‹ Manuel d'anatomie descriptive, ou description succincte des organes de l'hommeChapitre 78 sur 163 · MOELLE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

MOELLE VERTÉBRALE

( Moclle épinière ; prolongement rachidien , On. ; medulla dorsalis spinæ. ) ke Situation. Dans le canal vertébral, depuis la protu= bérance cérébrale jusqu’au niveau de la première ou de la deuxième vertèbre des lombes. Forme. Celle d’un long cordon irrégulitrement cylindrique, de grosseur inégale dans diverses parties de son trajet, divisé en

. n extrémités et en corps.

Extrémité supérieure de la moetle. ( Bulbe rachidien, Cu. ; nioelle allongée de plusieurs auteurs. } Elle est renfléé , et s'étend depuis la protubérance cérébrale jusqu’au trou occipital. On lui distingue deux faces & 10, Face antérieure. Elle est convexe, et présente quatre éminences , placées les unes à côté des autres ; les deux internes, qui portent le nom d’éminences pyramidalés ( Pyramides antérieures, Gaur ),:8 ’étendent de la pro tubérance jusqu’à huit à dix lignes au-dessous , en diminuant progressivement de vohime. Les deux externes ou latérales, appelées olivaires ( corpora olivaria , Sœum. ),

sont oblongues , assez saillantes, et séparées des précédentes par un. sillon , d’où partent les filets du nerf bypoglosse. 3 Face postérieure. CGonfinue avec la protu-

BNCÉPHALE. 271 rérance cérébrale; elle est creusée sur là ligne médiane ar une partie du calamus scriptorius, et présente de haque côté de la ligne médiane deux éminences oblonrues et blanchâtres, contribuant à la formation du cerveet, et désignées sous le nom d’éminences restiformes. (Pro: essus restiformes, Rencey ; pyramides postérieures, GALL.)

Corps de la moelle. Sa face antérieure est traversee par le petits sillons ou replis transversaux , et parcourue lans toute son étendue par une scissure médiane assez profonde , qui la divise en deux parties égales. Sa face postérieure offre également une rainure médiane lonritudinale et des sillons transversaux. Ses faces latérales ont arrondies, et offrent, près des faces antérieure et postérieure ; des sillons collatéraux , superficiels et assez arges , d’où partent les racines des nerfs vertébraux.

Extrémité inférieure de la moelle. Elle offre deux renflemens : un, supérieur, ovoïde, plus volumineux ; Pautre ; inférieur , plus petit, et conique.

Organisation de l'Encéphale en général.

Deux sübstances entrent dans la structure de l’encéphale : une, extérieure, molle, spongieuse, grisâtre,

appelée substance corticale ; l’autre, intérieure , blanche, plus ferme et plus dense que la précédente , nommée säbstance médullaire. La première forme uneenveloppe

superficielle , d’une ligne ou deux d’ épaisseur, à La plu-

pärt des parties de l'organe, et pénètre dans quelques endroits de son épaisseur; la seconde occupe son inté-

rieur et sa base. L'organisation de lencéphale présente

des différences dans les diverses parties qui le composent.

Organisation dela Moelle vertébrale.

La moelle est moins consistante que les autres parties

272 APPARBIE SENSITIF INTERNE.

de Fencéphale. Elle est formée à l'extérieur par une. couche de substance blanche, d’une demi-ligne d’é-

paisseur, et à l’intérieur par Ja substance grise, qui

présente trois portions : une, LE ASC transversale, plus large au cou et aux lombes qu’au dos, et deux portions abri, très-prononcées à la partie supérieure, du cou , et diminuant ensuite jusqu’au bas du dos, où elles se RARE. *:

Les éminences olivaires, enveloppées d° une couche de substance médullaire , présentent intérieurement un noyau oblong de substance grise, qui est environné dans toute sa circonférence d’une ligne flexueuse jaunâtre. i La moelle épinière est partagée par ses deux sillons médians , dont un antérieur et l’autre postérieur, en deux cordons latéraux. Dans sa partie supérieure, qu’on appelle moelle allongée, chacun de ces cordons se divise en trois faisceaux plus petits, qui sont : le pyramidal, l'olivaire et le cérébelleux ou estiforme, et qui cons» tituent les éminences du même nom.

Les deux faisceaux pyramidaux , situés sur les côtés du sillon longitudinal antérieur, s’entrecroisent entre eux ‘en se partageant en petites bandelettes, qui passent les droites du côté gauche du cerveau, et les gauches du côté droit. Ils grossissent ensuite , et donnent naissance aux cuisses du cerveau , ou prolongemens antérieurs de la protubérance.

Les deux faisceaux olivaires, situés à côté des précédens ; pénètrent de bas en haut dans la protubérance cérébrale ; ils s’appliquent ensuite contre les faisceaux pyramidaux. La plupart de leurs fibres, qui sont lon= gitudinales, se dressent dans la masse commune aux tubercules: quadrijumeaux, se recourbent en dedans, ets ‘unissent à celles du côté opposé pour former cette

ortion de substance cérébrale qui sert de voûte à l’aueduc de Sylvius. Les autres se portent en avant, dans >s couches optiques, où elles s’unissent avec celles des. disceaux pyramidaux.

| Les faisceaux cérébelleux, ou corps restiformes , s’ébat des parties latérales et pOStérenre de la moelle Doi. forment les bourrelets qui bordent le quarième ventricule, et s SPACE. ensuite dans le cerrelet.

