‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 241 sur 529 · LONG EXTENSEUR PHOPBB DU GflOS ORTEIL · texte numérisé non relu

LONG EXTENSEUR PHOPBB DU GflOS ORTEIL

1254- Le long extenseur propre du gros orteil , péronéo-susphalangettien du pouce, Ch. {musculus extensor hallucis proprius longus), muscle mince et demi-penniforme, naît, par des fibres charnues , des deux tiers inférieurs de la face interne du péroné, et de la face antérieure du ligament interosseux. Il reçoit aussi, inférieurement , quelques fibres de la face externe du tibia.

Ses faisceaux s'attachent a un tendon qui marche le long du bord antérieur du muscle, en augmentant peu à peu de largeur, passe à Iravcrs une coulisse particulière du ligament

>) Brngnone , toc. cit. — C'est ce que j'ai observé plusieurs Ibis.

croisé du dos du pied, se porte en dedans et en devant, sur le tarse, le long de son bord interne, et va se fixer à la l'ace supérieure de la phalange unguéalc du premier orteil.

Sur le dos de l'articulation tibio-larsienne, le tendon de ce muscle est enfermé dans une gaîne muqueuse.

Il relève le premier orteil tout entier.

1255. Ce muscle est souvent plus ou moins complètement double. Dans ce cas, on en trouve quelquefois un autre moins volumiaeux, qui naît, plus en dehors, du péroné et de la face antérieure du ligament interosseux, va gagner le gros orteil, et s'unit au tendon de l'autre muscle, ou s'attache au premier os du métatarse, ou enfin se perd dans le tissu cellulaire. Quelquefois, et ce cas est le plus commun , il se détache a la jambe "même, du bord interne du tendon normal, un autre tendon plus petit, qui s'insère au côté tibial des deu phalanges. Ces anomalies sont importantes, en ce qu'elles as similcnt la conformation du long extenseur propre du gros orteil à celle de l'extenseur propre du pouce; de même que, d'un autre côté, l'absence du court extenseur du pouce, ou sa fusion avec le grand, rapproche la conformation de la main de celle du pied.

7). TIBIAL ANTKBJECU.

1256. Le libial ou jambier antérieur, tibio-sus-larsien , Ch. (musculus tibialis, s. tibiaeus anticus , s. catence musculus, s. hippicus), le plus fort des trois muscles antérieurs de la jambe, naît immédiatement à côté du long péronicr, et couvert en cet endroit par un large tendon qui se répand sur sa face antérieure, de la face inférieure de la partie externe de la tête du tibia, et, plus bas, de la face externe de cet os, jusqu'à la hauteur de son tiers inférieur, de sorte que peu à peu ses fibres proviennent seulement de la partie la plus postérieure de celte face , et même du bord interne. En même temps il en reçoit, dans tout son trajet, qui tirent leur origine du périoste. Toutes ces fibres, qui marchent obliquement en devant, s'attachent à un tendon antérieur, qui n'est libre que dans une très pelite partie de sa longueur en bas, mais qui s'étend, dans l'intérieur du muscle, jusque bien au-delà de

son milieu. Ce tendon, qui est très fort, descend oblique-^ ment en dedans, passe sur la face antérieure de Parliculation tibio-tarsienne, se range au bord interne du pied, où il est retenu par une bandelette ligamenteuse, oblique de haut en bas et d'avant en arrière, qui s'étend du scaphoïde au premier cunéiforme, et va enfin s'attacher, par deux courtes languettes, à la partie interne de la face inférieure du grand cunéiforme, ainsi qu'A la base de l'os métatarsien du gros orteil.

Vis-à-vis de l'articulation du pied, son tendon est renfermé dans une gaîne muqueuse.

Il élève le pied, et le fait tourner sur son axe, de manière que sa plante regarde en dedans, et son bord interne en haut.

Il correspond aux muscles radiaux de la main.

ARTICLE V

1207. Les muscles du pied naissent du tarse et du métatarse, et s'attachent tous aux phalanges des orteils. Ils sont situés sur le dos du pied, à sa plante, à son bord externe et à son bord interne. Les uns appartiennent en commun à plusieurs orteils; d'autres sont propres exclusivement à certains de ces appendices, surtout an gros et au petit. Ces derniers ne sont que des répétitions de ceux qui se partagent entre plusieurs orteils.

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