Partie siis-dinphragnialiijiie de l'iwrte
2. Aoilc Uior;icir[uc. — T>. Tronc l)racliio-ct;jilialif|iio, — hc. — 5. C.iudiiilu jniiuUivc gmichc. — G. Valvules symoïdes de Taoïlc. — 7,7. Origine des arlères coronaires ou canliacjues. — 8,8. Arlères Ijroiicliifjues. — i\9,'J. Artères œsopliagicnucs, — 10,10,10. Arlcies iulcrcoslales aorliqucs ou poslcrieiucs.
rons de la structure du poumon ; ici nous dirons seulement : 1° que les dernières ramifications des artères bronchiques ne s'étendent pas au-deik de la troisième ou de la (pialrième division des bronches; 2° qu'elles ne paraissent nullement communiiiuer avec les ramuscules de l'artère pulmonaire.
Lorscpi'il existe une seconde l)ronchi(iue droite ou gauche, cette artère surnuméraire occupe le plus souvent la partie antérieure de la bronche, et pénètre dans le poumon de sou côté, eu s'épuisant soit dans les parois du conduit aérifèr^ , soit dans les divisions des artères et veines pul- Uionaircs.
3° AUTF.r.ES OESOPIlXGlENiNES.
Ces artères se détachent à ang'e droit de la partie antérieure de l'aorlc Ihoraciipjc ; elles sont extrêmement grêles et très variables dans leur nombre ; on eu compte ordinairement trois ou quatre , (jucliiucfois cin(i et même six.
A[très un court trajet les i)lus élevées gagnent obliquement les parties anlérieures et latérales de l'œsophage, et les inférieures les parties postérieures de ce conduit; les unes et les autres se divisent en rameaux ascendants et en rameaux descendants ; ces rameaux fournissent des ranmscules qui cheminent entre les timiques du conduit œsophagien , aux([uclles elles abandonnent de nombreuses ramifications ; leurs dernières divisions s'épuisent dans l'épaisseur de la tunique muqueuse.
Toutes ces artères s'anastomosent entre elles; l'œsophagienne supérieure communitiue avec les bronchiipies , et les rameaux œsophagiens fournis par la thyroïdienne inférieure ; l'artère œsophagienne inférioire s'anastomose avec les rameaux les plus ascendants de la coronaire stomachique.
4° ARTÈRES MÉDIASTLXES POSTÉRIEURES.
Elles sont très petites et non moins variables dans leur nombre ([ue dans leur origine. Elles naissent ordinairement de la partie antérieure de l'aorte, (pieUiuefois des artères œsophagiennes, d'autres fois des intercostales aortiques ; toutes se ramifient dans la partie postérieure dii médiastin, où elies s'anastomosent avec les médiastines antérieures, branches fournies par les artères mamuiaires internes.
5° ARTÈRES DIVniRÂGM.VTIQEES i;SFÉRIErRES.
Prc'pnrntion. Pour c'Uulicr complelemeiit ces artcrcs il est nécessaire d'euleveile foie, Teslomac et la la'.e; ces organes recevant leurs vaisseaux nutritifs du tronc copliaque, on voit que l'élude de cette dernière arlèie devra pre'cëder celle des diaphragmatiques. L'artère cœliaque étant comme , on proce'dera ainsi à la préparation des vaisseaux du diaphragme : i° placer sous les lombes un ])illot «pii permettra de renverser le thorax , eu abaissant son sommet et en élevant sa hase; 2° décoller avec précaution et d'avant eu arrière le péritoine qui revêt la face inférieure du muscle; pour opérer ce décollement , il importe que la cavité des plèvres soit intacte, afin que la cloison diaphragm.. tique demeure tendue |iar la réaction élastique des poumons; on fera bien en conséquence de commencer l'élude du système artériel , par les artères de l'abdomen; 2° détacher le foie et couper la veine cave inférieure, en épongeant aussitôt le sang qui vient lâcher la préparation, mais dont l'écoulement cessera bientôt, par suite de l'ablation du
A.NGÉIOLUGIE. 39 7
fuie, et de riacliniiisoii du thorax; 3" appliquer deux ligatures, l'une sur l'extre'mite iufe'rieiu-e do l'œsophage , l'autre sur rorifice supérieur de restomac, di viser le tube digestif entre ces deux liens, et dévier le renflement stomacal, ou l'enlever après avoir phice' deux autres liens sur son extrémité' opposée; 4° enlever également la rate; 5° continuer le décollement du péritoine jusqu''aiix piliers du diaphragme, et achever de découvrir et de préparer les artères diaphragmatiques inférieures.
Les artères diaphragmatiqucs inférieures , au nombre de deux , une droite et une gauclie , présentent une grande variété dans leur origine ; elles naissent si souvent du tronc céliaque que plusieurs anatomistes, et Meckel entre autres, les décrivent comme deux brandies de ce tronc. C'est pouniuoi nous avons pu dire que lotîtes les artères (pii émanent du segment antérieur de l'aorte sont des artères viscérales; lorsqu'elles viennent directement du tronc aortique , elles constituent une exception à ce fait général.
Tantôt elles prennent naissance par un tronc commun situé immédiatement au-dessous de l'anneau libreux qui entoure l'aorte à son passage à travers les piliers du diaphragme; tantôt elles naissent isolément , et alors elles proviennent l'une et l'autre du tronc aorti(pie ; ou bien l'une part de ce tronc , et l'autre soit du tronc cœliaciue , soit de l'artère coronaire stomachique , soit même de l'artère rénale; enlin elles peuvent naître toutes deux de la cœliaque, où l'une de cette artère et l'autre de la rénale , et même delà première lombaire.
Quelle que soit leur origine elles se dirigent obliquement en haut , en avant et en dehors, en rampant sur les piliers du diaphragme, auxcjuels elles donnent des rameaux et se divisent au niveau de l'orilice œsophagien en deux branches, une interne et une externe.
Les branches internes décrivent un trajet curviligne et s'anastomosent au-devant de l'œsophage, en formant une arcade à convexité antérieure.
Les branches externes décrivent également une courbe en se portant en haut et en dehors, pour venir se terminer au niveau du rebord des dernières fausses côtes en s'anastomosant avec des i-ameaux des intercostales aortiques.
