‹ Manuel d'anatomie descriptive et de préparations anatomiquesChapitre 23 sur 267 · THORAX · texte numérisé non relu

THORAX

La poitrine ou thorax est une grande cavité de forme conoïde située à la partie supérieure du tronc, formée en avant par le sternum , latéralement par les côtes , en arrière par les vertèbres dorsales.

Os symétrique aplati d'avant en arrière , allongé , large en haut , étroit en bas, divisé en deux faces , deux bords et deux extrémités.

Face aniévïenre on cutanée. Elle est convexe dans son tiers supérienr, plane dans ses deux tiers inférieurs , sillonn('e transversalement par (piatre lignes, indice de la séparation primitive des diverses pièces qui consUtncnt cet os, et donne insertion en haut au sterno-mastoïdien, dans le reste de son étendue aux grands pectoraux et aux grands droits de l'abdomen.

Face posiérieure ou médiasline. Elle est légèrement concave , et présente les (piatre sutures transversales signalées sur la face antérieure, mais d'une manière moins apparente; souvent la supérieure seule existe, les trois autres disparaissant par les progrès de l'ossification. En haut cette face donne attache aux muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien , plus bas au muscle triangulaire.

Jjùi-ds. Ils sont latéraux , un peu obliiiues en bas et en dedans , supérieurement , parallèles à leur partie moyenne , de nouveau inclinés en dedans à leur partie inférier.re, et creusés de sept cavités cunéiformes (jui reçoivent l'extrémité interne des cartilages costaux ; ces cavités articulaires sont séparées par de légères échancrurcs qui limitent en dedans les espaces intercostaux.

Exlrémité.s. La supérieure présente sur sa partie moyenne une échancrure appelée /bîr/'c/ieffe du sternum, et sur ses parties latérales une facette concave de dehors en dedans, convexe d'avant en arrière pour l'articulation de cet os avec les clavicules. — L'inférieure , terminée en pointe , porte le nom d'appendice xiphoïde; elle demeure cartilagineuse jusiiu'à un âge très avancé et varie beaucoup dans sa forme et sa direction. Quelquefois elle est bifurquée, ou bien (juadrilatère et perforée au centre : le plus souvent verticale , on la voit chez certains sujets s'incliner en arrière ou en avant. Elle reçoit l'insertion de cette partie médiane de l'aponévrose abdominale qui a pris le nom de ligne blanche.

Le sternum est presque entièrement eelluleux; la couche compacte qu'on trouve sur ses faces antérieiire et postérieure est extrêmement mince.

Le nombre des points d'ossification de cet os est très variable ; il en existe en général deux pour la partie supérieure , huit pour le corps ou partie moyenne, deux pour l'appendice xiphoïde. Les points osseux qui occupent le corps correspondent aux espaces intercostaux ; ils se soudent d'abord sur la ligne médiane , de telle sorte que le corps est primitivement composé de quatre pièces : ces pièces se soudent ensuite entre elles. Il y a donc conjugaison latérale d'abord, puis conjugaison verticale. La conjugaison latérale procède de haut en bas, la conjugaison verticale débute au contraire par la partie inférieure pour remonter graduellement jusqu'à la première pièce qui ne se soude avec le corps que dans la vieillesse la plus avancée.

Les côtes, au nombre de douze pour chacune des moitiés du thorax, sant distinguées par les noms numéritpies de première , deuxième , etc., en procédant de haut en bas, et divisées en de«x classes: les côtes vraies ou slcrnales, au nombre de sept, les cùics fausses ou abdominales, au nom-

bre de cinq; irrégulières, demi-circulaires, contournées sur elles-mêmes d'arrière en avant et de bas en haut , on les voit augmenter progressivement d'étendue depuis la première jusqu'à la huitième , et diminuer ensuite jusqu'à la douzième. Elles offrent à étudier des caractères communs à toutes, et des caractères propres à quelques unes d'entre elles.

lo Caractères communs à tontes les côtes.

Elles sont inclinées sur la colonne vertébrale de manière à former avec l 'axe i-achidien un angle obtus en haut et aigu en bas. Cette inclinaison augmente graduellement des côtes supérieures aux inférieures , de telle sorte que la première côte se rapproche beaucoup de la position horizontale , tandis que la dernière se rapproche davantage de la verticale.

Toutes les côtes présentent tin corps ou partie moyenne, et deux extrémités.

Corps. (Fig. 30.) Il offre deux faces et deux bords. — La face externe convexe est surmontée eu arrière d'une tubérosité qui s'articule avec l'apophyse transverse des vertèbres dorsales par sa portion interne , et reçoit par la portion opposée l'insei'tion du ligament transversaire postérieur. En avant de cette tubérosité on observe l'angle des côtes , ligne saillante , oblique en bas et en dehors. — La face interne concave est tapissée par la plèvre qui la sépare du poumon. — Le bord supérieur donne attache aux muscles intercostaux. — L'inférieur, également recoiivert par l'implantation de ces muscles , est creusé d'une gouttière destinée à loger les nerfs et vaisseaux de même nom .

Fig. ~0. — Côte moyenne vue par sa face inférieure. — \. Tète. — 2. Col. — 3. Tubéro-

Extrémiit's. L'antérieure est aplatie d'avant en arrière, creusée d'une facette elliptique verticale , rugueuse, continue avec l'extrémité correspondante des cartilages costaux. — La postérieure offre une partie renflée, taillée de deux facettes disposées à angle, pour s'articuler avec les demi-

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facettes qui existent sur le corps des vertèbres dorsales; cette partie articulaire, appelée tête de la côte , est supportée par un pédicule ou col de forme cylindrit[ue, et inégal en arrière, où il s'unit à l'apophyse transversc de la vertèbre correspondante à l'aide d'un ligament.

Les côtes, moitié compactes, moitié spongieuses , se développent par un seid point d'ossification primitif qui paraît d\i quarantième au cinquantième jour, et par deux points complémentaires, l'un pour la tête, et l'autre pour la tubérosité.

2o Caractères propres à quelques côtes.

Ils sont relatifs aux première, deuxième, onzième et douzième côtes.

Première côte. Elle est moins longue, et plus large que les autres, courbée suivant ses bords, et non suivant ses faces, qui sont, l'une supérieure, l'autre inférieure ; la première présente en avant un tubercule pour l'insertion du scalène antérieur, et en deliors de ce tubercule une gouttière pour le passage de l'artère sous-clavière ; elle est dépourvue d'angle; la seconde est dépourvue de gouttière. — Les bords sont concentriques ; l'un est interne et concave, l'autre externe et convexe ; la tubérosité occupe la partie la plus reculée de ce dernier. — L'extrénûté postérieure offre une tête à facette uni(pic, et l'extrémité antérieure une facette elliptique dirigée d'avant en arrière.

Deuxième côte. Elle est liorizontale ; sa face externe, dé[)0urvue d'angle, présente sur sa partie moyenne une enqjreinte raboteuse oîi s'attache la partie supérieure du muscle grand dentelé ; la face inférieure est creusée d'une gouttière rudinieutaire ; sa tète porte une double facette , mais la supérieure est très petite.

Onzième et douzième côtes. Elles représentent des arcs appartenant à une circonférence beaucoup plus grande <pie les arcs représentés par les autres côtes; — leur tète offre une seule facette articulaire ; — elles sont dépourvues de col, de tubérosité et de gouttière ; — leur extrémité antérieiu-e est mince et aiguë.

La douzième côte diffère de la onzième par sa longueur moins considérable, sa courbure moins prononcée, et son angle à peine visible.

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