Organisation du Cerveau.

Lorsque les pédoncules cérébraux ont reçu, par leur partie postérieure et interne, un faisceau de fibres des éminences olivaires, et qu'ils sont parvenus au-delà de la protubérance , ils se renflent tout-à-coup pour former les couches optiques, qui sont couvertes à l'extérieur d’une couche de substance blanche, et composées à l'intérieur d’une substance d’un gris pâle. |

Après avoir quitté les couches optiques, les pédoncules du cerveau pénètrent dans les corps striés, où leur masse se trouve considérablement accrue par un mélange de substance grise. Les corps striés doivent leur nom à la disposition des substances blanche et grise , qui sont placées par stries alternatives. Une partie des

delettes blanches se continuent avec les faisceaux primitifs des corps olivaires.

» La bandeleite demi-circulaire, de texture fibreuse , formée par la substance blanche, commence à l’exirémité antérieure de lacouche optique, tantôt par plusieurs filets, tantôt par un seul cordon , et se termine vers le corpus geniculatum cxlernum. <

Après que les pédoncules cérébraux ont traversé les couches qptiques et les corps striés , protubérances dans,

274 APPARBIL SENSITIF INTERNE. :

l’intérieur desquelles ils sont couverts d'ane substance | non fibreuse , ils deviennent plus volumineux et se diff gent vers la partie externe des hémisphères , dans lésquels leurs fibres s’élèvent en manière d’éventail. Ces fibres pénètrent dans chaque circonvolution qu’elles pa raissent produire par leur expansion; elles sont recouvertes en dehors d’une couche mince de substance gril > non fibreuse. Les rit du cerveau sont donc produit d’une efflorescence des faisceaux pyramidauxde la moelle (Tiédemann), qui, en traversant la protubérance annulaire, les couches optiques et lescorps can: nelés ;, augmentent de volume par l’addition de nouvelles fibres et par le dépôt “de substance grise qui a lieu à 14 surface. Les hémisphères se développent d'avant en xière et sur les côtés , et s’étendent successivement suivant la première de ces deux directions, au-dessus corps cannelés, des. couches ôptiques , des tuberculk quadrijumeaux et enfin du cervelet. Au-delà des corps striés, plusieurs des fibres des pédoncules cérébraux s’inclinent d’arrière en avant et de dehors en dedans : se rapprochent les unes des autres sous la forme d’un cordon et s’unissent à celles du côté opposé pour former la com missure antérieure. Telle est aussi Forigine du c EPS calleux. Il est évidemment produit par les deux pédos ‘ ” cules dû cerveau , qui, après s’être épanouis pour for me les hémisphères, donnent un grand nombre de fibres qui se portent directement en dedans et s'unissent sur ‘la ligne médiane, celles d’un côté avec celles du cô opposé. Le mode de formation de la commissure rieure est analogue à celui de l? antérieure. La voûte à tr piliers, de substance blanche’, $e forme de bas en haut et d'avant en arrière. Ses piliers antérieurs naissent des

faisceaux fibreux qui proviennent des couches optiqiles ; | fa

ENCÉPHALE, Ya) escendent dans, les éminences mamillaires et s’y reourbent sur eux-mêmes. Ces faisceaux constituant alors »s piliers antérieurs, s’inclinent d’avant en arrière, unissent pour donner naissance à la voûte, puis s’écarent l’un de l’autre en arrière et descendent dans les bes moyens du cerveau. La cloison des ventricules est roduite par des lames médullaires qui se portent des iliers de la voûte à la face inférieure du corps calleux. édemann. )

La structure de la glande pinéale est peu connue; [, Gall R regarde comme un ganglion d’où naissent des prdons nerveux ou médullaires. M. Tiédemann est disosé à la considérer comme une commissure des deux uches optiques , fortifiée par un dépôt: de substance Les ventricules latéraux sont le produit du renverseent en dedans et en arrière des hémisphères, à l’époque räils sont encore membraneux. Ce renversement fait ué la pie-mère cérébrale se replie sur elle-même , d’où ssulte le plexus choroïde. (Tiedemann.)

La protubérance cérébrale est formée par une couche ssez épaisse et consistante , de substance blanche, évi-

emment composée de fibres transversales ; elle provient

es cordons moyens et latéraux qui entourent les fais-

aux, olivaires et pyramidaux de là moelle épinière, . co desquels ils s'unissent ensemble sur la ligne iédiane. Ces cordons moyens partent des corps rhomoïidaux et de la substance blanche du cervelet. à Les tubercules quadrijuméaux, formés, de substance iédullaire et de substance corticale, naissent principa- ‘ment de la moelle épinière et procèdent de ses faisceaux aoyens ou olivaires. La substance médullaire qu’ils conennent se compose des fibres ascendantes obliques de

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