De ces trois arcades l'une médiane et deux latérales , la première est quelquefois formée par des branches assez grêles ; les secondes sont beaucoup plus considérables. L'arcade moyenne ne donne que des rameaux ou ramuscules qui s'épuisent dans le centre phrénique; les arcades latérales fournissent au contraire des branches nombreuses et plus importantes qui naissent pour la plupart de leur convevité, et s'irradient dans toute la partie costale du diaphragme. Ces artères s'anastomosent avec les intercostales aorti(iues, et les diaphragmatiqucs supérieures.
Cette disposition des diaphragmatiqucs inférieures est celle que nous offriront toutes les artères appartenant à des organes pédicules, c'est-à-dire dont les dimensions vont s'agrandissant à mesure qu'on s'éloigne du plan auquel ils adhèrent ; le diaphragme présente en effet la forme d'tni éventail coudé , inséré sur les vertèbres des lombes par ses piliers qu'on peut considérer comme une sorte de pédicule: nous avons vu que ces anastomoses en arcades ont pour avantage de multiplier le nombre des rameaux et de régulariser la distribution du sang artériel.
Indépendannnent des branches (prelles fournissent au diaphragme , les
AN Ait M !E.
(liapliragmatiqnes inférieures donnent qucliiaes raimiscules visccraux : parnii CCS deruiors (luelqucs uns ?oiit dc^lin.-s à l'crsoiiliage ; ils rcmon-
Jortc ahdominnlc.
1,1. Tronc de Taorle alxlominale. — 2,iî. Ai lèrcs diaphrogmnlifjnps inférieures.
— 5, Tionc cœliaf|iie. — 4. Origine de la meseiiléricjne snjio'rieiire. — 5,5. Rénales.— G, G. Si)ernialif[iies. — 7. Me'senlerif|ue inférieure. — 8. Sacrée moyenne.
— 9,9. Iliaque^'; ]>riniilives. — 10,10. llia(|nes exierucs. — 11,1!. Iliaques internes.— 12. l-'.iiiî;asli ir[uc. — l.~. Ciiconilexe iliafjue. — 14,14. Capsulaires moyennes. — A, A. Reins. — I),B. Capsules surrénales. — C,C. Uretères. -^ D. Yessie. — E, Rcclum. — F, F. Muscles psoas.
ANGÉIOLOGÎK. 300
tent sur ce couduit et s'anastomosent avec ceux qui proviennent soit de l'dpsopliagienne la plus interienre, soit do la coronaire storaaclil(iuc; d'autres descendent vers le pancréas; ils sont très grêles ; d'antres enlin se portent transversalement vers les capsules surrénales dans lesquelles ils s'épuisent; ces derniers plus considérables constituent les artères capsnlaires siii:)cricMrcs.
En outre , la diaphragmatiiiuc inférieure droite envoie dans l'épaisseur du ligament coronaire quelques ramuscnles ([ui se terminent dans le foie.
C° TROKC COELIAQL'E.
Préparnlioii. \° Eulcver le repli pe'riloiie'nl qui s'elend du foie à l'esloniac, ainsi que les liranches nerveuses qui t'ornieut le plexus sohiire, et qui entourent l'artère cœliaque et ses piincipales divisions à la manière d'une gaine; 2° i élever le hord autciieur du foie eu Pallirant eu haut et en dehors à l'aide d'èrignes; 3" abaisser l'estomac eu le portant un peu à gauche ; 4° apiès avoir prépaie les artères coronaires stonuichique el hépatique , di\iser transversalement le grand (qiiploon, le relever eu le portant eu haut et en avant ainsi ([ue l'estomac, et terminer la préparation de l'artère spléuique , et celle des Lianciies qui s'épuisenl daus le pancréas.
Le tronc ou l'artère cœliaipie naît de la partie antérieure de l'aorte abdominale, immédiatement au-dessous des diaphragmatiques inférieures ; il Cit remarquable, 1" par sa direction horizontale , perpendiculaire à celle du tronc aor tique ; 2° par son extrême brièveté qui ne dépasse pas 10 ou 12 millimètres d'étendue; 3° par son diamètre supérieur à celui de toutes les autres artères viscérales ; 4" par sa division en trois branches, qui la f'iit comparer par Haller à un trépied, le trépied cœllaque ; ces trois branches sont : la coronaire stomachicjue destinée à l'estomac, l'hépatique qui se distribue principalement dans le foie, et la splénique dont les rameaux les plus importants s'épuisent dans la rate.
Artère coronaire stomachique. Moins considérable que les deux autres branches du tronc cœllaque , cette artère se porte obliquement en haut et en avant; parvenue au côté droit de l'extrémité inférieure de l'œsophage, elle change de direction, pour devenir descendante, puis horizontale, marche de gauche à droite en décrivant un demi-cercle parallèle k la petite courbiu-e de l'estomac et se termine en s'anastomosant avec l'artère pylorique, branche de l'hépatique.
Dans son trajet demi-circulaire la coronaire stomachique ne donne aucune branche par sa concavité; eUe fournit par son côté inférieur ou convexe :
1*^ Des rameaux œsophagiens ou ascendants qui traversent l'orifice du diapbragme, remontent sur la partie antérieure et latérale de l'œsophage, et se distribuent dans les tuniques de ce conduit comme les artères œsophagiennes aor tiques avec lesquelles ils communiquent ;
2° Des rameaux cardiaques ou transverses qui se dirigent de droite à gauche embrassent l'orifice supérieur ou le cardia de l'estomac , et s'étendent jusque sur la grosse tubérosité de cet organe oîi ils s'anastomosent avec les vaisseaux courts, branches de la splénii[uc.
3° Des rameaux gastriques ou descendants plus volumineux, et inOniment plus multipliés que les précédents; ces rameaux se divisent en deux ordres : les uns se r('pa!ident sur la face antérieure de l'estomac, et les nu-
très sur la face postérieure de ce viscère; ils cheminent d'abord entre les tuniques séreuse et musculeuse en s'anastomosant entre eux, et traversent ensuite le plan musculaire de l'organe pour se ramifier dans la membrane muqueuse.
Il n'est pas très rare de voir la coronaire stomachi(iue fournir une artère qui se rend au lobe gauche du foie ; elle est alors très volumineuse et mérite le nom de gastro-hépatique que lui ont donné quelques auteurs ; nous avons vu précédemment qu'elle peut aussi donner naissance à la diaphragmatique inférieure gauche.
