‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 260 sur 529 · I. CONFIGUHATI0N · texte numérisé non relu

I. CONFIGUHATI0N

1295. La forme du cœur est celle d'un cône ou d'une pyramide irrégulière. On y distingue une base (basis), qui est large et épaisse , et un sommet [apex), qui est en général mousse et bifurqué; deux faces, l'une supérieure et antérieure, concave, l'autre inférieure et postérieure, plus petite et aplatie; deux bords, l'un postérieur, épais et mousse, l'autre antérieur, plus petit, plus court, mince et tranchai?*.

La base du cœur est formée , à proprement parler, par la portion de cet organe qui a des connexions immédiates avec les veines; on peut donc lui donner le nom de portion veineuse du cœur (pars cordis venosa). Cependant on appelle généralement base du cœur, la région supérieure de la portion artérielle. La portion veineuse se compose des deux oreillettes. Elle est séparée de la suivante par un sillon considérable, nommé sillon de la base, sillon auriculo-ventriculaire ou sillon circulaire (sulcus bascos, s. atrio-ventricularis, s. circulons). Elle a la forme d'un carré long, et elle est plus large que haute.

La portion suivante, celle qui est située au devant du sillon auriculo-ventriculaire, a des connexions immédiates avec les gros troncs artériels. On peut donc l'appeler portion artérieuse du cœur (pars arteriosa cordis). Elle est formée par les deux ventricules. Elle se termine par un sommet émoussé, ordinairement garni d'une échancrure plus ou moins sensible. Celle échancrure est quelquefois très considérable.

Le sillon longitudinal (sulcus cordis longiludinalis superior et inferior) règne sur chacune des deux faces du cœur, depuis sa base jusqu'à son sommet , et par conséquent dans le sens de sa longueur. Ces deux sillons logent les principales bran-

CONSIDERATIONS GÉNÉRALES SUR LE COEUR. a5l

ches dos vaisseaux nourriciers de l'organe ; ils communiquent ensemble , du côté de la base , par une gouttière , qui descend perpendiculairement entre les deux oreillettes, et, au sommet, par la dépression qu'on remarque en cet endroit. Ils marquent le trajet de la cloison tendue dans l'intérieur même du cœur (septum cordis ).

1294. La cloison traverse aussi bien la portion veineuse du cœur, ou les oreillettes, que sa portion artérieuse, ou les ventricules. Elle sépare complètement l'une de l'autre les deux parties homonymes, et divise par conséquent le cœur en deux moitiés, l'une antérieure ou droite, l'autre postérieure ou gauche. La partie qui passe entre les oreillettes porte le nom de cloison des oreillettes (septum atriorutn) , et celle qui marché entre les ventricules a reçu celui de cloison des ventricules (septum ventriculorum). La moitié droite du cœur est appelée cœur pulmonaire (corpulmonalé), parce qu'elle donne naissance à l'artère pulmonaire, ou cœur du sang noir , à cause de la teinte du sang qu'elle contient; la gauche est nommée cœur aortiquet( cor aorticum) , parce qu'elle produit l'aorte, ou cœur du sang rouge, à cause de la couleur du fluide qui y coule. On emploie aussi quelquefois les dénominations moins convenables de premier ventricule pour désigner l'antérieur, et de second ventricule pour indiquer le postérieur.

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