‹ Manuel d'anatomie générale, descriptive et pathologique [electronic resource] (volume 2)Chapitre 444 sur 529 · DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU BAS-VENTUE · texte numérisé non relu

DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU BAS-VENTUE

supérieure de ce dernier organe, qui se réunissent à ceux de l'ovaire, suivent le trajet des vaisseaux spermatiques , et se terminent dans les glandes lombaires , comme font aussi ceux qui leur correspondent chez l'homme.

1687. Parmi les lymphatiques des voies urinaires , ceux de la vessie se rendent aux glandes pelviennes internes.

Ceux des uretères se jettent dans les glandes pelviennes externes et lombaires , et s'anastomosent avec ceux de la vessie et des reins.

Ceux des reins naissent de la face externe et de la partie interne de ces organes. Les premiers, ou les superficiels, se réunissent avec les seconds, ou les profonds , soit immédiatement, soit après avoir formé plusieurs petits troncs. Le premier cas a lieu surtout pour les internes, et le second pour ceux qui naissent du reste de la surface des reins.

Les troncs formés par la réunion des lymphatiques profonds, sortent de la scissure rénale, accompagnant les vaisseaux rénaux, s'anastomosent fréquemment avec ceux des parties génitales et des capsules surrénales, et se jettent dans les glandes lombaires. On en voit quelquefois plusieurs s'ouvrir dans le canal thoracique.

Ceux des capsules surrénales se réunissent, les uns avec" ceux des reins, les autres avec ceux du foie , de la rate et du canal intestinal.

î. LYMPHATIQUES DES ORGANES DIGESTIFS.

1688. Les lymphatiques des organes digestifs se partagent en ceux du canal intestinal , ceux de l'estomac et des épiploons, ceux du foie, ceux de la rate et ceux du pancréas. On leur donne aussi le nom de vaisseaux lactés ou chyiifères, à cause du fluide qu'ils charrient à l'époque de la digestion. Cependant, si l'on excepte tout au plus les dernières branches , il ne faut pas faire de différence entre les lymphatiques qui ramènent le chyle de la cavité intestinale, et ceux qui prennent la lymphe dans la substance de l'organe, puisque les deux fluides suivent exactement les mômes voies.

a. Lymphatiques du canal intestinal.

1689. Les lymphatiques du canal intestinal (1) sont, comme les glandes (§ 1649), bien plus multipliés dans l'intestin grêle que dans le gros intestin ; ils le sont plus aussi dans le duodé-i num et le jéjunum que dans l'iléon. On peut les distinguer en superficiels et profonds.

Les superficiels naissent du péritoine , entre celte membrane et la tunique musculeuse, et de cette dernière elle-même. Ils marchent dans le sens de la longueur de l'intestin , et s'anastomosent fréquemment ensemble , tant en ha^ut qu'en bas.

Les profonds prennent paissance dans la tunique vasculaire et villeuse , reçoivent principalement les radicules qui absorbent le chyle, suivent une direction transversale, entourent le canal intestinal en manière d'anneaux, et s'anastomosent avec les superficiels , tant sur l'intestin qu'entre les feuillets du. mésentère. Tous, se réunissent en petits troncs, qui, au nombre de deux, trois ou quatre, marchent entre les feuillets du. mésentère, en suivant le trajet des vaisseaux intestinaux, traversent les séries des glandes mésentériques, grossissent peu. à peu, chemin faisant, mais deviennent moins nombreux dans la même proportion, s'anastomosent , au voisinage du pancréas, avec les lymphatiques de cet organe, de la rate et du. foie, et concourent, avec ces derniers, à former l'une des grandes racines du canal thoracique. Il n'y a que les lymphatiques du colon descendant qui ne se réunissent point avec les. autres pour produire des petits troncs; ils se jettent très bas dans les glandes lombaires et sacrées.

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