Artère hépatique. Plus volumineuse que la coronaire stomachique et moins considérable que la splénicpic , cette artère se porte d'abord transversalement de gauche à droite en décrivant une courbure à concavité supérieure , et devient ensuite oblique et ascendante pour gagner le sillon transverse du foie, dans lequel elle se divise en deux branches, l'une gauche et l'auti'e droite.
Dans sa portion transversale l'artère hépatique est située en arrière de l'épiploon gastro-hépatique, immédiatement au-dessous du lobe de Spigel qu'elle embrasse par sa concavité; dans sa portion ascendante elle occupe l'épaisseur du repli péritonéal qui limite en avant l'ouverture de Winslov,' et s'accoUe au canal cholédoque et à la veine porte derrière lesquels elle est placée.
Dans le trajet qu'elle parcourt du tronc cœliaque au sillon transverse du foie, elle fournit trois branches : la pylorique , la gastro-épiploïque droite et la cystique.
Pylorique. Elle est très grêle, part de l'hépatique au niveau du pylore, se porte d'abord en bas, puis horizontalement de droite à gauche, le long de la petite courbure de l'estomac , et se termine ordinairement en s'anastomosant avec la coronaire stomachique. De sa convexité naissent des rameaux descendants qui s'épuisent les uns dans la paroi antérieure do l'estomac et les a\itres dans la paroi postérieure de ce viscère; ceux qui sont les plus rapprochés de l'origine du vaisseau se ramifient dans la première partie du duodénum.
Castro -éinfloïque droite. Cette artère est remarquable par sou volume et l'étendue du ti-ajet (ju'elle décrit ; après avoir pris naissance au niveau du pylore elle se porte verticalement en bas , croise la première partie du duodénum en arrière de laquelle elle est située, et apparaît audessous de l'extrémité droite ou pylorique de l'estomac; là elle change do direction, pour se porter de droite à gauche , parallèlement à la grande courbure du viscère et s'anastomose avec la gastro-épiploïque gauche, branche de la splénique; dans cette dernière partie de son trajet elle est située entre les deux feuillets qui composent la lame antérieure du grand épiploon ; la distance qui la sépare de l'estomac varie suivant l'état de vacuité ou de plénitude de cet organe ; elle s'adosse à la grande courbure dans l'état de réplétion et s'en éloigne dans l'état opposé.
Les i-ameaux fournis par la gastro-épiploïque droite sont :
1" Des rameaux pyloriques inférieurs assez grêles et peu nombreux qui se portent de bas en haut sur les faces antérieure et postérieure du pylore et de la première partie du duodénum, où ils s'anastomosent avec les rameaux opposés venus de la pylorique.
ANGEIOLOGIE.
2° Un rameau desUiu' à la tète du pancréas et aux portions moyenne et inférieure du duodénum, rameau remarquable à la fois par son volume et par son anastomose avec une branche ascendante de la mésentéri(|ue supérieure; cette anastomose représente en ([ueltpie sorte à l'état rudimentaire une anomalie artérielle qui n'est pas très rare , et dans lacpielle on voit riiépati(pie naître de la mésentéri(iue supérieure.
3° Des rameaux gastricpies extrêmement nombreux divisés comme ceux des artères pyloriipie et coronaire stomacliicpie en rameaux antérieurs et en rameaux postérieurs; les uns et les autres cheminent quelque temps sous la tunique périlonéale , puis traversent la couche musculeuse de l'estomac après s'être anastomosés entre eux et avec les rameaux venus des artères précédentes ; des polygones artériels résultant de ces anastomoses très umltipliées partent des vaisseaux plus lins qui s'épuisent soit dans la tuni(pie musculaire, soit surtout dans la tunicpie muqueuse.
4° Des rameaux épiploiques longs et extrêmement grêles lesquels descendent verticalement entre les deux feuillets de la lame antérieure du grand épiploon , jusqu'au bord inférieur de ce repli , et remontent ensuite entre les deux feuillets de la lame postérieure jusqu'à l'arc transverse du colon où ils se terminent.
FiG. iS7.
Jrtère cœliaque.
Tronc cirliaquo. — 2, -2. Spk'iiif(iie. — ô. Hep:i(iqiic, — 4,i. Coron;\ire sloniachique. — 5,5. Pyloii(|iR'. — (i (!. Giislio ('piplouiiK! dioilo. — 7,7. Gastroeiiiploique giiiiclic, — 8. Brandie lernùnale gaiiclie do fhdpatiqiie. — 9. Brandie leiiuiiiale dr, ite do la iiUMiie artère. — lO. Aorlc. — 11. Tronc de la me'sonU'iiciiK! siiiuM'ioiuc. — 12. Aride pnncroatico-diiodonulo. — A. Foie. — B. F.sloii.ar. — <^,. Halo. — t>. Pannoas. — K. Duo lo'ninn.
402 anato:vî!e.
Cysilque. Son volume diffère peu de celui de la pylorique , très souvent elle vient de la branche terminale droite do riiépaticiue; dans ce cas elle gagne le col de la vésicule biliaire par un trajet fortement rétrograde. Parvenue au col de ce réservoir, elle se divise en deux brandies, (}ui seramilient : l'une sur sa partie libre et l'autre sur sa partie supérieu.re ou adhérente en cheminant entre la vésicule et le foie amiucl elle abandonne quelipies ramuscules.
Les deux branches terminales de l'hépaticpie s'épuisent exclusivement dans le foie. La branche terminale droite pénètre dans ce viscère par l'extrémité droite du sillon transverse, et la terminale gauche par l'extrémité gauche du même siilon; elles se ramifient dans toutes les parties de l'organe en s'accolant aux i-amifications de la veine porte, et à celle du canal excréteur, de telle sorte que partout où existe un rameau artériel on trouve également un rameau de la veine porte , et un autre du canal hépatique; ces trois ordres de rameaux auxquels il faut joindre des fdets nerveux très nouibreux, et des vaisseaux lymphaticpies volumineux, sont renfermés dans la capsule de Glisson, gaine fibreuse qui n'est qu'un reploiement à l'inté rieur du foie de celle (pii revêt la surface externe de la glande.
