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SPUINCTER DE L'ORIFICE BUCC4L OU ORBICULAIRE DES LÈVRES

Situation. Dans l'épaisseur des lèvres.

Figure. Elliptique.

ylttachcs. Les fibres qui composent le sphincter des lèvres ne sont pas circulaires, mais demi-elliptiques; celles qui occupent la lèvre supérieure forment une demi-ellipse dont la concavité regarde en bas, et celles qui appartiennent à la lèvre inférieure une demi-ellipse dont la concavité

regarde en haut ; les unes et les autres , parvenues au niveau des commissures, s'entre-croisent à angle aigu pour se continuer, les premières avec les fibres inférieures du buccinateur et les secondes avec les fibres supérieures du même muscle.

Piapporls. En avant, avec les extrémités convergentes des dilatateurs et avec la peau ; en arrière , avec la muqueuse buccale dont il est séparé par une couche de glandules salivaires.

Jciion. Le sphincter est antagoniste des dilatateurs de l'orifice buccal et particulièrement des buccinateurs; il se contracte par conséquent indépendamment de ces derniers muscles, et cette indépendance d'action suffit pour démontrer que le constricteur des lèvres existe réellement par luimême ; car s'il était une simple dépendance des buccinateurs dont il constituerait alors la partie moyenne, ainsi que le pense M. Cruveilhier, il ne pourrait ni agir isolément, ni remplir des fonctions diamétralement opposées à celles de ces muscles. INous ne voyons nulle part les fibres musculaires se contracter tantôt par leur partie moyenne et tantôt par leurs extrémités ; ces fibres se contractent dans toute leur étendue simultanément; si donc le sphincter des lèvres elles buccinateurs sont antagonistes, il faut reconnaître qu'ils constituent des muscles différents: tel est le motif qui nous a déterminé à maintenir la distinction anciennement admise. Nous ajouterons que la continuité des fibres de l'orbiculaire et des buccinateurs nous laisse quelques doutes; l'observation semble la démontrer, mais la physiologie la repousse : comment concevoir que deux fibres soient d'une part continues l'une à l'autre, c'est-à-dire réunies en une seule, et de l'autre indépendantes dans leurs contractions?

Le sphincter des lèvres ou de l'orifice buccal coopère : 1" à la succion ; aussi de tous les muscles de la face est-il un des plus développés chez l'enfant naissant ; 2° à la mastication, en ramenant sous les arcades dentaires les débris alimentaires qui tombent en avant ; 3° à l'articulation des sons ; 4° à l'expression de la physionomie.

Dans le jeu des instruments à vent, son action est associée à celle des buccinateurs.

UOLPPE DU MEMOiN OU ÉLÉVATEUR PASSIF DE LA LEVRE INFÉRIEURE.

Préparation. 1° Renverser eu avant la lèvre iufe'rieure , diviser Irausversalenient le frein qui l'un t à l'arcade alvéolaire, et enlever la muqueuse buccale qui correspond à la portion inférieure du sphincter labial et du caire'; 2° isoler les deux fiiisceaux coniques qui forment les houppes du menton, et les suivre jusqu'à leur inserliou cutanée ; ô** pour faciliter l'élude de ces petits muscles, il est quelquefois avantageux d'inciser horizonlalement les téguments au niveau de la partie antérieure de la hase de la mâchoire , et de détacher l'extrémité inférieure des muscles carrés et triangulaires.

Situation. Sur les côtés de la symphyse.

Forme. Celle d'un cône dont le sommet est en haut et en arrière, et la base en bas et en avant.

yJltaches. En arrière , à la fossette située au-dessous des incisives inférieures par de courtes fibres aponévrotiques ; — en avant, à la peau du menton par des fibres extrêmement pales dont les plus internes s'entrecroisent sur la ligne médiane avec les fibres correspondantes du muscle opposé.

MYOï.oniE. 239

Direction. Oblique de liant en bas et travrière en avant.

Ptopports. En liant , avec la mnqneuse buccale et le spliinctei- îles lèvres; en bas, avec les libres les pins internes du peaucier; en dehors, avec le carré qui les recouvre ; en dedans, avec celui du côté opposé.

Action. Ce muscle attire les téguments de bas en liant en les appliquant contre la symphyse du menton ; par ce mécanisme, il repousse en haut les débris alimentaires qui tombent en avant des incisives, et il élève mécaniquement la partie médiane de la lèvre inférieure, en la renversant un peu en dehors, de manière à ouvrir un libre passage aux aliments qu'il repousse vers les arcades dentaires.

8° MUSCLES ELEVATEURS DIRECTS DE L.l 3îxVC1101RE INFERIEURE.

Au nombre de deux : le masséter et le temporal.

: Situation. Au-dessous de l'arcade zygomatique, sur la branche du maxillaire inférieur.

Forme. Épais, court et quadrilatère.

Attaches. En haut , au bord inférieur et aux deux faces de l'arcade zygomatique par des fibres tendineuses qui se prolongent sur la partie antérieure et dans la pi'ofondenr du muscle sous ia forme de faisceaux et de cloisons ; — en bas, à l'angle et à la face externe de la branche de la mâchoire.

