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VAISSEAUX LYMPHATIQUES DES MAMELLES

Les vaisseaux lymphatiques des mamelles ont été découverts par YVarthon , Zypée mentionna aussi leur existence ; mais le premier de ces anatomistes les avait observés sur la vache, et le second sur le chien ; Kœlpia le premier les aperçut chez la femme et les décrivit avec beaucoup d'exac-

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titude ; en 1S33, Folimann compléta cette description en faisant représenter ceux qui naissent du mamelon et des téguments voisins.

Ces vaisseaux forment deux plans distincts , un plan superficiel qui se compose de quelques troncs seulement, et un plan profond qui comprend la presque totalité des absorbants de la glande mammaire.

Les vaisseaux lymp}iatiques superficiels naissent du mamelon, c'està-dire de la terminaison des conduits galactophores et de la peau fine et délicate sur laquelle ces conduits viennent s'ouvrir ; ils se présentent à leur origine sous l'aspect d'un réseau de forme circulaire extrêmement superficiel, dont la circonférence dépasse un peu celle de l'auréole du sein. De ce réseau , constitué par des radicules capillaires, partent trois ou quatre troncs dirigés obliquement en haut et en dehors vers les ganglions axillaires dans lesquels ils se rendent par un trajet rectiligne.

Les vaisseaux lymphatiques profonds, plus volumineux et plus nombreux que les précédents émanent des lobules de la glande mammaire; en s'anastoinosant sur la surface de chacun de ces lobules ils leur forment un petit plexus périphérique qui donne naissance à un certain nombre de troncules ; ceux-ci rampent dans les espaces interlobulaires, de la face antérieui'c vers la face postérieure delà mamelle , où ils rencontrent des ganglions manifestement constitués par des pelotons de vaisseaux lymphatiques; après avoir traversé ces glandes mammaires ils convergent vers le bord postéiMeur du sein où ils se réunissent aux absorbants superficiels , et forment un seul faisceau qui vient se terminer ([uelquefois à un même ganglion axillaire, plus souvent à deux ou trois ganglions différents. Ces troncs situés entre la glande mammaire et le grand pectoral sont ordinairement au nombre de six à huit; il n'est pas rare de les voir se réunir versja partie externe de la circonférence du sein en deux ou trois principaux. Pour en prendre une idée exacte il faut les observer chez une femme récemment accouchée ; afin de prévenir leur déplétion on placera une ligature sur leur trajet dans le voisinage des ganglions axillaires les plus internes, et l'on comprimera ensuite modérément la glande mammaire afin de forcer la lymphe à passer des radicules dans les vaisseaux principaux : ces derniers deviennent alors très manifestes.

7° YA.ISSEAUX EFFÉRENTS DES G.\INGLIONS AXILLAIRES.

Les ganglions du creux de l'aisselle sont liés entre eux par les vaisseaux efférentsqui en partent, vaisseaux qui sont volumineux et assez nombreux pour former un plexus ; de ganglions en plexus et de plexus en ganglions les divers groupes de lymphatiques qu'on voit converger vers la région axillaire arrivent au-dessous de la partie moyenne de la clavicule , où ils se réunissent tantôt en un seul tronc, tantôt en deux et même trois troncs de calibre inégal. Lorsque le ti'onc est unique , il s'ouvre le plus souvent isolément dans la veine sous-clavièi'e, de son côté, au voisinage de l'embouchure du canal thoracique; lorsqu'il est double, l'une de ses branches se rend directement dans la même veine, tandis que l'autre se réunit soit au canal thoracique, soit à l'un des troncs par lesquels se terminent les vaisseaux lymphatiques de la tête et du cou. Il résulte de cette disjiosition que le système des vaisseaux absorbants ne s'abouche pas à droite et à gauche dans le confluent des veines sous-clavière et jugulaire interne par

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un seul orifice ; presque constamment on observe de l'un et de l'autre côte au moins deux orifices par lesijuels la lymphe est simultanément versco dans le torrent circulatoire.

DES GANGLIONS ET DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA TETE. A. GANGLIOiSS.

Les ganglions lymphatiques de la tête sont peu nombreux; on peut les distinguer en sous-occipitaux, parotidiens et sous-maxillaires.

Les ganglions soiis-occijjitaux, dont le nombre varie de trois à six , présentent une forme lenticulaire : les uns, plus superficiels, reposent sur l'occipital, immédiatement au-dessus de la ligne courbe qui donne attache au sterno-mastoïdien ; les autres, plus inférieurs, sont situés au-dessous de l'attache de ce muscle, sur le trajet de l'artère occipitale.

Les ganglions parolidicns, plus nombreux et plus petits que les précédents , diffèrent entre eux par la position superficielle ou profonde qu'ils occupent : les superficiels sont appliqués sur la face externe de la glande parotide; les profonds se trouvent disséminés dans l'épaisseur de cette glande.

Les ganglions sous-maxillaires reposent sur la glande de ce nom , immédiatement au-dessous de la base de la mâchoire inférieure ; constamment on en trouve un ou deux plus élevés qui ont leur siège au-devant de l'attache inférieure du masséter sur l'artère faciale. Il n'est pas rare d'en observer un sur la ligne médiane entre les deux muscles digastriques.

Quelques autres ganglions ont encore été signales et admis à la tète ; mais leur existence ne me paraît pas démontrée. Ainsi Cruiksanck mentionne sur la face externe du muscle buccinateur des glandes lymphatiques que je n'ai jamais rencontrées, et que Mascagni lui-même ne semble pas avoir vues puisqu'il ne les indique ni ne les représente; ces deux auteurs parlent de ganglions logés dans l'intérieur du canal carotidien; je pense, avec M. Cruveilhier, qu'ils ont pris pour tels les renflements rougeâtres qu'on observe sur le trajet des nerfs ganglionnaires.

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