GRAND DOHSAL
1000. Le grand dorsal , lombo- humerai , Ch. ( musculus lalissimus dorsi) , occupe la partie inférieure du dos , ou la région lombaire tout entière. Il a une forme triangulaire. Il naît du sommet des apophyses épineuses de quatre à huit vertèbres dorsales inférieures, de toutes celles des lombes et du sacrum , des apophyses transver?es du sacrum , où il se contin.ue avec le
IliiS MUSCLES DU DOS. 7<J
grand fessier, et de la lèvre externe de la partie moyenne de la crête iliaque, par un tendon qui s'élargit peu à peu de bas en haut, et qui finit par devenir très considérable; enfin, de la face externe des quatre côtes inférieures , près de leur extrémité antérieure , par quatre digitations plus charnues, entre lesquelles s'engagent les digitations inférieures du muscle oblique externe du bas-ventre. II s'attache , par un fort tendon , à la ligne âpre postérieure de l'humérus, immédiatement derrière sa petite tubérosilé, de manière qu'il forme la paroi externe du creux de l'aisselle. La partie moyenne de son bord supérieur couvre la partie inférieure de l'omoplate, et elle est ordinairement fortifiée, en cet endroit, par un gros faisceau qui naît de l'angle inférieur.
Le tendon du grand dorsal se contourne de bas en haut et d'arrière en avant sur le bord inférieur du muscle grand rond, avec lequel il est uni dans la plus grande partie do son étendue. Mais, vers l'extrémité, il s'en sépare, du moins très souvent, et l'on trouve entre eux une bourse muqueuse considérable. A l'endroit de son insertion, il s'unit ordinairement un peu avec le tendon du muscle grand pectoral. Vers l'extrémité interne , le bord inférieur de son tendon envoie une bandelette tendineuse à l'aponévrose brachiale. Une seconde se détache de sa fr/ce postérieure, pour aller gagner la petite tubérosité de l'humérus.
Le grand dorsal est Irès mince à sa partie moyenne, surtout en haut : mais il s'épaissit peu à peu de dedans en dehors, et finit par acquérir une épaisseur considérable. Ses fibres supérieures sont transversales , et les inférieures obliques. Celles-ci se redressent d'autant plus qu'elles naissent davantage en debors, et finissent par devenir presque perpendiculaires.
L'action de ce muscle s'étend principalement aux membres supérieurs, qu'il tire en bas et en arrière : de là, la dénomination obscène, mais très significative, d'aiiitersor ou d'aniscalptor, qu'on lui a donnée. Cependant il peut aussi, quand le membre supérieur est fixé, tirer les côtes auxquelles il s'attache en haut et en dehors , de sorte qu'il agit toutes les fois que la respiration se trouve très gênée. Eulin, il peut,
80 ANATOMIB SPECIALE.
daus la même circonstance, mouvoir le tronc lui-même sur le membre supérieur, et le soulever ou le fléchir.
îooi. Il n'est pas très rare, et ce cas s'observe à peu près une t'ois sur trente , que , de la partie supérieure du grand dorsal, au-devant du coraco-brachial , se détache un faisceau charnu ou tendineux qui va gagner la face postérieure du tendon du grand pectoral , et qui s'y attache. Cette disposition particulière, qui se rencontre, à l'état normal, dans la taupe et les oiseaux, fait que les vaisseaux et les nerfs brachiaux sont très sujets à être comprimés ( 1). Quelquefois aussi, mais plus rarement , on observe un prolongement analogue qui se porte à l'apophyse eoracoïde de l'omoplate , où il se confond avec l'extrémité supérieure du muscle coraco-brachial (2).
ARTICLE IL