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Gouttière basilaire

15. Trou maxillaire supérieur. — 17. Sillon vasculaire. — 18. Fosse latérale posle'rieure ou occipitale iuf. rieure. — 19. Portion verticale des gouttières late'rales.

— 20, Crête occipitale. — 21. Trou occipital.— 22. Orifice du conduit auditif interne. — 25. Trou déchire' poste'rieuT .

Fis. 21

Les fosses médianes sont, en procédant d'avant en arrière : 1° la fosse ethmoïdale sur laquelle on voit l'apophyse crista-galli , le trou borgne, les trous de la lame criblée ; 2° la fosse pituitaire, circonscrite en arrière par la lame quadrilatère, que surmontent les apophyses clinoïdes postérieures, en avant par la gouttière des nerfs optiques et les apophyses clinoïdes antérieures, sur les côtés par les gouttières caverneuses ; o° le trou occipital, véritable fosse infundibulifornie ouverte dans le canal vertébral, limitée en avant par la gouttière basilaire, en arrière par la crête occipitale, offrant sur les parties latérales l'orilice interne des trous ccndyloïdiens antérieurs.

Les fosses latérales, qui affectent des dimensions beaucoup plus considérables (pieles précédoiiles, sont : t" antérieures ou orbitaires : oUescorres-

)0 ^ Jy ANATOMIE.

•pondent aux bosses pi-bitaires, et présentent des impressions cérébrales pro- I ^-. fondes; -r- 2° moyennes ousphénoïdales; elles sont circonscrites en avantpar . '^ un bord très saillant qui fait partie de l'apophyse d'Ingrassias, et occupe la I -scissure de Sylvius;^en arrière par le bord supérieur du rocher sur lecpicl ' *^existeutainegouttièfe pour le sinus pétreux supérieur, et une dépression pour \w<e passà^de la eio^uième paire de nerfs ; en dedans par la gouttière caver- Viçîîeuse; éS-y voit, au-dessous du bord antérieur, la fente sphénoïdale qui la y^lt communique/ avec l'orbite ; au-dessous du bord postérieur l'hiatus de KâUi^ et la gouttière qui le précède; en dedans, les trous, maxillaire supéin^tir, maxillaire inférieur , et sphéno-épineux ; en dehors , des sillons artériels et quelques impressions cérébrales; — 3° postérieures ou occipitales; elles sont formées principalement par les fosses occipitales inférieures, et offrent pour limites : en avant, la face postéi'ieure du rocher, sur laquelle on trouve le conduit auditif interne, et la suture pétrooccipitale, déprimée en gouttière pour recevoir le sinus pétreux inférieur ; en arrière , la gouttière latérale , horizontale d'abord, puis verticale , au niveau du trou mastoïdien qui lui correspond , et enfin transversale au moment où elle se jette dans le trou déchiré postérieur; en dedans par le trou occipital et la crête occipitale interne.

DES RAPPORTS DU CRÂNE AVEC LA COLOjNNE VERTÉBRALE.

L'analyse philosophique démontre clairement la nature vertébrale des différentes pièces qui se soudent pour former le sacrum et le coccyx. Celte même analyse , appliquée à l'étude delà constitution du crâne, conduit aussi à reconnaître, dans la conformation générale des os qui le composent, tous les caractères essentiels du même type, de telle sorte que la cavité céphalique prolonge en quelque sorte la colonne rachidienne et devient pour elle une cinquième région. Cette longue série de pièces, étendue du sommet du coccyx au sommet de la tète, forme donc une seule et. même famille dont les traits distinctifs, fortement accusés dans toutes les pièces moyennes, s'altéreraient dans les pièces terminales sans jamais s'effacer entièrement. Mais le crâne étant simplement un organe de réception, tandis que le sacrum, ainsi que la colonne vertébrale, représentent à la fois un organe de réception et de sustentation , on conçoit à iiriorl que les vertèbres crâniennes doivent s'éloigner davantage du type commun que les vertèbres sacrées. C'est, en effet, ce que l'on observe. Néanmoins, une étude attentive permet de retrouver sur les os de cette cavité la plupart des éléments constitutifs de' la vertèbre. Dans la détermination de ces éléments, nous prendi'ons pour guide l'excellent ouvrage de M. le professeur Cruveilhier , qui a apporté dans la solution de ce difficile problème une rare lucidité et une sage résem-e ; car s'il importe ici d'établir une analogie devenue évidente, il importe plus encore de contenir cette analogie dans ses véritables limites.