3° Artère splénique. Elle est volumineuse et se porte transversalement de droite à gauche jusqu'à la scissure de la rate où elle se termine en se divisant en cinq ou six brandies qui pénètrent dans le parenchyuie de cet organe. Dans ce trajet elle décrit une série de sinuosités comprises dans un plan vertical, et plus ou moins prononcées suivant \H sujets. Son rapport le plus intiuie est celui qu'elle affecte avec le pancréas dont le bord supéi'ieur présente une longue gouttière pour la recevoir. Par sa partie antérieure elle répond à l'estomac , en sorte qu'une affection cancéreuse {pii se propagerait aux parois de cette artère, pourrait occasionner une héuiatémèse foudroyante, phénomène qui a été plusieurs fois observé. Au voisinage de la rate, elle occupe l'épaisseur de l'épiploon gastro-splénique. Les branches qu'elle donne avant d'arriver à ce viscère sont :
1" Des rameaux pancréatirjiies , remar(juables par leur nondjre et leur volume comme tons ceux qtii sont destinés au système glanduleux.
2° La gasiro-épiploïquc gauche qui naît an niveau de la grosse tubérosité de l'estomac, se por!e d'abord en bas, puis transversalement de gauche à droite, en suivant la grande courbure de l'organe , et se termine en s'anastomosant avec la gaslro-épiploïque droite ; le volume de ces deux artères est en raison inverse ; en général la dernière est plus considérable. Les rameaux fournis par la gastro-épipIoïi|ue gauche sont comme ceux de la droite, les uns ascendants ou gastriques subdivisés en antérieurs et postérieurs et les autres descendants ou épiploïques ; ces derniers sont pres- (jue capillaires.
3'' Les vaisseaux courts qui se portent horizontalement de gauche à droite, ou de la rate vers la grosse tubérosité de l'estomac sur laquelle ils se ramifient en s'anastomosant avec les rameaux cardiaques de la coronaire stomachique ; ces vaisseaux au nombre de trois ou quatre, naissent quelquefois de l'une des branches terminales de la splénique.
Après avoir fourni ces divers rameaux, l'artère splénique pénètre dans la rate par la scissure (ju'on observe sur la face interne de cet organe; les
ANGÉiOLOlilE. 4 03
ciiiii ou six brandies par lesquelles elle se leniùnc, ne sont pas entourées eonmie les branches terminales de l'hépatique par une capsule fibreuse.
Par la description qui précède , on voit :
i'^ Que l'artère cœlia(}U8 fournit au foie , à la rate, au pancréas, à l'cstoluac , au duodénum et enfin au diaphragme lorsqu'elle donne naissance aux diapbragmaliques inférieurs ;
•20 One les branches destinées à l'esloniac sont : en haut la coronaire stomachique et la pyloriqr.e , en bas les gastro-épiploïijues , à gauche les vaisseaux courts ;
3° Que ces branches forment autour de l'organe de la chymifleation un cercle artériel, de la concavité duquel partent des rameaux qui se distribuent ceux-ci à la face antérieure ceux-là à la face postérieure , en s'anastomosant entre eux et en constituant un vaste plexus dont les mailles sont d'autant plus serrées qu'on se rapproche davantage de la tunique interne. Si en présence de ce lacis artériel on veut bien se rappeler que chacune de ces ramifications vasculaires est accompagnée d'un grand nombre de filaments nerveux, on comprendra que l'estomac ne saurait dépasser un certain degré de dilatation sans faire subir à tous ces filets nerveux une éiongalioa , une sorte de tiraillement dont la sensation, d'abord vague, se développera peu à peu et se traduira enfin par le sentiment de la satiété. Dans cet état de plénitude, l'organe vient s'adosser au cercle artériel qui le circonscrit ; son ampliation ne saurait être portée plus loin sans déterminer une réaction salutaire de sa tunique musculeuse sur les aliments qu'il renferme, réaction qui le ramènerait dans ses limites physiologiques , en lui permettant de se débarrasser du trop plein de sa cavité.
7° ARTÈRE RîÉSEJNTÉr.IQL'E SUPÉIUECRE.
Préparation. 1° Rejeter vers le flanc gauche les circonvolutions de l'iulcslin grêle et e'taler largement le me'sentère ; 2° enlever le feuillet droit de ce jepli meniljruneux ainsi que les ganglions lympbalif|ues siUic's dans son épaisseur; 5° enlever c'galemcnt soit le feuillet gauche du inésocolou asci'udant, soit le feuillet inférieur du mc'socolon transverse.
L'artère mésentérique supérieure naît de la partie antérieure de l'aorlc abdominale, à une très petite distance au-dessous du tronc cœliaqnc : recouverte à son origine par le pancréas , elle apparaît bientôt entre le bord inférieur de cette glande et la troisième portion du duodénum , qu'elle croise à angle droit, ainsi que la base du mésocolon transverse, et pénètre dans le mésentère dont elle parcourt le bord adhérent dans toute son étendue, en décrivant une courbure à concavité tournée à droite et en arrière, et h convexité dirigée à gauche et en avant. Elle se termine à l'extrémité inférieure du repli mésentérique par une série de branches assez grêles qtn se distribuent au cœcum et à l'appendice cœcal.
Derrière le pancréas la mésentéricpie supérieure fournit quehiues rameaux qui pénètrent soit dans le pancréas, soit dans les parois de la troisième portion du duodénum.
Immédiatement au-dessous de cette glande elle donne un autre rameau qui suit un trajet ascendant et vient s'anastomoser avec l'artère pancréâtieo-duoilénale, brandie de la gastro-épiploïqiie droite ; ce rameau anasto*
404 ANATUMŒ.
inotique présente (luelquefois un volume considérable ; dans ce cas il se rend au foie et remplace l'artère hépatique ou constitue une hépatique surnuméraire.
Dans l'épaisseur du mésentère la mésentérique supérieure donne naissance à deux ordres de branches ; les unes viennent de sa convexité : elles sont destinées à l'intestin grêle ; les autres partent de sa concavité ; ces dernières se rendent à la première moitié du gros intestin, et portent le nom de coliques droites.
1° Branches de l'intestin grêle. Volumineuses et d'un calibre inégal , elles se portent parallèlement de haut en bas et d'arrière en avant vers le bord mésentérique de l'intestin , leur longueur varie : les premières et les dernières sont les plus courtes. On en compte de quinze à vingt. Après un trajet de six ou huit centimètres toutes se bifurquent; les branches résultant de leur bifurcation s'infléchissent pour se porter l'une en haut l'autre en bas, et s'anastomoser entre elles par inosculation ; ces anastomoses forment une première série d'arcades dont la convexité regarde l'intestin ; de ces arcades partent quarante ou cinquante branches qui se portent parallèlement en avant et se divisent après un court trajet en rameaux ascendants et descendants , les(iuels s'anastomosent aussi et produisent une seconde série d'arcades plus rapprochées du canal intestinal ; de celles-ci naissent de ramuscules plus ténus et plus nombreux qui se comportent de la même manière en donnant naissance à une troisième série d'arcades. Quelques auteurs parlent d'arcades du 4^ et même du 5* ordre ; mais il ne nous a pas été donné de les observer; les arcades de la troisième série sont même loin d'exister constamment; on ne les observe pas vers l'origine et la terminaison de l'intestin grêle.
