‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 172 sur 267 · Gaîne des tendons des long et court péro · texte numérisé non relu

Gaîne des tendons des long et court péro

niers latéraux.

JAMBIER OU TIBIÂL rOSTERIF.UR.

Situation. Sur la face postérieure du ligament interosseux, entre le tibiJ et le péroné.

Forme. Allongé, plus épais dans sa partie supérieure qui est prismatique et triangulaire, que dans sa moitié inférieure qui est arrondie.

MYOLUGIE. 3 25

JllacJii's, En haut, à la face postérieure du tibia, iuiniétliatonient audessous de la ligne oblique de cet os , à la partie postérieure de la face interne du péroné, à la face postérieure du ligament interosseux, et à des cloisons aponévrotiques qui séparent ce muscle du long fléchisseur commun qui est en dedans, et du long llécliisseur pro[ire du gros orteil qui est en dehors; — en bas , à la tubérosité du scaphoïde, et par une expansion tibreuse très forte à la base du premier cunéiforme.

Direction. Vertical jusqu'au niveau de la malléole interne , sur laquelle il se réfléchit en pénétrant dans une gaîne particulière; oblique de haut en bas, et d'arrière en avant, depuis celte malléole jusqu'au tubercule du scaphoïde.

Struclitre. Toutes les fibres charnues de ce muscle convergent obliquement autour d'un tendon qui devient libre au niveau de la malléole interne, et qui présente dans son épaisseur un os sésamoïde, très près de son insertion; cet os sésamoïde correspond, en général, à la partie inférieure du ligament calcanéo-sphénoïdien inférieur.

Rapports. En arrière, avec le long fléchisseur commun des orteils, dont il croise le tendon à angle aigu, au-dessous de la malléole interne ; en avant, avec le ligament interosscux, la partie voisine du tibia et du péroné, le ligament latéral interne de l'articulation tibio-tarsienne , contre lequel il est maintenu par une gaine propre, et plus bas avec le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur.

Usages. Comme le jambier antérieur, il imprime au pied trois mouvements de rotation , qui s'opèrent , le premier, autour d'un axe horizontal et transversal correspondant aux malléoles , le second autour dun axe antcro-postérieur , et le troisième autour d'un axe vertical situé sur le prolongement de celui de la jambe.

Le mouvement qui s'accomplit autour de l'axe transversal a lieu de haut en bas; l'extension du pied en est la conséquence. Sous ce point de vue , le jambier postérieur est antagoniste du jambier antérieur et congénère du triceps de la jambe et des péroniers latéraux. Après la section du tendon d'Achille , les puissances extensives du pied ne sont donc pas complètement abolies; mais elles sont très affaiblies, non seulement parce que le jambier postérieur et les péroniers latéraux sont fort grêles, comparativement au triceps de la jambe, mais aussi parce que le bras de levier par lequel ils agissent est moins long, ce bras de levier s'étendant du point d'appui aux malléoles , tandis que celui du triceps s'étend du même point à l'extrémité postérieure du calcanéum. Dans ce mouvement d'extension déterminé par le jambier postérieur et les péroniers , le pied représente un levier du second genre et non un levier interpuissant ; car ces muscles se réfléchissant derrière les malléoles , doivent être considérés pour la production de ce mouvement, comme ayant leur point d'attache aux malléoles eUcs-mêmes.

Le mouvement qui a lieu autour de l'axe antéro-postérieur, s'accomplit de dedans en dehors; par consé(iuent il élève le bord interne du pied et incline ses faces supérieure et inférieure, la première en dehors et l'autre en dedans ; par ce mode d'action le jambier postérieur devient congénère de l'antérieur et antagoniste des péroniers antérieur et latéraux.

Le mouvement (jui s'opère autom' de l'axe verticid se [rodait de dehors

en dedans ; ici encore le jauibier postérieur réunit son action à celle de l^antérieur et contrebalance celle des péroniers.

