BXTEKSEDR PROPRE DO DOIGT INDICATEUR
11 44» U extenseur propre du doigt indicateur, cubito-susphalangettien de l'index, Ch. (musculus indicator, s. indicatorius , s. indicis extensor, s. abductor) , égale à peu près le précédent en volume. II naît, immédiatement au-dessous de lui, par deux languettes, du troisième quart de la face antérieure du cubitus, et dégénère, vers la partie inférieure de l'avant-bras, en un fort tendon, qui, couvert par celui de l'extenseur commun des doigts, traverse avec lui la troisième coulisse du ligament dorsal du carpe, au-dessous de la bandelette tendineuse que ce dernier muscle envoie au doigt indicateur, se porte ensuite plus en dedans que celte bandelette, et s'attache à la base de la première phalange du doigt, en se confondant avec elle.
Il étend le doigt indicateur, et le rapproche un peu du troisième.
n45. Quelquefois il est digastrique et interrompu dans son trajet par un long tendon (1).
Ce muscle offre plusieurs anomalies qui sont du plus haut intérêt; elles consistent dans sa multiplication plus ou moins complète, et dans la formation d'un extenseur propre du doigt médius.
Le premier degré de cette anomalie est la scission de son tendon en deux languettes qui se rendent toutes deux au second doigt (2) , ou celle de son ventre en deux parties, dont
(1) Rosenmiiller , loc. cit., p. 6.
(2) C'est ce que j'ai vu plusieurs fois.
les tendons se réunissent avant d'arriver a ce doigt (i), ou enfin l'existence de deux ventres tout-à-fait distincts et de volume ordinaire, dont l'un provient du radius (2).
L'anomalie est plus complète quand une des languettes du tendon ne se rend pas au doigt indicateur, mais à celui du milieu (3).
Quelquefois on trouve un petit muscle , tout-à-fait séparé , qui naît de la partie inférieure de la face externe du radius et du ligament dorsal du carpe, mais s'attache à la première phalange de l'indicateur (4). Cette variété n'est qu'un développement plus complet du cas dans lequel le muscle naît par deux têtes.
Vient ensuite le cas dans lequel on rencontre un extenseur propre du doigt médius ; ce muscle est toujours plus petit que l'extenseur propre du doigt indicateur, et naît plus ou moins bas au-dessous de lui. Cette conformation s'éloigne le moins possible de l'état normal quand le nouveau muscle provient du cubitus (5), mais quelquefois il tire son origine du radius (6) ou du ligament dorsal du carpe (7).
Le plus haut degré de l'anomalie consiste en ce que, indépendamment de l'extenseur propre du doigt indicateur, on en trouve un pour le doigt médius, qui se partage en deux tendons, dont l'un s'attache à l'os métacarpien de l'index, et l'autre à celui du doigt du milieu (8).
Enfin , j'ai yu , dans un cas , un petit tendon qui s'étendait de cet extenseur propre du doigt médius à la base de la première phalange du doigt indicateur.
Toutes ces anomalies sont remarquables sous deux rapports: i° comme répétition de la conformation normale des membres inférieurs, puisqu'elles représentent le court extenseur com-
(1) Albinus , p. 458. — Heymann , p. f3'.'.
(2) Gantzer, p. 14.
(3) Albinus, p. 468. — Peitsch, Syltogc obs. anal.
(4) Albinus, Ann. acad., t. IV, ch. vu — Heymann, p. 12.
(5) C'est ce que j'ai vu plusieurs fois.
(6) Je l'ai vu une fois.
(7) Brugnone , toc. cit., p. 1C8.
(8) Brugnone , Ibid,
mua des^ orteils , et cela d'autant plus parfaitement que les muscles surnuméraires naissent plus bas ; 20 comme analogie avec les animaux, car chez plusieurs singes le tendon de l'extenseur propre de l'index fournit une languette au doigt médius, et chez d'autres, par exemple le simia appella, on trouve un extenseur propre du doigt indicateur (1).
II. MUSCLES DE LA FACE INTEBNE DE L'AV ANT-BRAS. 1. PETIT PALMAIRE, PALMAIRE CUTANÉ, ET APONÉVROSE PALMAIRE.
1146. Le petit palmaire, épitrochlo-palmaire , Ch. (musculus pahnaris longus) , muscle mince et alongé . naît, immédiatement au-dessous du précédent, et plus en arrière que lui , de la partie supérieure de la face antérieure du condyle interne de l'humérus. Il se porte directement avant et en bas, et dégénère, au milieu de l'avant-bras , en un tendon large et mince , qui est très rapproché de la peau. Cependant ce tendon est couvert par l'aponévrose anti-brachiale, dans la plus grande partie de sa longueur, et ce n'est qu'en bas qu'il passe au-dessus d'elle. A son extrémité inférieure , il se partage en deux faisceaux : l'un antérieur, plus court, par le moyen duquel il s'attache à l'extrémité postérieure de l'abducteur du pouce; l'autre postérieure, beaucoup plus considérable , qu'on appelle aponévrose palmaire [aponeurosis palmaris). Cette aponévrose est plus mince que le tendon, mais beaucoup plus large, et triangulaire. Elle s'élargit peu à peu d'arrière en avant, de telle sorte que, par son bord antérieur, elle correspond aux quatre doigts qui suivent le pouce. Elle s'amincit aussi peu à peu d'arrière en avant, et ses fibres laissent, de distance en distance, des intervalles entre elles.
De même que le tendon dont elle est l'expansion, elle se compose essentiellement de fibres longitudinales. Cependant son bord antérieur est formé de fibres transversales , couchées sur les précédentes.
Elle couvre la plupart des muscles de la paume de la main, à l'exception de ceux du pouce et du petit doigt.
(1) Meckel, Beytràgc zur vergleichendon Anatomic, t. II, cah. 1.
DES MUSCLES DES MEMBRES Slll'ÉlU ELRS. 1^5
A son bord interne s'attache, dans la moitié supérieure de sa longueur , le muscle palmaire cutané ( musculus palmaris brevis), qui est composé de fibres transversales. Ce muscle, dont le bord interne provient de la peau, sert à tendre l'aponévrose en dehors.
1147. Le grand palmaire manque très souvent. Quelquefois il est remplacé par un tendon du fléchisseur des doigts (1). Dans d'autres circonstances, au contraire, il est beaucoup plus développé que de coutume , plus mince à la vérité, mais fort large, et il descend presque jusque dans la paume de la main (2). Ce rudiment d'un muscle particulier qui s'étend quelquefois de l'apophyse coronoïde du cubitus au ligament palmaire du carpe, est remarquable surtout en ce qu'il constitue une analogie avec les singes (5).