VEINE CORONAIRE STOMACHIQUE
1628. La veine coronaire stomachique (vena coronaria ventriculi superior ) correspond à l'artère du même nom. C'est la plus petite des trois branches. Elle se jette de gauche à droite et de haut en bas dans le tronc de la veine porte, derrière la portion pylorique de l'estomac. La constance de sa séparation d'avec les deux autres veines paraît être la cause pour laquelle il arrive assez souvent à l'artère cœliaque de se diviser en plusieurs troncs.
(j) Ces cas sont extrêmement rares. Je n'en connais que quatre exemples, parmi lesquels il n'y en a même que deux qui soient authentiques. Lieutaud en cite un du premier genre , d'après Bauhin (Hist. anat, mcd., t. I , p. 190) , et Huber en rapporte un autre ( Obs. anat., p. 34) ; mais on est dans le doute de savoir s'il ne s'agit pas du tronc des veines hépatiques , ce qui est même vraisemblable. Les exemples authentiques ont été décrits par Abernethy ( Pli. tri 1793 , P. I, p. 5g-65 ) et Lawrence {Mcdr ch. tr., vol. V, p. 174). Ces anomalies sont fort importantes pour l'histoire de la sécrétion biliaire, de même que pour la théorie du rôle primitif de la veine porte, et parce qu'elles établissent une analogie avec les animaux sans vertèbres.