VENTRICULE DROIT
1 3o 5. Le ventricule droit, antérieur ou pulmonaire [ventricu lus anlerior, s. dexter, s. pultnonalis), se compose fie deux parlies, l'une inférieure, et l'autre supérieure , qui sont séparées l'une de l'autre par la partie supérieure de la val vide veineuse. La première correspond immédiatement à l'oreillette droite, et la seconde à l'artère pulmonaire. Les parois de celte dernière sont plus minces que celles de l'aulre. Elle se termine par une ex-
(i) Wollf, De oripeio vente coronarite mà'giitB: dans Acl. Pcirojt, 1777, p. ili^-z^y.
trémité conique , qui dépasse le ventricule gauche et la cloison du cœur en haut ou en arrière. C'est de cette partie que naît t'artère pulmonaire.
La paroi interne ou postérieure, formée par la cloison du cœur, est un peu convexe. L'antérieure l'est davantage. La paroi postérieure est plus lisse que l'antérieure, dans sa portion supérieure, et très souvent elle l'est parfaitement au-dessous de l'ouverture artérielle. En général le réseau formé par les faisceaux musculaires saillans est beaucoup plus compliqué vers le sommet que vers la base.
La partie la plus mince de la paroi antérieure du ventricule pulmonaire se trouve en haut, près de la cloison, et la partie la plus épaisse en bas , également au voisinage de la cloison. Lorsque le cœur est fort, et qu'il n'a pas éprouvé une distension très considérable, son épaisseur surpasse ordinairement deux lignes dans ce dernier point, tandis qu'elle ne s'élève généralement pas jusque là dans le second. Souvent les deux parties ont à peine une ligne d'épaisseur paçtout, même dans des cœurs qui ne sont ni très distendus ni petits.
La quantité de sang que le ventricule droit renferme après la mort varie entre une once et demie et trois onces.
i5o6. La valvule veineuse du ventricule droit naît de tout le pourtour de son orifice veineux. On la nomme triglochine ou tricuspide (valvula triglochis, tricuspis), parce que, quoiqu'elle l'orme une membrane unique, elle a cependani plus de hauteur dans trois points que dans les courts intervalles qui les séparent , d'où résultent trois languettes.
Parmi ces languettes , l'une, qui est la plus considérable de toutes, naît de la partie externe et antérieure de la circonférence de l'orifice veineux. Les deux autres, plus petites, tirent leur origine de bipartie interne et postérieure de celte même circonférence, l'une au-dessus de l'autre , de sorte, par conséquent, qu'il y a une languette externe, et deux internes, l'une supérieure, la seconde inférieure.
Ces deux dernières sont séparées l'une de l'autre par une échancrure moins profonde que celles qui existent entre elles et l'externe. Il serait donc plus exact de n'admettre que deux