De la convexité des arcades les plus rapprochées du canal intestinal partent des rameaux qui se distribuent les uns sur la moitié droite et les autres sur la moitié gauche de ce canal ; ces rameaux affectent une disposition arboriforme ; on voit les plus longs s'avancer jusque sur le bord libre de l'intestin ou ceux d'un côté communiquent avec ceux du côté opposé. Après s'être anastomosés sous la séreuse, ils traversent les couches musculaires en leur abandormant des ramifications , et arrivent sur la tunique muqueuse à l'état de vaisseaux capillaires ; sur cette tunique ils forment un réseau à mailles si serrées que dans les injections fines la surface interne de l'intestin grêle semble se colorer uniformément. Le musée d'anatomie comparée de la Faculté est riche en préparations de ce genre.
2° Coliques droites. Elles sont au nombre de deux ou de trois et distinguées sous les noms de supérieure, moyenne et inférieure ; la supérieure est ascendante, la moyenne transversale , l'inférieure descendante; la première et la dernière existent constamment, mais la moyenne mampie assez souvent. Situées d'abord dans le mésentère, les coliques droites abandoiment bientôt ce repli, pour gagner le mésocolon ascendant, au voisinage dmpiel elles se divisent chacune en branches supérieure et inférieure ; ces branches s'anastomosent par inosculation et forment de grandes arcades ; de la convexité de celles-ci émanent des rameaux qui donnent naissance sur quelques points à une seconde série d'arcades et se dirigent sur d'au-
ANGÉlOLUljlE. i05
très (lireclciiit'ut vers le gros intestin, dans lecpiel elles se ramifient de la même manière (ine celles qni se distribnent à l'intcslin grcle.
J.a colique droite snpéricnre s'anastomose par sa branclie ascendante a^-'^c la branche également.ascendante de la première coliqne ganclie ; Tarcade ipii résidte de cette anastomose est la plus grande de toutes les arcades artérielles ; un nombre très considérable de rameaux naissent de
FiG. 1=i8.
Al tel c iue\seulcii(jnc sii/n'i ieiire.
Tronc de la méscutr'i iqiic siipeiieure. — 2. Promicre colique droito. — 5. Seconde colique droile. — 4. Exticniito Iciniinale de la nieseiilcj i(|iie. — 5,5,5, elc, hianclies niesenlci iques. — A. Cœcnm. — B. Colon iisccudaiil. — C. Colon hausveise, — D. Colon descendant, — E,E,E. Iiileslin giêle. — F. Duodénum. — G. Pancieas.
sa convexité, et se renclent soit sur la inoiiié snpcricure soit sur la moitié inférieure du colon transverse»
La colique droite inférieure, s'anastomose par sa branche descendante, avec la branche terminale la plus élevée de la mésentériqne supérieure ; tous les rameaux fournis par l'arcade qui résulte de celte anastomose se dirigent vers le cœcum, ainsi que les branches terminales inférieures de la méscnlérique et se ramifient dans les parois de cet intestin. Parmi les branches terminales il en est une plus considérable ordinairement qui passe au-dessous de l'étranglement correspondant à la valvule iléo-cœcale , et qui vient se distribuer à l'appendice vermiculaire.
8" ARTERE MESENTERIQCE ÏNEERiECRE.
Piéparnlion. 1° Rejcler à droite les circoiivolulions de l'iiilosliii grêle , en haut l'arc tiansverse du colon, et en bas le colon iliaque; 2° enlever le feiiilli'L inférieur du niésocolon Iransverse, le feuillet droit du me'socolou descendant, el le l'eiiillet supérieur du mcsocolon iliaque.
L'artère niésentérique inférieure moins volumineuse que la supérieure, naît de la partie antérieure et un peu latérale gauche de l'aorte abdominale, à 5 ou 6 centimètres au-dessus de sa bifurcation ; elle occupe d'abord l'épaisseur du niésocolon iliaque, puis la partie postérieure du rectum, et se termine dans cet intestin en se divisant en deux branches qui constituent les hémorrhoïdales supérieures. Dans ce trajet elle décrit une courbe dont la convexité regarde à gauche, €t la concavité à droite, en sorte (pie les deux mésentériciues sont à i)eu près parallèles et concentriipies.
Cette artère ne donne aucun rameau par sa concavité; par sa convexilé elle fournit deux ou trois branches destinées : à l'arc transverse du coloii , au colon descendant, à l'esse iliaque, et à la partie supérieure du rectum; ces branches portent le nom de coliques gctuches ; on les distingue comme les coliques droites en supérieure, moyenne et inférieure.
3j8s coliques gauches à leur origine se portent pres(pie verticalemeid en bas comme le tronc dont elles partent et se divisent en deux branches (pii s'anastomosent avec les branches ascendante et descendante des artères voisines pour produire une série de grandes arcades dont la convexité regarde le gros intestin; de ces arcades naissent des rameaux très nombreux qui forment sur certains points d'autres arcades plus petites, mais dont la plupart se rentlent directement au colon dans lequel ils se ramilient ; en un mot la distribution des coliques gauchos dans la partie terminale du gros intestin ne diffère nullement de celle des coliques droites dans la première moitié de ce conduit.
La branche ascendante de la première colique gauche s'anastomose, ainsi que nous l'avons vu, avec la branche correspondante de la premièr(^ colique droite, pour former u.ne grande arcade concentrique à l'arc du colon transverse; de cette arcade anastomotique il suit que lorsque le tronc de la niésentérique supérieure est oblit('ré, ce qui a lieu lorsfpi'il est soulevé et d(''plaeé pqr une tumeur anévrismales, l'intestin grcle et le gros inlesîin #ont alimentés par la mésentévicpie inférieure ; un phénomène inverso ro pvQdiiii'ait sj ce doniicr vaisspaij cessait d'être peniiéable à son origine^,
AXGEIOLOGIE.