LONG FLÉCHISSEUR COMMUiN DES ORTEILS.

Situation. A la partie postérieure de la jambe et inférieure tlu pied. Forme. Allongé , aplati d'avant en arrière , simple dans ses deux tiers supérieurs, divisé en quatre parties inférieurement.

attaches. En baut, aux trois cinquièmes moyens de la face postérieure du tibia, et à la cloison qui le sépare du jambier postérieur ; — en bas, à la partie postérieure de la face inférieure des troisièmes phalanges des quatre derniers orteils.

Direction. Vertical jusqu'à la malléole interne; oblique de haut en bas, d'ai'vière en avant et de dedans en dehors , depuis la malléole jusqu'à la partie inférieure et antérieure du calcanéum ; horizontal dans sa partie terminale.

Structure. Toutes les fdjres charnues s'insèrent obliquement sur les pai'ties antérieure et latérales d'un tendon qui devient libre au niveau de la malléole interne, sur laquelle il se réfléchit pour atteindre la plante du pied où il se divise en quatre tendons secondaires et divergents.

Rapports. Le long fléchisseur commun des orteils répond : l°dans sa portion verticale : en arrière, au soléaire, aux vaisseaux tibiaux postérieurs et au nerf correspondant ; en avant , au tibia et au jambier postérieur. — 2° Dans sa portion oblique : à la malléole interne , ainsi qu'à la voûte du calcanéum sur laquelle il est fixé par une gaine fibreuse, au tendon du long fléchisseur du gros orteil dont il reçoit un faisceau de communication, et à celui du jambier postérieur qu'il croise l'un et l'autre, sous un angle très aigu , à la manière d'une sécante. 3° Dans sa portion horizontale : en bas , au court fléchisseur commun des orteils ; en haut, à son accessoire et à l'abducteur oblique du premier orteil. 4° Au niveau des orteils : en haut , à la face inférieure îles premières et des secondes phalanges ; en bas , à une gaine fibreuse semblable à celles qui occupent la face palmaire des doigts ; et dans l'intérieur du canal formé par cette gaine et les phalanges , au tendon correspondant du court fléchisseur commun des orteils qu'il traverse conmie les tendons du fléchisseur profond des doigts traversent les tendons du fléchisseur superficiel.

Usages. Il fléchit la troisième phalan-^e des orteils sur la seconde , la seconde sur la première et celle-ci sur le métatarsien correspondant , lorsque le pied est libre ; mais si le pied appuie sur le sol et s'il est chargé du poids tlu corps , comine dans la marche , les orteils ne pouvant se fléchir, ce muscle agit d'iuie part sur le tibia dont il ramène l'extrémité fémorale en arrière Gt de l'antre sur la voûte du calcanéum qu'il soulève, en sorte (lu'il est alors doublement extenseur, 1" extenseur de la jambe sur la cuisse, 2» extenseur du pied sur la jambe.

LOiNG FLÉCHISSFLR DU GROS ORTEIL.

Situaiio)!. A la i>artie postérieure externe de la jandjc et inférieure interne du [lieds

MYULUGIE. 327

Forme. Allongé , prismatique et quadrangulaire dans sa portion jambière, étroit et arrondi dans sa portion pédiense.

Jitaches. En haut, aux deux tiers inférieurs de la face postérieure du péroné , et, dans une très petite étendue, au ligament interosseux ; — en bas, à l'extrémité postérieure de la dernière phalange du gros orteil.

Direction. Vertical à la jambe, horizontal et antéro-postérieur au pied.

Structure. Charnu dans sa moitié supérieure, tendineux dans sa moitié inférieure.

