I. SACRO-SPINAL
1018. Le sacro-spinal , le plus volumineux de tous ces muscles, occupe la plus grande partie de la longueur de la colonne vertébrale. Il remplit presque entièrement la gouttière creusée
entre les apophyses épineuses des vertèbres d'une part, les apophyses transverses et les côtes de l'autre, et se divise en deux ventres qui sont réunis en bas , dans une étendue considérable. Le ventre externe porte le nom de muscle sacro-lombaire ( musculus sacro-lombalis ) et l'interne celui de long du dos ( musculus longissimus dorsi ).
Le ventre commun, qui a une épaisseur très considérable, naît de la partie postérieure , supérieure et interne de la crête iliaque , des apophyses obliques supérieures et des apophyses épineuses du sacrum, des ligamens sacro-iliaques postérieurs, où il se confond avec le grand fessier, des apophyses épineuses de toutes les vertèbres lombaires, ou seulement des quatre inférieures , et en outre de chaque vertèbre lombaire par deux courtes digitations , dont l'externe s'attache à presque toute la largeur de l'apophyse transverse, et l'interne à l'apophyse accessoire ( processus accessorius ) de cette dernière. Sa partie externe est charnue. L'interne est tendineuse dans toute son épaisseur, inférieurement, mais seulement à la surface, supérieurement. Le tendon est très fort, et fendu, surtout dans l'eudroit où il provient des apophyses épineuses des vertèbres lombaires.
Ce ventre commun s'étend jusqu'à la douzième côte, où il se divise pour former les deux muscles qui viennent d'être désignés. Ceux-ci s'amincissent peu à peu de bas en haut, et se partagent en un nombre considérable de bandelettes.
Le muscle long du dos s'attache, i° par douze bandelettes , dont la longueur diminue beaucoup de bas en haut, aux extrémités des apophyses transverses des vertèbres du dos ; 2° plus en dehors , par sept ou huit larges prolongemens plus courts, plus faibles, et moins séparés les uns des autres, à la face postérieure et lisse du col des côtes inférieures correspondantes.
Le sacro - lombaire reçoit dans son trajet plusieurs faisceaux de renforcement qu'on peut considérer comme autant d'origines. Ces faisceaux naissent, par des fibres tendineuses, de l'angle des douze côtes.* Ils ont une forme alongée, deviennent d'autant plus longs et plus minces qu'ils sont plus supérieurs, &t se portent un peu en liant et au dehors. Ainsi
né de tous ces points , le muscle s'attache , par treize bandelettes, dont la longueur diminue graduellement de haut en bas, i° au bord inférieur de l'angle des dix ou onze côtes inférieures, et au bord supérieur de l'angle de la première ou des deux supérieures, tout près de la tubérosité; 2° par la treizième languette, qui est la plus supérieure, à l'apophyse transverse de la dernière vertèbre cervicale.
Les deux ventres étendent le tronc, l'empêchent de se renverser en avant, l'inclinent en arrière et un peu de côté, et tirent les côtes en bas.