‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 278 sur 529 · OREILLETTE GAUCHE · texte numérisé non relu

OREILLETTE GAUCHE

1307. L 'oreillette gauche, postérieure ou pulmonaire [atrium sinistrurn , s. posterius, s. venarum pulmonalium, s. aorticum), a la forme d'un carré long, et beaucoup plus de largeur que de hauteur.

Elle est séparée, en bas et en arrière, du ventricule droit par le sillon circulaire, à droite et en haut, de l'oreillette droite, par un enfoncement analogue. En outre, l'artère pulmonaire, l'aorte et la veine cave supérieure se trouvent, en haut et en dehors, entre elle et l'oreillette droite, de sorte qu'on n'aperçoit que la partie la plus externe de son exl rémité gauche et supérieure.

De son angle supérieur et gauche s'élève un appendice

auriculaire (auriada sinistra) considérable, qui se porte en devant, à gauche et en haut, immédiatement derrière l'artère pulmonaire, en s'écarlant beaucoup du reste de l'oreillette. Cet appendice, plus étroit, plus long, et au total plus grand que celui de l'oreillette droite, est circonscrit par des bords plus dentelés. Il se recourbe trois ou quatre fois, et se termine enfin par un sommet pointu , au-dessous et au-devant de l'artère pulmonaire.

La paroi postérieure de l'a partie inférieure, appelée sinus de l'oreillette {sinus venarum pulmonalium), reçoit, dans l'endroit où celle-ci se continue avéc les parois latérales, les quatre veines pulmonaires, deux de chaque côté, l'une supérieure, plus grosse, et l'autre inférieure, plus petite. Les deux veines du même côté s'abouchent immédiatement l'une audessus de l'autre , tandis que celles des deux côtés opposés laissent entre elles la largeur entière de l'oreillette, en sorte que les deux paires occupent toute la hauteur de la paroi postérieure.

Les parois de l'oreillette entière sont musculeuses, et formées principalement de fibres transversales. Elles sont lisses, à l'exception de l'appendice. On observe, dans toute la longueur de ce dernier, une série antérieure et une série postérieure de faisceaux transverses très saillans, réunis par d'autres plus petits et obliques, qui marchent entre deux bandelettes longitudinales, situées l'une à droite, l'autre à gauche.

La paroi antérieure, qui est formée par la cloison des oreillettes, offre des inégalités d'un autre genre, aussi bien que la face postérieure de la cloison. Là, en effet, on remarque une valvule demi-circulaire constante, et seulement plus ou moins développée. Cette valvule part du bord supérieur du point transparent qui correspond à la fosse ovale de l'oreillette droite (§ i3o4). Elle est tournée de droite à gauche et de bas en haut. Son bord inférieur est convexe et adhérent, et son bord supérieur libre dans une étendue plus ou moins considérable. Quelquefois il n'existe à sa place qu'un simple petit renflement.

Cette valvule fait saillie derrière la cloison inter-auriculaire. Elle s'attache, par son bord intérieur, à la face postérieure de

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