‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 298 sur 529 · G. BRANCHES POSTÉRIEURES · texte numérisé non relu

G. BRANCHES POSTÉRIEURES

i353. Les branches postérieures de la carotide externe sont les artères occipitale et auriculaire postérieure.

i. Artère occipitale.

i 554< \? artère occipitale (arteria occipitalis), branche considérable, mais cependant presque toujours plus petite que les trois antérieures, naît ordinairement vis-à-vis de la linguale ou de la faciale; rarement, ou même jamais, plus bas ou plus haut qu'elles. Il est très rare qu'elle provienne de la carotide interne. Située à. une grande profondeur, elle se dirige en haut et en arrière, fournit souvent, presque aussitôt après sa naissance, des ramifications destinées au ventre postérieur du muscle digastrique de la mâchoire inférieure , puis un rameau descendant qui se jette dans le muscle sterno-cléido-mastoïdien et les glandes lymphatiques supérieures du cou, donne plus haut, en partie ou en totalité, l'artère pharyngienne ascendante, s'enfonce ensuite profondément entre l'apophyse transversc de la première vertèbre du cou et l'apophyse mastoïde du temporal, continue de se porter en arrière, en passant sous le muscle petit complexus , prend alors une direction horizontale, envoie des rameaux à l'extrémité supérieure du sterno-cléido-mastoïdien, au petit complexus , au transversale du cou, aux petits droits postérieur et latéral de la tête, et monte ensuite sur l'occipital, couverte par la partie supérieure des splénius, ;'i laquelle elle donne des artériolt s. Prenant alors le nom d' artère occipitale superficielle ou sous cutanée, elle marche immédiatement sous la peau, collée lou-

jours à l'os, jusqu'au sommet de la tête, et se termine par un large réseau d'anastomoses, que ses rameaux forment tant entre eux qu'avec ceux de la frontale, de la temporale superficielle et de l'artère homonyme du côté opposé.

A l'endroit où l'artère occipitale quitte l'espace compris entre l'apophyse transverse delà première vertèbre cervicale et l'apophyse mastoïde , pour passer sur le muscle oblique supérieur de la tête, elle donne toujours un rameau profond ou descendant. Ce rameau étant quelquefois très considérable, et presque aussi gros que la continuation du tronc, on peut alors admettre que l'artère se partage sur ce point en profonde et en superficielle. Dans ce cas, il descend jusqu'au milieu du dos, entre les muscles splénius, complexus, digastrique cervical et transversaire de la nuque. Mais quelquefois aussi il est très petit, et se perd dans les petits muscles postérieurs de la tête. Il s'anastomose plusieurs fois avec i'artère vertébrale et avec les rameaux cervicaux de la thyroïdienne inférieure.

De l'artère occipitale superficielle naissent constamment une ou plusieurs ramifications qui pénètrent dans le crâne, à travers les trous mastoïdiens, plus rarement par le grand trou occipital ou le trou déchiré, et qui s'y distribuent à la partie postérieure et inférieure de la dure- mère. On les désigne sous le nom artères méningées postérieures (arteriœ meningeœ posteriores ab occipitali. )

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