‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 163 sur 267 · Oiifice destiné au passage de 'a première perforante · texte numérisé non relu

Oiifice destiné au passage de 'a première perforante

Direction, Horizontal et transversal dans sa moitié interne, ce muscle se réllécbit dans sa moitié externe pour se porter obliquement en baut, en arrière et en dehors; par cette partie réflécbie il embrasse obliquement la demi-circonférence postérieure du col du fémur.

Structure. Charnu dans sa portion interne ou-directe, tendineux dans sa portion externe ou réfléchie.

hai)forts. Par sa portion interne, il répond : en avant, au pectine, aux

trois adducteurs , au psoas, et à l'iliaque ; en arrière , à la circonférence du trou sous-pubien et à la membrane obturatrice ; — par sa portion externe il est en contact avec le col du fémur sur lequel il s'applique , et le carré crural qui le recouvre.

Usages. Il imprime à la cuisse un mouvement de rotation en dehors lorsque le bassin est fixe , et au bassin un mouvement de rotation vers le côté qu'il occupe, lorsque le fémur devient immobile.

APONÉYROSE CRURALE.

L'aponévrose de la cuisse présente dans sa disposition générale la plus remarquable analogie avec celle du bras, dont elle ne diffère que par des prolongements plus nombreux et une plus grande résistance , double modification que nécessitaient des muscles plus multipliés, plus puissants, plus étendus, et par conséquent plus exposés à subir des déplacements.

Circonférence supérieure. Elle s'attache : en avant, à l'arcade crurale avec laquelle elle se confond ; en dehors et en arrière, à la lèvre externe de la crête iliaque , à l'aponévrose d'origine des muscles spinaux , à la crête sacrée et au bord interne du grand ligament sacro-sciatique ; en dedans , au pubis, à l'ischion et à la branche ischio-pubienne.

Circonférence inférieure. Elle répond : en avant , à la rotule et au ligament rotulien au-dessous duquel elle se continue, soit avec le périoste qui revêt la partie antérieure des tubérosités du tibia , soit avec l'aponévrose jambière ; en arrière, au creux poplité qu'elle recouvre en se confondant avec la même aponévrose; en dehors, au tendon du biceps fémoral, au ligament latéral externe du genou, à la tubérosité correspondante du tibia et à la tête du péroné, qui lui fournissent l'une et l'autre une surface d'insertion ; en dedans, aux tendons du droit intei'ne, du demi-tendineux et du couturier, qu'elle fixe dans leur situation et leurs rapports respectifs en s'unissant au plan aponévrotique de la jambe.

Surface externe. Elle est en contact avec la peau dont la sépare une couche cellulo-graisseuse qui offre plus d'épaisseur sur les faces antérieure et interne de la cuisse , où elle est traversée par des rameaux nerveux , par des veines sous cutanées volumineuses , par des vaisseaux lymphatiques très multipliés, que sur les faces postérieure et externe, où les ramifications nerveuses , veineuses et lymphatiques deviennent très rares. Pour le passage des nerfs qui se rendent à la peau , et des branches vasculaires superficielles qui convergent vers les vaisseaux profonds, cette aponévrose présente à sa partie antérieure des perforations de divers ordres :

Ainsi les nerfs qui se rendent à la peau traversent le plan fibreux très obliquement en se creusant de longs canaux dans son épaisseur.

Toutes les veines superficielles convergent vers un tronc unique, le tronc (le la veine saphéne interne, qui se jette dans la veine crurale à trois ou quatre centimètres au-dessous de l'arcade fémorale ; l'orifice destiné à Tembouchure de ce tronc veineux est le plus considérable de ceux que présente l'aponévrose de la cuisse ; il est nettement déterminé en bas et très irrégulièrement en haut; sa forme est demi-circulaire. C'est à tort qu'il a été considéré comme l'orifice inférieur du canal crural; car l'espace prismatique et triangulaire compris entre cet orifice et l'anneau crural , espace que limite en avant le fascia cribriformis , en dedans le pectine ,

MYOLOGIE. 313

et en dehors le psoas, ne constitue pas im canal particulier, comparable au canal Inguinal , mais une dépendance de la gaîne des vaisseaux fémoraux.

Les orifices traversés par les vaisseaux lymphatiques sont rassemhlés sur une surface très limitée, triangulaire, circonscrite en haut par la partie moyenne de l'arcade crurale, et sur les côtés par deux lignes obliquement étendues de l'ouverture de la veine saphène aux angles interne et externe de l'anneau crural ; ces orifices sont nombreux , très rapprochés les uns des antres et d'inégal diamètre; ils transforment la partie antérieure et supérieure de la gaîne des vaisseaux en un véritable crible , en l'affaiblissant considérablement, disposition qui a mérité à cette partie de l'aponévrose abdominale le nom de fascia cribriformis.

Surface interne. De cette surface émanent des prolongements qui se portent vers l'axe du membre, pour former aux divers muscles de la cuisse des enveloppes secondaires. Parmi ces cloisons , il en est deux plus fortes et plus complètes qui vont s'insérer l'une et l'autre à la ligne âpre ; elles ont été distinguées en interne et externe.