La brandie descendante de la colique inférieure s'anastomose avec un
rameau ascendant de l'une des branches (nii terminent la mésentérique.
lies branches terminales ou hémorrhoïdales supérieures au
nonil.Tc de deux se dirigent d'arrière en avant et do liant en b;is, l'une à droite et l'autre à gauche du rectum qu'elles erdaeent, s'anastomosent avec les hémorrhoïdales moyennes, brandies de l'hypogastrique, et s'épuiseni dans les tuniques musculcuee et muqueuse de l'intestin.
Vie. ['■29.
'Si,.,,-, i :m^ ^
^Jéseitléru/iie inférieure.
Tronc du la mésciilc'i iqtie infcrioiire — ?. Colifiiic gauclic siiporieuro, — o. (loiicjiio gandin moyenne, — 4. Colique ganclie infeiieiiie. — o. Tronc »Io \,\ nie'seiileiifjne siiperiem-e. — G,(). Gr;uule ;irc;ulc Ibrnice par l'iiniisloniOde ily Ifi j)rcHlic!i(J L'uli<[i(e cil oitc fivec lu pi cmièiç colique gaiiclic,
408 ANATUMIE.
9" AKTl::ili:S Sl'EIîMÂÏlOLES.
Preparalion. 1° Enlever riiiteslin grêle et le mcseiilère; 2° enlever rg.ilemeiit le iiic'socoloii iliafjue et le mésocœciim ; 5° inciser les envelopiies du lesticiile, dêcoiiviir cet organe, ainsi que le cordon des vaisseanx spcrnialiqucs et ( liertlier Tarière à la partie postérieure de ce cordon, au milieu des veines rpii raccompagnent; 4° inciser la paroi antérieure du canal inguinal, afin d'ol)server le vaisseau sur toute son étendue ; o" si ou étudie cette artùie chez la femme, ou la suivra à travers les ligaments larges, sur l'ovaire, la tronjpe et jusqu'à ruléiiis.
Les artères spermatiques diffèrent dans les deux sexes : chez l'homme elles se portent au testicule ; chez la femme à l'ovaire, à la trompe de Fallope et à l'utérus. Elles sont remarquahles par l'exiguité de leur calihre qui contraste avec la grande étendue du trajet qu'elles parcourent. Pour se rendre compte de l'excessive longueur de ce trajet il suffit de se rappeler que le testicule d'ahord situé dans l'abdomen sur les parties latérales des dernières vertèbres lombaires, sort de cette cavité vers la fin de la vie intra-utérine pour se porter dans les bourses , et que l'ovaire placé ordinairement sur le côté du détroit suiiérieur du bassin, s'accole à la matrice dans l'état de grossesse pour s'élever avec cet organe au-dessus de l'ombilic; l'organe sécréteur du sperme et l'organe sécréteur des ovules subissant ainsi , l'une une migration définitive, et l'autre des migrations iemporaires, les vaisseanx (pii leur apportent les éléments de leur nutrition et de leur sécrétion s'allongent en quelque sorte pour se prêtera ces déi)lacemenls; ainsi les artères spermaticjues sont en rapport par leur longueur avec la mobilité des organes aux(iuels elles appartiennent, et par leur calibre avec le volume de ces mêmes organes.
Ces artères sont ordinairement au nombre de deux; il n'est pas (rès rare d'en trouver trois; rarement il en existe quatre; elles naissent à anglj très aigu de la partie antérieure et un peu latérale de l'aorte abdon)inalc, entre les rénales et la méscntérique inférieure , à une hauteur inégale ; tantôt la droite est mi peu plus élevée, et tantôt la gauche; quelquefois elles sont fournies par les artères du rein.
Elles se portent verticalement en bas, sur les côtés des vertèbres lombaires, en arrière du péritoine, au-devant du psoas et de l'in-elère qu'elles croisent à angle très aigu , en dedans des veines spermatiques; celle du côté droit passe au-devant de la veine cave inférieure, et dans certains cas très rares en arrière de ce vaisseau.
Parvenues au niveau du détroit supérieur, les spermatiiiues se comportent différennnent, suivant cprelles se rendent au testicule ou à l'ovaire.
1° Artères testiculaîres. Elles traversent obliquement les fosses iliaques en cheminant au-dessus de l'aponévrose faseia-iliaca , au-dessous du péritoine, de l'esse iliaciuc du colon à gauche, et de l'étranglement iléo-cœc 1 à droite; arrivées à l'orifice supérieiu' du canal inguinal, elles s'y engagent ainsi que le canal déférent et les veines testieulaires , pour concourir à la formation du cordon des vaisseaux spermatiques, traversent ce canal, pénètrent dans les bourses et se terminent en se divisant en deux branches, l'imeépididyinlcpie et l'autre testieulaire. — La première pénètre dans la tête de l'éi»ididyme , et se porte par un trajet rétrograde d'avant en arrière, et de bas en haut, en remontant sur le canal déférent ; — la seconde
A.NLililULOGlE. iOO
lionctre dans le Icsticuk; par la parlic luoycniic de son bord snpt'rieur, et se divise en deux ordres de rameaux ({ni se répandent, ceux-ci sur la face interne de la tnniipje albugincc et ceux-là sur les cloisons interposées aux vaisseaux séniinifèrcs.
Les branches collatérales fournies par l'artère testiculaire sont cxlrciuenient grêles et peu nombreuses ; nous mentionnerons seulement les rameaux (lu'elle donne innnédiatement an-dessous de l'anneau inguinal ; ces rameaux destinées au cordon des vaisseaux spermatiqucs , au crémaster et aux téguments correspondants, s'anastomosent avec les honteuses externes, en sorte qu'à la suite d'un anévrisnie qui amènerait l'oblitération de l'une des artères testiculaires à son origine , le sang lui serait transmis sur un point assez rap[iroché de sa terminaison par cette voie collatérale.
2'^ Artères utéro-ovariennes. Tandis que les artères spermatiqucs chez l'homme se dévient au niveau des fosses iliaques pour se porter en dehors, ces mêmes artères chez la femme s'infléchissent pour se diriger en dedans en formant une courbe à concavité interne , dont l'extrémité inférieure passe au-dessus de l'ovaire, de la trompe et vient aboutir à l'angle de l'utérus; dans ce trajet, elles fournissent des rameaux qui naissent de leur convexité et (pii descendent vers ces organes dans lescjucls ils se terminent.
Les rameaux qui pénètrent dans l'ovaire sont remarquables par leur multiplicité, et le\u* disposition spiroïde
Ceux qui se répandent sur la trompe sont très grêles.