Direction. Un peu oblique de haut en bas et d'avant en arrière.

Rapports. En dehors, avec une lame fibreuse très mince, Vapone'vrose massétérine, qui le sépare du grand zygomatique, du canal de Sténon et des ramifications du nerf facial ; en dedans, avec la branchede la mâchoire, le muscle temporal et le bnccinateur ; eu arrière, avec la glande parotide qui se moule sur lui. ■

TEMPORAL OU CROTAPIIYTE (dc xpoTa'f oç , tempe).

Pre'/inrntion. 1" Enlever l'aponévrose temporale; 2° scier à ses deux extrémités et renverser en bas Tarcade zygomatique ; 5° enlever !e tissu adipeux qui environne la pailic inférieure du muscle.

Situation. Dans la fosse temporale qu'il remplit entièrement.

Figure. Aplati, rayonné et triangulaire.

Attaches. En haut, à toute l'étendue de la fosse temporale et à la face interne d'une lame fibreuse extrêmement forte, qui se fixe d'une part à la circonférence de cette fosse, et de l'autre au bord supérieur et à la face interne de l'arcade zygomatique par un dédoublement dans l'angle duquel on observe ordinairement une petite quantité de tissu cellulo-adipeux ; — en bas, par un tendon très fort et d'abord caché dans l'épaisseur dii muscle, au sommet, aux bords et à la face interne de l'apophyse coronoïde.

Direction. Les fibres antérieures se portent un peu obliquement en bas et en arrière , les postérieures plus obliquement en bas et en avant , les moyennes verticalement en bas.

Piopporfs. En dehors , avec le masséter , l'arcade zygomatique , l'aponévrose temporale, l'aponévrose épicrânienne, les muscles auriculaires supérieur et antérieur, les artères, les veines et les nerfs temporaux superficiels, et enfin avec la peau ; en dedans , avec la fosse temporale , le ptérygoïdien externe et l'artère maxillaire interne.

Action des élévateurs directs de la mâchoire. Le masséter et le temporal sont deux muscles puissants dont l'énergie est encore doublée : 1° par la soudure des deux moitiés de la mâchoire inférieure au niveau de la symphyse, soudure qui a pour effet d'associer dans leur contraction les élévateurs du côté droit à ceux du côté gauche ; 2° par leur implantation perpendiculaire sur le levier qu'ils sont chargés de mouvoir.

Ces élévateurs acquièrent leur plus haut degré de développement dans les animaux carnassiers ; et comme la force des muscles est proportionnelle au nombre des fibres , et que les fibres qui naissent directement des surfaces convexes et concaves ne sauraient se multiplier qu'autant que ces surfaces s'étendent, il en résulte que dans les animaux de cette classe les arcades zygomatiques deviennent plus convexes, les fosses temporales plus concaves , les apophyses coronoïdes plus saillantes , et qu'on peut par la seule inspection de ces arcades, de ces fosses et de ces apophyses, reconnaître le volume des élévateurs, calculer leur énergie, déterminer les mœurs d'un animal, définir son mode d'alimentation, assigner à ses dents leurs dimensions respectives , et reconstruire , en un mot , sur cette seule donnée l'édifice entier de son organisation, en prenant pour guide la loi d'harmonie qui coordonne et enchaîne toutes les fonctions ; c'est par l'application habile de cette loi , et en résolvant des problèmes de cette nature , que G. Cuvier est parvenu à reconstituer, avec de simples débris fossiles plusieurs espèces du règne antédiluvien.

9° MUSCLES TRITURATEURS OU PTÉRYGOIDIENS.

Au nombre de deux , l'un interne, l'autre externe.

Préparation. 1° Faire la coupe du pharynx (Voy. p. 2lo, lîég. préi^.)\ 2° diviser la faceen deux moitiés par une coupe antéro-postérieijre.

On peut aussi étudier ces muscles par leur partie anle'rieure et externe ; il faut alors enlever : 1" l'arcade zygomatique et le masse'ter; 2° le muscle temporal , l'apophyse coronoïde et une partie de la branche du maxillaire inférieur, eu laissant seulement le bord parotidieu et l'angle de la mâchoire.

PTÊRir.OÏDlEN INTERNE.

Situation. Sur la face interne de la branche de la mâchoire.

Forme. Épais, court et quadrilatère.

Attaches. En haut , à la fosse ptérygo'ide ; — en bas , à la face interne de l'angle de la mâchoire.

Direction. Obhque de haut en bas , de dedans en dehors et d'avant en arrière.

Raf forts. En dedans, avec le péristaphylin externe et le pharynx, dont il est séparé par un espace triangulaire que traversent des vaisseaux et des nerfs ; en dehors, avec la branche de la mâchoire dont le séparent en haut les nerfs et les vaisseaux dentaires inférieurs ainsi que la lame fibreuse

MYOLOmE.

improprement appelée ligament latéral interne de Vartieulation poro-maxillaire.

iem-

Fig. 85.

Muscles ptérygoïdiens.

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