La cloison inter musculaire interne s'étend du petit trochanter an condyle interne du fémur et sépare les muscles de la région antérieure de ceux de la région interne. Sa direction est oblique de dedans en dehors et d'avant en arrière. Eile correspond , par sa face antérieure, au vaste interne qui prend sur elle quehiues insertions; par sa face postérieure, aux adducteurs, à l'aponévrose desquels elle s'unit; par son bord externe ou postérieur , à la ligne âpre ; par son bord interne ou antérieur, à l'aponévrose crurale dont elle lire son origine. Des fibres légèrement obliques de haut en bas et de dehors en dedans forment cette cloison, perforée comme les adducteurs pour le passage des artères qui vont se ramifier dans les muscles postérieurs de la cuisse.

La cloison intermusculaire externe, obliquement dirigée d'avant en arrière et de dehors en dedans, limitée en haut par le grand trochanter , et en bas parle condyle externe , est contiguc par sa face antérieure et interne au vaste externe , et par sa face postérieure au biceps, dont la portion fémorale lui adhère par qneUiues fibres; son bord antérieur ou externe se confond avec le plan fibreux générateur. Les fibres qui la composent se dirigent en bas et en dehors. Elle est perforée à sa partie supérieure pour le passage des vaisseaux circonflexes externes, et inférieurement pour cehii des vaisseaux articidaires.

Les cloisons intermnsculaires interne et externe divisent la gaîne que forme l'aponévrose crurale en deux gaines secondaires dont l'antérieure , plus petite, contient les muscles couturier et triceps crural , tandis que la postérieure , très considérable , renferme les muscles de la région interne et ceux de la région postérieure. Cette seconde gaîne sei-ait subdivisée, selon quelques anatomistes, en deux loges plus petites qui contiendraient, l'une les muscles de la région interne , et l'aulre ceux de la région postérieure ; mais la cloison intermusculaire qui sépare le grand adducteur des demi-membraneux et demi-tendineux est incomplète, extrêmement faible , et ne saurait êlre considérée comme établissant une véritable ligne de démarcation entre les muscles internes et postérieurs; l'aponévrose crurale, connue l'aponévrose brachiale, ne présente réellement que deux grandes cloisons, et par cons(''queiit deux gaines principales , qui chacmie

émettent par lenr surface interne des cloisons secondaires , d'où résultent des gaînes particulières pour la yilupart des muscles de la cuisse.

Grande gaine antérieure. Elle fournit des gaines particulières au couturier, 3 la longue portion du triceps, au tenseur du fascia lata, auxpsoas et ilia(pie , ainsi (pi'au pectine et aux vaisseaux cruraux.

La gaîuG du couturier est complète, prismatique et triangulaire;

L'enveloppe propre du droit antérieur est formée : en avant, soit par la lame profonde du couturier, soit par l'enveloppe générale , et en arrière par un plan qui s'étend de la cloison intermusculaire iiiterne à l'externe, en recouvrant les parties latérales du triceps qu'il sépare de la portion moyenne ;

Le tenseur du fa?cia semble contenu dans l'épaisseur même de l'aponévrose crurale ;

Les muscles psoas et iliaque sont bridés dans leur partie conunune par un feuillet qui se porte obliquement en bas et en dedans, en se continuant en haut avec le fascia iliaca et se prolongeant en bas jusqu'au petit trocbanter;

Le pectine est recouvert par un feuillet semblable qui se détacbe de la face interne de la gaine générale et se dirige en bas, en dehors et en arrière pour se réunir au feuillet précédent, en arrière des vaisseaux de la cuisse ; ce feuillet se (ixe en haut à la crête pectinée.

La gaine des vaisseaux fémoraux résulte de l'entre-croisement des cloisons précédentes ; ainsi elle est formée : en avant , par le fascia cribriformis, par l'aponévrose crurale , par la lame profonde du couturier ; en arrière et en dedans , par la lame ([ui recouvre le pectine et par la cloison intermusculaire interne ; en arrière et en dehors , par le feuillet appli(jué sur le psoas, et plus bas, par celui du vaste interne. Cette gaîiic, de forme prismatique et triangulaire , commence en liaut à l'anneau crural et se termine inférieurement à l'anneau du troisième adducteur ; elle contient l'artère crurale, la veine crurale, et le nerf saphène interne.

Grande gaine fostcrieure. De cette gaine se détachent : 1° une cloison qui sépare le pectine du second adducteur et de l'obturateur externe ; 2"^ une lame qui isole le premier adducteur du second et du troisième; 3° enfin un prolongement fibi'o-cellulaire intermédiaire au grand adducteur et au demimembraneux.

Les trois muscles de la région postérieure habitent une loge commune ; et cependant ils offrent une grande longueur; mais remarquons que la courte portion du biceps devient pour la portion iscliiatique de ce muscle une sorte de lien actif, et que les demi-tendineux et demi-membraneux trouvent dans les contractions du grand adducteur un moyen de contention bien autrement résistant qu'une toile fibreuse. Ces muscles malgré leur longueur ne présentent donc aucune tendance au déplacement ; de là , sans doute, l'absence d'une gaine fibreuse à leur surface.

Structure. Comme la plupart des gaines musculaires , l'aponévrose fémorale est formée de fibres transversales prédominantes et de fibres longitudinales, qui s'entremêlent à la manière des fils réciproquement perpendiculaires de la toile ; les fibres longitudinales sont beaucoup plus multipliées en dehors , où elles sont renforcées d'une part par les fibres tendineuses qui proviennent du tendon du fascia lata, et de l'autre par celles qui constituent l'expansion aponévrotique émanée du tendon du grand fessier.

MYOLOGIE.

Page 1