Les plus volumineux longent les parties latérales du corps de l'utérus dans lequel ils plongent pour s'anastomoser avec les ramifications de l'ar» tère utérine, branche de l'hypogastrique.
10° ARTÈRES RÉNALES OU ÉMULGENTES.
Les artères rénales naissent à angle droit de la partie antérieure et latérale de l'aorte abdominale , entre les deux niésentériques et se portent transversalement vers le bord interne des reins où elles se divisent en ({uatre ou cinq branches terminales. La séparation de ces branches s'accomplit quelquefois sur un point très rapproché de l'aorte; de cette proximité de division à la pluralité des artères rénales il n'y a qu'un degré; on observe en effet assez souvent deux , trois et même quatre émulgentes de chaque côté ; il n'est pas rare alors de voir ces rénales doubles ou tri[ilcs se contourner comme les vaisseaux qui composent le cordon ombilical.
Le volume de ces artères , très considérable lorsqu'on le compare à celui du rein, est bien propre à faire ressortir la vérité de cette loi, qui nous montre que dans tout organe sécréteur le calibre des vaisseaux artériels est en rapport non avec ses dimensions, mais avec l'activité de la sécrétion , loi qu'on peut exprimer plus simplement en disant : que dans les glandes le volume des artères est proportionnel à la quantité du lluide qu'elles sécrètent dans un temps donné.
Les artères rénales répondent: en arrière à la colonne lombaire, aux piliers du diaphragme , et au tissu graisseux qui entoure les reins ; en avant, elles sont en rapport avec les veines rénales. Celle du côté droit est
ilO ANATOMIE.
recouverte par la veine cave inférieure qu'elle croise à auglc droit , et par
la troisième portion du diiodéiuiin (pii lui est parallèle.
Les brandies ({u'elles donnent avant d'arriver au rein sont :
1° Les capsuiaires inrérieures, artère? courtes et grêles ({ui se dirigent
< blitiueinent en haut et en dehors pour gagner les capsides snrrènaics dans
lesquelles elles se distribuent.
2° De petites artères adipeuses destinées à la capsule graigreuse du rein.
Branches terminales. Elles sont placées entre le bassinet (pu est en arrière et les divisions des veines rénales qui sont en avant.
A leur entrée dans le rein, ces branches se divisent en un grand nombre de rameaux qui se subdivisent pour former un réseau situé sur les limites des substances tubuleuse et corticale; la plupart des ramr.scules , infiniment niulliijliés qui partent de ce réseau, se distribuent à la substance cortic:ile, spécialement chargée de la séparation de l'urine ; les conduits de la substance tubuleuse qui ne font que transmettre ce fluide dans le bassinet, en complétant son élaboration, en reçoivc!it beaucoup moins.
11° AV.TÈr.ES CAl'SUL.\îr>ES MOYENNES.
Au nombre de deux, une droite et une gauche; leur calibre est [icu considérable ; elles naissent de la partie antérieure et latérale de i'acrte abdominale, un peu au-dessus des rénales, et se dirigent transversalement en dehors vers les capsules surrénales , où elles se divisent en deux ordres de rameaux destinés ceux-ci à la face antérieure de l'organe et ceux-là à la face postérieure; tous ces rameaux s'anastomosent d'une part avec les capsulaires supéiùeures branches des diaphragmatiques inférieures, et les capsulaires inférieures branches des rénales.
ERA>CnES POSTÉRIEURES OU PARIÉTALES DE L'AORTE.
Fn'paraliou. 1° Enlever tons les viscères de la poili lue et de l'abdonjcii ; 2° enlever la moitié' antcrieuie des 8 ou .0 dernières côtes gauches, et conserver intacte toute la moilie' droite du thorax, ainsi que la moitié' correspondante de la cavité abdominale; 3° isoler l'aorte et suivre toutes les branches qui naissent de son segment poste'rieur , sur les parties latérales des corps vertébraux, puis di.ns les espaces iiilei costaux et à travers les parois de Tabdomcn ; 4° retourner le sujet et préparer les muscles des gouttières vertébiales, comme lorsqu'on se propose de les étudier; 5° refouler eu dehors les muscles longs dorsaux et la série des artères qui cheminent entre eux et les transversaires épineux ; 6° enlever ces derniers muscles ainsi que les apophyses épineuses et les lames vertébrales, depuis le sacrum jusqu'à la racine du cou; pour procéder avec ménagement à cette dernière extirpation , il sera avantageux de se .■-crvir d'un rachitome; 7° i iciser la dure-mère rachidienne; 8' eutin compléter la préparation des lirLimlies profondes ou spinales en descendant de leur origine vers leur terminaison.
Nombre. Les branches postérieures on pariétales de l'aorte sont ati nombre de douze à quinze de chaque côté; deux branches, l'une droile et l'autre gauche, correspondent à chaque corps vertébral; pour déterminer le chiffre approximatif des artères qui naissent du segment postérieur du tronc aortique, il suffit par conséquent de faire le dénombrement des vertèbres avec lesipielles l'aorte est en rapport, et de doubler le résultat
ANCÉIOLOGIE. 411
(le cotte ('iiuiiu'i'alion ; or l'aorte répond aux neuf dernières vertèbres du dos et anx quatre [premières vertèbres des lombes; elle doit donc fournir neuf brandies dorsales ou intercostales et quatre brandies lombaires, eu soniine treize brandies pour le côté droit, et treize pour le côté gauche. H suit de cette disposition ipie -la partie supérieure du thorax et la partie inférieure des lombes ne sont pas alimentées })ar des artères venues directement de l'aorte ; ces parties reçoivent en effet leurs vaisseaux l'une de l'iiilercostaîe su| érieure, branche de la sous-clavièrc , et l'autre de l'iléolombaire, branche de l'hypogastriiiue ; et comme ces deux branches complémentaires en quelque sorte ne fournissent pas toujours le même nombre de rameaux , que la première ne donne (iueli[uefois qu'aux deux prelisiers espaces intercostaux, et d'autres fois aux (piatre premiers, tandis (!ue la seconde remonte également plus ou moins haut, on voit que le chiffre des intercostales aortiques pourra varier de huit à dix et celui des lombaires de trois à cinq.
