‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 248 sur 529 · DU CORPS · texte numérisé non relu

DU CORPS

1276. Les muscles des diverses régions du corps ont déjà été comparés les uns avec les autres suivant toutes les directions, dans la description que j'ai faite de chacun d'eux en particulier. Ils confirment aussi la loi d'après laquelle une analogie plus marquée existe entre les moitiés inférieure et supérieure du corps qu'entre les antérieure et postérieure. En effet, d'un côté, on observe que beaucoup de muscles qui se succèdent de haut en bas sont des répétitions les uns des autres, ce qui est surtout évident pour ceux qu'on trouve, soit entre les vertèbres, soit entre ces os et la tête : de l'autre, les muscles des membres se correspondent de la manière la plus manifeste, et les différences qu'ils présentent dépendent principalement, comme celles qui régnent entre les os et les ligamens, de la plus grande solidité des membres inférieurs, et de la plus grande mobilité des supérieurs , soit qu'on les considère en totalité et dans leurs rapports avec le tronc, soit qu'on les envisage dans leurs détails, et qu'on ait égard aux rapports de leurs diverses parties entre elles. Il arrive fréquemment qu'une disposition anormale des muscles appartenant aux deux membres rend l'analogie qui existe entre eux plus parfaite et plus palpable encore qu'elle n'a coutume de l'être , et, si je ne me trompe, les muscles sont de tous les systèmes organiques, celui dans lequel on rencontre le plus souvent de ces anomalies dans la configuration qui fondent une ressemblance plus sensible qu'à l'ordinaire entre la face antérieure et la face postérieure du corps, tout aussi bien qu'entre sa moitié supérieure et sa moitié inférieure.

A cet égard , on peut rappeler qu'il arrive souvent de rencontrer un muscle sternal antérieur, qui établit une analogie entre l'homme et les animaux, et dont l'existence est si remarquable sous l'un et l'autre rapport; qu'il n'est pas rare non plus detrouver une courte tête au biceps brachial, au court extenseur du doigt médius, etc. De même aussi on voit souvent les muscles des membres inférieurs imiter ceux des membres su-

périeurs. Cependant ceux-ci me paraissent plus sujets que les premiers à offrir des anomalies assimilatrices dans leur configuration, ce qui tient probablement à une loi générale, dont le système vasculairé nous fournira amplement la confirmation, et qui veut que les vices de conformation soient plus fréqùens dans les membres pelviens que dans les membres pectoraux.

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