernier est composé de deux ordres principaux de fibres qui se croisent perpendiculairement, de même le centre épicrànien se compose de fibres antéro-postérieures et de fibres transversales ; seulement les fibres musculaires qui se dirigent d'avant en arrière étant ici beaucoup plus nombreuses que celles qui se portent d'un côté à l'autre , on conçoit que les fibres albuginées qui suivent la première direction affectent une prédominance marquée sur celles qui suivent la seconde ; les faisceaux fibreux les plus remarquables sont ceux qui reçoivent l'attache des muscles occipitaux.

L'aponévrose épicrânienne paraît avoir pour usage de lier entre eux tous les muscles qui s'insèrent à sa circonférence , et particulièrement l'occipital et le frontal, afin de donner au dernier une plus grande puissance d'action ; ainsi unis, ces deux muscles ont été considérés comme un muscle digastrique qui a reçu le nom ù.' occipilo-frontal.

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