Tendon du long fléchisseur propre du gros
orteil, allant se réfléchir sur la face postérieure de l'aetrasale.
Attaches. En haut : le jumeau interne , phis volumineux , se fixe à la partie supérieure et postérieure du condyle interne du fémur par un tendon qui dégénère bientôt en une vaste aponévrose épanouie sur sa face postérieure; le jumeau externe prend naissance non pas au-dessus et en arrière du condyle correspondant, mais sur la partie la plus reculée de la face externe de ce condyle ; — en bas , à la partie inférieure de la face postérieure du calcanéum.
Direction. A'erlicaux.
Structure. Charnus dans leur partie moyenne, et tendineux à leur extrémité.
322 AiNATOMIE.
Les tendons d'origine s'épanouissent sur leur face postérieure.
Le tendon de terminaison, connu sous le nom de tendon d'Achille, est commun aux jumeaux et au soléaire ; étroit et arrondi à son insertion , il devient graduellement plus mince, plus large, et se partage en deux larges aponévroses qui s'étalent de bas en haut, la plus- superficielle sur la face antérieure des jumeaux, et l'autre sur la face postérieure du soléaire.
Rapiwrts. En arrière , avec l'aponévrose et la peau ; en avant , avec le plantaire grêle, le soléaire, le poplité et les fibro-cartilages qui recouvrent la partie postérieure des condyles, fibro-cartilages sur lesquels ils prennent des inserlions.
Par leur bord contigu les deux jumeaux complètent inférieurenient le losange poplité et embrassent le nerf sciatique poplité interne ainsi que les vaisseaux qui raccompagnent.
PLANTAIRE GRÊLE.
Situation, A la partie postérieure de la jambe, entre les jumeaux et le soléaire.
Forme. 'Allongé, arrondi, extrêmement grêle.
Attaches. En haut, au fibro-cartilage qui revêt la partie postérieure du condyle externe ; en bas , au calcanéum , en avant du bord interne du tendon d'Achille.
Direction. Oblique de haut en bas et de dehors en dedans.
Structure. Charnu dans son cinquième supérieur , tendineux dans ses quatre cinquièmes inférieurs.
Rapports. En avant , avec le po\3lité et le soléaire ; en arrière, avec le jumeau externe , le jumeau interne et le tendon d'Achille dont il longe le bord interne,
SOLÉAIRE.
Situation. A la partie postérieure de la jambe, en avant des jumeaux.
Forme. Aplati, épais et ovalaire.
Attaches. En haut , à la partie postérieure et interne de la tète du péroné, au tiers supérieur de la face postérieure du même os, à la ligne oblique du tibia, au tiers moyen de son bord interne, et à la convexité d'une arcade fibreuse sous laquelle passe l'artère poplitée ; — en bas , à la partie inférieure de la face postérieure du calcanéum, par le tendon d'Achille qu'il contribue à former en se confondant avec les jumeaux dans sa moitié inférieure, en sorte que ces trois faisceaux , parla fusion de leurs attaches mobiles, constituent réellement un seul et même muscle qui mériterait le nom de triceps de lajamhe.
Direction. Vertical.
Structure. Les fibres charnues du soléaire comme celles des jumeaux sont obliquement placées entre deux lames aponévrotiques , dont l'antérieure est formée par l'épanouissement des tendons d'origine, et la postérieure par l'épanouissement du tendon de terminaison.
Une cloison médiane ou antéro-postérieure sépare les fibres internes des fibres externes, en sorte que ce muscle, malgré son unité apparente, peut être considéré avec Douglas comme étant conq)osé de deux faisceaux
MYOLOGIE. 323
qui ne. diffèrent des jnineanv que par une fusion pins complète ; pour apercevoir la cloison niédiane du soléaire, il convient, soit de diviser ce muscle transversalement, soit d'énucléer l'un des faisceau>r ciiaruns (|u'il présente; on voit alors que ce faisceau est reçu dans un demi-cône ouvert eu avant.
Rapports. En arrière , avec le plantaire grêle et les jumeaux qui le débordent de clia;iue côté ; en avant, avec les muscles de la couche profonde, avec les vaisseaux et nerf libiaux postérieurs et l'origine des vaisseaux péroniers.
Action des jumeaux et soléaire, ou du triceps de la jambe. Ce triceps , ayant presque constamment son point fixe sur les os de la jambe et de la cuisse et son point mobile sur le calcanéum , élève la partie postérieure de cet os et étend le pied sur la jambe en le faisant tourner autour d'une ligne qui traverserait les deux malléoles; ce mouvement d'extension, d'autant plus énergique que les fibres charnues du triceps sont extrêmement multipliées et que ce muscle agit perpendiculairement sur le levier qu'il met en mouvement, peut s'accomplir dans deux conditions différentes : ou bien le pied est libre, ou bien il est chargé au niveau de l'astragale de toiît le poids du corps ; dans le premier cas, cet organe remplit les fonctions d'un levier du premier genre; dans le second il s'appuie sur le sol par son extrémité antérieure , tandis que sa partie postérieure se détache de ce même sol sous l'inflnence des contractions de l'extenseur ; il représente alors un levier du second genre : cette condition se réalise pour nous pendant la marche ou pendant la station verticale lorsque nous nous élevons sur la pointe des pieds.
Si le pied est libre, les jumeaux , après l'avoir étendu sur la jambe, l'entraînent en "arrière en fléchissant la jambe sur la cuisse.