Origine. Les branches d'un même côté sont assez rapprochées à leur point de départ des branches correspondantes du côté opposé ; cependant il est rare ([uc les branches droite et gauche appartenant à un même segment vertébral naissent par un tronc commun. Il est plus rare encore de voir deux brandies d'un même côté offrir une origine commune. L'incidence de toutes ces artères sur le tronc aortitpic est perpendiculaire ; toutefois on remarcpîc (jue les intercostales se portent un peu obliquement en haut, eu sorte que le sang qui les parcourt suit un trajet rétrograde.
Longueur. L'aorte occupant les parties latérales gauches de la colonne vertébrale , celles du côté droit sont un peu plus longues que celles dn côté opposé; cette différence très manifeste pour les premières intercostales aortiipies diminue graduellement de haut en bas et n'existe plus pour les dernières lombaires.
Tiappoj-is. Ea arrière toutes les branches postérieures de l'aorte repo= sent sur les gouttières des corps vertébraux dont elles suivent exactement la direction transversale jusqu'au niveau des trous de conjugaison où elles se bifunpient; — en avant leurs rapports diffèrent pour celles de chaque côté et pour celles d'un même côté suivant la région qu'elles occupent ; les interc.:stales gauches, dans le trajet très court qu'elles parcourent avant de se diviser , sont recouvertes par le grand sympathicpie et la plèvre ; les deux dernières et les deux premières lombaires du même côté sont sousjacentes aux piliers du diaphragme, et plus en dehors aux arcades fibreuses du psoas ; enOn les trois dernières lombaires cachées d'abord par le grand sympathi(}ue et de nombreux ganglions, répondent plus loin aux mêmes arcades. — Les intercostales droites sont en rapport par leur partie antérieure avec l'œsophage , le canal Ihoracique , la grande veine azygos , le système nerveux ganglionnaire, et plus bas avec le pilier droit du diaidiragme ; les lombaires situées aussi en arrière du même pilier pour les deux premières, deviennent contigiiës po\u' les deux ou trois dernières, au grand sympathique, aux ganglions iyrnphatiipies, à la veine cave inférieure cl au iisoas.
Dirision. Dans leur trajet de l'aorîe aux trous de eojijngaison , les
artères pariétales ne fournissent que des ramuscules extrêmement grêles; parmi ces ramuscules les plus remarquables pénètrent dans les corps vertébraux. Parvenues au côté interne des ligaments transverso-costanx supérieurs et au-devant des trous de conjugaison ces artères se divisent en deux branches qui s'infléchissent en sens contraire, l'une en arrière pour se distribuer à la paroi postérieure du tronc, et l'autre en avant pour se ramifier dans les parois latérale et antérieure de cette cavité.
La branche j)ostérieure on. dorsale se porte directement d'avant en arrièi-e en passant entre les apophyses transverses et se subdivise presque aussitôt en rameau spinal et rameau musculo-cutané.
Le rameau spinal pénétre par le trou de conjugaison dans le canal rachidien et se partage en deux rameaux plus petits, 1" un rameau vertébral qui pénètre d'arrière en avant dans le corps de la vertèbre, et s'ana^stomose avec les rameaux vertébraux antérieurs; 2° un rameau médullaire ([ui s'accole aux nerfs rachidiens, traverse la dure-mère rachidienne et fournit deux ramuscules qui suivent les racines de ces nerfs pour se porter sur les faces antérieure et postérieure de la moel'e épinière ; le ramuscule de la face postérieure, ainsi que celui de la face antérieure se termine par deux artérioles (pai s'écartent, deviennent celle-ci ascendante celie-là descendante, et s'anastomosent avec les branches correspondantes des artérioles voisines.
Le rameau musculo-cutané fournit aussi deux rameaux plus petits : 1° un rameau externe qui occupe l'interstice des muscles sacro-lombaires el long dorsal, et qui s'épuise presque entièrement dans ces muscles; 2° un rameau interne plus considérable , intermédiaire au long dorsal et au transversaire épineux , auxquels ildonne des ramuscules, ainsi qu'aux muscles superficiels de la région dorsale ; ce rameau vient se terminer dans les téguments de la partie médiane du dos et des lombes.
La branche antérieure peut être considérée comme la continuation du tronc principal; elle se comporte un peu différemment dans les parois du thorax et dans celles de l'abdomen.
Dans les parois thoraciques elle marche parallèlement aux côtes. Située à la partie moyenne des espaces intercostaux dans son tiers postérieur, elle occupe dans son tiers moyen la gouttière de la côte qui est au-dessus, et s'éloigne de cette côte dans sa partie terminale pour reprendre .'a situation primitive. La plèvre la recouvre dans la première partie de son trajet; mais bientôt elle s'engage entre les muscles intercostaux dont elle occupe l'interstice jusqu'à sa terminaison. La veine intercostale et le nerf correspondant lui sont accolés sur toute sa longueur.
Ses rameaux assez nombreux se distribuent au tissu cellulaire souspleural , aux côtes , aux muscles intercostaux et aux couches musculaires extra -thoraciques. Entre tous ces rameaux il en est un assez grêle , mais presque constant , qui part à angle aigu de l'artère au moment où elle s'engage sous le muscle intercostal interne , suit le bord supérieur de la côte qui est au-dessous et s'épuise dans le périoste de cette côte et les mu'jcles après un trajet plus ou moins long.
Cette branche se termine en s'anastomosant : 1° avec les iutercoslales antérieures, branches de la mammaire interne; 2" avec les thoraciques,
ÂNGÉIOLOGIE. 413
brandies de Taxillaire ; 3° avec Tépigastriciiie , branche de l'iliaque externe ; 4° avec les diapbragniatiqnes inférieures ou aortiques.
Les intercostales inférieures s'étendent au-delà des espaces intercostaux, entre les muscles grand et petit obliques dans lesquels eles s'épuisent.
La branche antérieure des artères lombaires est plus petite que la iiostérieure, disposition inverse à celle que nous ont présentée les intercostales , et facile à concevoir lorsqu'on compare le peu de développement des muscles spinaux dans la région dorsale, et leur volume considérable au niveau des lombes. Cette branche passe en arrière du carré lombaire ; parvenue au côté externe de ce muscle, elle se divise en deux rameaux ipii marchent l'un entre le transverse et le petit oblique , et l'autre entre les deux obliques; ce dernier s'étend jusqu'aux téguments.
La branche antérieure de la première lombaire suit le bord inférieur de la dernière côte. Celle de la quatrième longe la crête iliaque et fournit à la fois aux muscles abdominaux, iliaque et fessiers.