Il existe trois vertèbres crâniennes : une postérieure, une moyenne, une antérieure.

1» Vertèbre postérieure ou occipitale. Elle a pour corps l'apophyse basilaire ; pour lames , toutes les parties de l'occipital situées en arrière du condyle; pour trou vertébral, le trou occipital ; pour apophyse épineuse, la

protubérance occipitale externe et la crête de même nom ; pour apophyse transverse, l'apophyse mastoïde ; pour apophyse articulaire, le condyle.

2° Vertèbre moyenne ou sijhéno-temporo-pariétale. Elle a pour corps le corps du sphénoïde ; pour lames, les grandes ailes du sphénoïde , la portion écailleuse du temporal et les pariétaux; pour trou vertébral, l'espace étendu du corps du sphénoïde à la voûte du crâne ; pour apophyse transverse , l'apophyse zygomatique.

3° Vertèbre antérieure ou sfhéno-ethmoïdo-froniale. Elle a pour corps la lame perpendiculaire de l'ethmoïde et l'apophyse crista-galli, qui lui est soudée en haut ; pour lames , les deux moitiés du frontal réunies sur la ligne médiane par leur bord interne ; pour trou , la concavité du frontal ; pour apophyses transverses , les apophyses orbitaires externes.

Deux trous de conjugaison correspondent au point de jonction de ces trois vertèbres ; tous deux sont aussi spécialement consacrés à des cordons nerveux et à des veines. Celui qui est situé entre les vertèbres postérieure et moyenne est formé par le trou déchiré postérieur ; celui qui est placé entre la moyenne et l'antérieure est représenté par la fente sphénoïdale.

Déi>eloppement du crâne.

Les os de la voûte paraissent avant ceux de la base du crâne ; à la naissance cependant l'ossification de ces derniers est beaucoup plus avancée ; ils forment un tout solide et immobile , tandis que ceux de la voûte , parfaitement distincts les uns des autres, circulaires et rayonnes , se touchent par quelques points seulement de leur circonférence et laissent entre eux des intervalles membraneux qui forment les fontanelles. Celles-ci, au nombre de six, peuvent être distinguées en médianes et latérales. Des deux fontanelles médianes , l'antérieure , assez large , se trouve à la réunion des pariétaux et des deux moitiés du coronal ; elle a la forme d'un losange dont l'angle antérieur serait très allongé. La postérieure , qui est plus petite et de forme triangulaire, résulte du concours de l'occipital avec les pariétaux. Les fontanelles latérales sont très irrégulières dans leur forme ; l'antérieure occupe le point de jonction du pariétal, du coronal et du sphénoïde ; la postérieure répond à l'angle latéral de l'occipital. Ces espaces membraneux , en laissant aux os de la voûte du crâne une grande mobilité, leur permettent de jouer les uns sur les autres, et favorisent ainsi à un ti'ès haut degré le mécanisme de l'accouchement.

Après la naissance, l'ossification continue; les aiguilles osseuses des bords opposés s'entrecroisent, s'entrelacent pour ainsi dire; les sutures, commencées au niveau de leur partie moyenne, s'étendent graduellement vers leurs deux extrémités de manière à envahir les fontanelles, qui disparaissent ainsi de la circonférence au centre. Lorsque l'ossification est complète, on trouve encore dans chaque suture une lame mince de cartilage ; dans les dernières périodes de l'existence cette lame intermédiaire disparaît à son tour ; alors aussi on voit plusieurs os se souder entre eux ; par exemple, l'occipital et le sphénoïde, le sphénoïde et le frontal. Ces soudures se multiplient dans la vieillesse ; souvent, à cet âge avancé , tous les os du crâne sont unis comme ceux ([ui forment le sacrum ; cette fusion tardive nous offre une nouvelle et dernière preuve de l'étroite analogie de constitution qui existe entre le crâne et le rachis.

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