‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 109 sur 529 · On considère comme des muscles particuliers toutes · texte numérisé non relu

On considère comme des muscles particuliers toutes

(1) Parmi les descriptions je citerai: Stenon, Elementorum myologiœ spécimen, Amsterdam , 1669. — Douglas, Myographiœ comparâtes spécimen, Leyde, 1729. — Garengeot , Myologie humaine et canine, Paris, 1728. — Albinus , Historia muscutorum hominis, Leyde, 1734. — Duverney , l'Art de disséquer méthodiquement les muscles du corps humain, Paris, 1749. — G.-F. Petersen, Griindliche Anweisung 211 der Zergliederung der Mushclndes menschlichen Kôrpers, Hambourg, 1765. — J. Innés, A short account ofthe tiuman muscles, Edimbourg , 1 1778. — J.-G. Walter , Myologisches Handbuch, Berlin, 1777. — Sandifort , Descriptio muscutorum hominis, Leyde , 1781 . — Gavard , Traité de myologie suivant la méthode de Desault, Paris, an VII. — Fleischmann, Antcitung zur Kcnntniss der Musketn des menschlichen Kôrpers,] Erlangue , i8n. — Les principales planches sont: G. Cowper, Myotomia reformata, Londres , 1724. — Myologie complète en couleur et de grandeur naturelle , Paris, 1746. — Albinus, Tabulœ sceleti et musculorum corporis humani, Leyde, 1747- — Duverney, Tabula: anatomicœ, 1748. — G.-G. Muller, XII Kupfertafelnwelchcdie meisten hleinen und zarten Musheln des menschlichen Kôrpers vorstellen, Erfurt, 1755. — J. Innés, Eight anatomical tables ofthe human body , containing the principal parts ofthe sheleton, muscles, etc., Edimbourg, 1776. — J- Bell , Engraving cxplaining theanatomy ofthe bones, muscles and joints, Londres, 1808. — Lewis, Vicws of the muscles ofthe human body, Londres, i8»Ov

les portions du système musculaire qu'on peut isoler les unes des autres sans couper aucune fibre. De cette manière on compte, dans l'état normal, deux c nt trente-huit muscles différens, dout six impairs, composés de deux moitiés qui se réunissent sur la ligne médiane, et deux cent trente- deux pairs, ce qui porte le nombre total des muscles à quatre cent soixante-dix.

La nomenclature des muscles n'est pas établie sur une base uniforme. Pendant long-temps on ne connut que la méthode fort incommode de désigner ces organes par des noms numériques. Mais il n'est pas moins inconvenant de fixer un principe unique pour la nomenclature myologique, et de convertir les dénominations des muscles en de véritables descriptions de leur situation et de leurs attaches , comme l'ont fait Dumas et Chaussier, car il résulte de là des noms extrêmement longs, très compliqués, et qui se ressemblent trop pour des muscles différens.

Les noms des muscles sont tirés principalement de leur mode d'action, de leurs attaches, de leur forme et de leur volume.

Les mêmes motifs pour lesquels j'ai débuté par la colonne vertébrale dans l'ostéologie m'ont également déterminé à décrire d'abord les muscles du tronc, puis ceux de la tête, et en dernier lieu ceux des membres.

Ces trois grandes divisions du corps sont ordinairement partagées, à cause du nombre considérable des muscles et de la différence des couches qu'ils forment, en un plus ou moins grand nombre de régions (regiones) , que les modernes ont beaucoup trop multipliées, car elles ont l'inconvénient de trop isoler les descriptions des différens muscles, et de faire méconnaître des analogies incontestables.

Une grande difficulté se présente lorsqu'il s'agit de décrire les muscles ; elle est relative a l'ordre qu'on doit adopter. Faut-il suivre l'ordre anatomique , qui ne s'occupe que de la situation , et de la manière dont les diverses couches se succèdent; ou l'ordre physiologique , qui est basé sur l'action , de sorte que des muscles qui doivent être considérés ensemble, pu immédiatement à la suite les uns des autres, d'après la

première méthode , sont éloignés les uns des autres , et rapprochés, au contraire, d'autres que l'ordre anatomique éloigne d'eux ?

Ainsi, par exemple, un nombre considérable des muscles qui meuvent les membres supérieurs font partie du dos, si l'on ne considère que leur situation, de sorte qu'en général on les rapporte à cette région. L'usage de ne considérer les muscles que d'après leur situation et l'ordre dans lequel ils se succèdent, peut être également justifié, en ce qu'il fournit l'image la plus exacte de tous les rapports , et qu'il permet de développer les diverses couches sous les yeux de l'élève. C'est donc cet ordre que j'adopterai , sauf toutefois la restriction indiquée précédemment (g 994 ).

SECTION PREMIÈRE

996. Les muscles du tronc se partagent en ceux qui meuvent les divers os du tronc et de la tête, et en ceux qui se rendent du tronc aux deux premières sections des membres supérieurs. Ces derniers, quoiqu'ils n'agissent point sur des os du tronc, méritent d'autant mieux d'être considérés ici, que plusieurs d'entre eux forment les couches extérieures des muscles situés sur le tronc, et couvrent les autres.

La meilleure manière de les classer consiste à en faire deux séries, comprenant , la première, les muscles postérieurs du tronc, ou ceux du dos et de la partie postérieure du cou; la seconde, les muscles antérieurs du tronc, ou ceux du basventre, de la poitrine et de la partie antérieure du cou.

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