Rapports. 1° Dans sa portion jambière : en arrière, avec le soléaire et le tendon d'Achille ; en avant , avec le péroné, le jambier postérieur, l'artère péronière , le ligament interosseux , l'articulation tibiotarsienne , et la face postérieure de l'astragale sur laquelle il se réfléchit en traversant une gouttière oblique ; en dehors , avec les péroniers latéraux ; en dedans, avec le long fléchisseur conunun des orteils; — 2" Dans sa portion pédieuse : en haut, avec la voûte du calcanéum sur iatiuelle il est fixé par une gaine continue avec celle (jui le maintient dans la goutt ière de l'astragale, avec le court fléchisseur et l'abducteur oblicpie du gros orteil , les os sésanioïdes de la première articulation métatarso-phalangienne , et la première phalange correspondante ; en bas, avec le tendon du long fléchisseur commun des orteils au-dessus ducpicl il passe en le croisant à angle aigu et en lui envoyant un prolongement fibreux , plus loin , avec l'adducteur du gros orteil, l'aponévrose plantaire et sa gaîne plialangienne.

Usages. Il fléchit la seconde phalange du gros orteil sur la première, celle-ci sur le premier métatarsien c* porte ensuite le pied dans l'extension en élevant son bord interne et en dirigeant légèrement sa pointe eu dedans.

Al-OiNÉVIlOSE JAMBIÈRE.

Elle constitue pour les muscles de la jambe une enveloppe générale et très résistante.

Sa circonférence supérieure répond à la terminaison de l'aponévrose crurale, avec la(iuelle elle se continue en embrassant la surface du genou ; la continuité des deux plans aponévroticpies est complète et directe en arrière oîi ils sont perforés pour le passage de la veine saphône externe. En avant, le plan fibreux de la jambe adhère à la tubérosité antérieure et aux tubérosités interne et externe du tibia eu s'uuissant à cette partie du plan fémoral qui descend sur le ligament rotulien. En dehors, l'aponévrose jandnère répond à la tète du péroné et au tendon du biceps qui lui fournit une expansion fibreuse. En dedans , elle i-ecoit deux expansions semblables mais moins fortes des muscles droit interne et demi-tendineux.

Sa circonférence 'n)/(?Vv>?n'c s'attache d'une part , aux deux malléoles, de l'autre , à la face postérieure du calcanéum, et se continue dans l'intervalle de ces saillies osseuses : en avant , avec le ligament annulaire supérieur ou dorsal du tar;^e ; en dedans , avec le ligament annulaire interne; et en dehors, avec le ligament annulaire externe.

Sa surface externe est recouverte par une couche cellulo-graisseuse tpie traversent les radicules des veines saplïènes, les vaisseaux lyuipliati(iues qui les accompagnent tt des ramifications nerveuses.

Sa surface interne recouvre les nmscles de la jambe sans leur adhérer.

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si ce n'est en liant et en avant où elle fournit des insertions au janibier antérieur et au long fléchisseur commun des orteils. De cette surface naît en dehors : 1" une cloison principale , qui isole les muscles de la région jambière antérieure des péroniers latéraux ; 2° une autre cloison principale qui sépare les muscles péroniers des muscles de la région postérieure de la jambe ; de la présence de ces deux prolongements il suit que la gaîne générale se divise en trois gaines secondaires, une antérieure, une interne et une postérieure; celle-ci est subdivisée par une lame aponévrotique transversale très forte , en deux gaines plus petites dont la postérieure loge le triceps de la jambe , et l'antérieur les muscles de la région postérieure et profonde , ainsi que les vaisseaux et nerfs tibiaux postérieurs , et les vaisseaux péroniers. Enfin des feuillets fibro-celluleux séparent les uns des autres les divers muscles qui composent chacune de ces régions.

L'aponévrose de la jambe, comme celle de l' avant-bras, est formée dans sa partie supérieure de fibres qui se croisent, les unes à angle droit, les autres à angle aigu ; et dans sa partie inférieure par des fibres exclusivement circulaires dont la résistance augmente à mesure qu'on se rapproche des ligaments annuhiires supérieur et latéraux du tarse qu'on peut considérer comme ses dépendances.

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